Le choix est d’importance. Le GF38 va nommer au cours des prochains jours l’architecte d’un nouveau cycle qui doit conduire le club alpin à devenir un prétendant régulier au premier tiers du championnat de Ligue 2. Décryptage du processus capital pour le futur grenoblois.

Un profil ciblé

Les dirigeants du GF38 se sont d’abord attelés depuis l’éviction de Vincent Hognon à définir le profil de celui qui doit devenir le capitaine du navire pour au moins les deux prochaines saisons.

« Quelqu’un qui est capable de nous assurer le maintien le plus vite possible », entame Max Marty, conscient qu’aujourd’hui le GF38 reste un club qui va d’abord devoir batailler pour conserver sa place dans la « super L2 » à 18 équipes. « Mais aussi quelqu’un qui a déjà joué des montées, qui a entraîné des gros clubs de Ligue 2, qui est capable de faire progresser le club en amenant de la rigueur, du caractère. Un compétiteur. »

Parallèlement, compte tenu de la politique de recrutement de joueurs à potentiel – le défenseur turc Efe Sarikaya étant un exemple très représentatif – Grenoble souhaite enrôler un technicien « capable de mettre en place des structures pour faire progresser des jeunes joueurs avec le staff en place. Vu l’âge moyen de notre effectif, on a besoin d’un entraîneur qui sait faire jouer les jeunes, qui sait les faire progresser. Qui est dans une méthodologie pour ça. »

Grenoble ne rentrera par ailleurs pas « dans un bras de fer » avec un autre club pour un coach déjà sous contrat. Ce sera donc soit un entraîneur déjà libre, soit un entraîneur dont le club actuel ne s’opposera pas à un départ (gratuitement).

Un processus précis de sélection

C’est le processus habituel pour chaque choix d’entraîneur au GF38, à l’exception notable de Laurent Peyrelade, arrivé dans des circonstances exceptionnelles et pour un mandat très court. Max Marty et son équipe ont établi une liste d’une demi-douzaines de noms par rapport au profil recherché évoqué précédemment et qu’ils considèrent « compatibles avec le club ».

Les candidats sont ensuite présentés lors d’entretiens individuels  à Stéphane Rosnoblet à qui appartient la décision finale. « Il faut faire confiance à un président qui est un chef d’entreprise, qui a une vision de son club très claire et qui sait où il veut aller. Il fait son choix par rapport à la façon dont il a perçu les gens sur les 2-3 heures d’entretien qu’on a pu avoir et sur les petites fiches faites sur le passé de ces entraîneurs. On a un président qui ne se mêle pas des choses du foot, des compositions d’équipe. Par contre sur les sujets humains, sur les sujets RH, c’est quelqu’un de très averti. »  

Une décision rapide

Alors que les entretiens ont déjà débuté et se termine(ront) cette semaine, la décision devrait être prise d’ici la fin de la semaine. Car il faudra derrière bâtir l’effectif, notamment devant où des mouvements sont attendus.

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