Avec seulement une recrue officialisée, Alan Kérouédan, et aucun départ depuis le coup d’envoi du mercato, le GF38 vit un début d’intersaison des plus calme. Une situation qui s’explique au regard d’un contexte incertain autour des futurs droits TV de la Ligue 1.

Une Ligue 1 frileuse

Directeur général du GF38, Max Marty avouait lors de sa récente audition devant le Sénat que pour la première fois depuis longtemps, aucun club de Ligue 1 n’avait fait d’offre pour un de ses joueurs. Alors que Grenoble doit vendre cet été – pour environ 2 millions d’euros pour être serein selon nos informations – cela ne se bouscule pas au portillon pour le moment. En tout cas pas au niveau des sommes espérées pour certains éléments « bankable » (Joseph, Sbaï, Meissa Ba…). Le GF38 pâtit de la frilosité d’un marché particulièrement prudent, alors que les droits TV n’ont toujours pas été attribués et que la somme espérée par Vincent Labrune et la LFP il y a quelques mois sera quelque soit l’issue finale loin d’être atteinte.

Pas de folie de salaire pour l’instant

L’absence de départs ralentit nécessairement les arrivées, à l’exception d’un Alan Kérouédan arrivé libre et avec un salaire très abordable à l’échelle grenobloise. Le GF38 ne fera pas non plus de folieet des recrues à haut salaire (mais toujours dans le cadre du « salary cap ») qui ne seront enrôlées qu’une fois que le club saura précisément sur quels droits TV il va pouvoir compter pour les cinq prochaines années. Pour le dire simplement : on ne dépensera pas un sous que l’on a pas du côté du GF, quitte à revoir les objectifs et le budget à la baisse si les nouvelles des droits TV étaient mauvaises.  

Pour rappel, si les droits TV de la Ligue 2 ont été attribués (39 millions), les clubs de Ligue 2 touchent un % du montant total, moins les divers frais. C’est donc bien les droits générés par la Ligue 1 qui vont compter. Doublement donc pour Grenoble : pour pouvoir vendre au meilleur prix possible quelques éléments (à moins de trouver preneur à l’étranger) et pour disposer d’une masse salariale globale qui permettre de recruter les 2-3 gros renforts offensifs attendus.

D’ici là au GF38 on va devoir faire comme un peu partout ailleurs en France : patienter.  

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