Membre du conseil d’administration de la LFP, où il est l’un des deux représentants de la Ligue 2, le manager général du GF38 a été reçu par le Sénat la semaine dernière dans le cadre de la mission d’information sur l’intervention des fonds d’investissement dans le football français. Morceaux choisis.

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La création de la société commerciale avec l’arrivée de CVC

« Les clubs de L2 étaient en difficulté du fait de l’arrêt définitif du championnat. Mais si on regarde en pourcentage par rapport à nos budgets, moins en difficulté que la L1. On avait des actionnaires ou des capitaux propres, une capacité d’adaptation bien supérieure à la L1. La L2 a voté  plus par solidarité que par intérêt même si elle a récupéré quelques millions d’euros. Certains présidents de Ligue 2 voulaient plus d’argent mais personne n’a voulu faire capoter le deal. »

Ce qui est attendu aujourd’hui par la Ligue 2

« Aujourd’hui on attend plus du partenariat avec CVC en L2 mais on ne parle pas d’argent. On voudrait qu’ils révolutionnent le football comme certains le font avec la Formule 1, avec la NBA. On voudrait que les entraîneurs aient des micros, que les séances de causerie soient filmées… Donner une plus belle image du foot. On attend une ouverture médiatique sur tout ce que l’on fait de bien. Il faut redonner du sens aux choses, rendre l’argent du foot un peu plus intelligent. »

L’inquiétude autour des droits TV

« Oui je suis inquiet mais quand il y a des coups durs, on baisse un peu son train de vie et on cherche des perspectives. On risque d’avoir une ou deux années difficiles, mais la création de la chaîne nous donnera de la liberté pour l’avenir pour ne pas recréer cette situation de blocage. Je n’ai pas la compétence pour savoir si les chiffres proposés sont les bons, si 25€ hors taxe c’est trop cher pour une chaine. La Ligue nous a expliqué pourquoi on aurait 2 millions d’abonnés rapidement. Je suis plus sur ce sujet un spectateur attentif qu’un sachant. »

Une période crise actuellement ?

« On n’est pas encore dans une période crise. On a été dans une grande période de crise après l’arrêt des championnats. Maintenant on est dans une période de difficultés où il faut que tout le monde s’aide. Mais en sachant qu’à un moment il faudra rendre, que rien n’est gratuit. Si on devait arriver à une période de crise, je pense qu’il faudrait être plus raisonnable sur nos objectifs financiers et nos budgets. »

La situation au GF38

« Aujourd’hui on subit un préjudice. C’est la 1ère fois où je n’ai aucune proposition pour mes joueurs d’un club de L1. Donc on est impacté par ce blocage de situation. Depuis de nombreux mois la Ligue travaille sur une chaîne qui pourrait être mise en place. Ce n’est pas quelque chose de virtuel. Cela peut se déclencher très vite. Mais le bon sens veut que cela se fasse après le dernier moment. Il faut donner la chance d’une unité le plus longtemps possible. Cette chaîne est une sécurité pour les clubs de Ligue 1 parce que c’est mieux que rien. Si c’est pour avoir 250 millions autant faire sa propre chaîne.

Un club comme le mien avec un patron français, originaire du territoire est automatiquement précautionneux. On ne va pas dépenser l’argent qu’on aura demain. Les deux trois joueurs qu’on doit prendre à la limite de notre salary cap, on espère les prendre une fois que les droits TV seront déterminés. Les autres sont sous notre salary cap. C’est pour ça que le marché est fermé. »

Une future « Ligue 3 »

« Un championnat national professionnel est indispensable pour l’avenir du football. Dans 10 ou 15 ans on va s’en bouffer les doigts. Avec 18 clubs en L1 et en L2 on n’irrigue plu suffisamment. L’intérêt des plus grands clubs c’est que la formation française continue et continue d’être parmi les meilleures. Pour que les plus grands clubs restent des plus grands clubs, il faut que la nation travaille bien. »

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