Très bien parti après avoir engrangé 6 points lors des deux derniers matchs, le GF38 doit encore finir le travail pour assurer son maintien en Ligue 2. S’il est faible – ses 39 points actuels pourraient d’ailleurs très bien suffire – le risque d’échec existe. Tâchons de détailler en quoi.

Un calendrier compliqué

« Sur le papier ». Grenoble va jouer 3 équipes du Top 6 et un Amiens sur courant alternatif qui peut passer au travers tout comme être irrésistible sur un match.

Le GF38 réussit particulièrement peu contre les équipes qui le devancent largement au classement à l’image des derniers matchs contre Auxerre, Toulouse, Sochaux, Nîmes, Dijon ou encore Caen tous conclus par une défaite. Seule la victoire à Pau embellit ce constat face à un adversaire diminué et avec des décisions arbitrales favorables.

Méfiance donc. Les Isérois pourraient terminer l’année sans prendre de points face au Havre, Amiens, Ajaccio et au Paris FC. « Moi je veux prendre des points à tous les matchs » a pourtant indiqué Vincent Hognon, qui estime qu’à part Toulouse, « et encore à la 75ème minute il y avait 0-0 », personne n’est imprenable dans ce championnat.

Un avis qui a du sens, Grenoble n’a jamais été totalement baladé dans ses défaites depuis la présence sur le banc de VH, mais qui se heurte au froid constat des chiffres… pour le moment.

La tête et les jambes

Le deuxième risque est physique. L’infirmerie est pleine jusqu’en fin de saison et pourrait accueillir un nouveau membre, Bamba, incertain pour le déplacement à l’heure où nous écrivons ces quelques lignes. « Et aucun blessé ne reviendra d’ici la fin du championnat » a précisé Hognon.

Certains joueurs commencent également à tirer la langue avec l’enchaînement des matchs, à l’image de Jeno et Michel et les solutions concrètes de remplacement sur tout un match ne sont pas légions. D’ailleurs l’entraîneur dauphinois avait reproduit exactement la même équipe entre Dunkerque et Valenciennes. Belmonte, de Iriondo, Bunjaku se sont vus offrir quelques minutes de jeu pour faire souffler les titulaires mais ne semblent pas être des solutions pour plus que ces quelques instants.

Il faudra en tout cas éviter trop de pépins d’ici la fin. La Ligue 2 est un marathon et il serait dommage de s’écrouler à quelques encablures de la ligne d’arrivée.

Mentalement le risque est lui inverse. Résumons le en un mot : « relâchement ». Les Grenoblois ne vont-il pas se voir trop beau ou tout simplement avoir besoin de décompresser après les deux derniers matchs qui ont été lourds en pression. « Je reste attentif, c’est mon travail d’éviter ça » a réagi VH qui a également complété « qu’il était très dur de se remettre dedans après un relâchement… Donc autant ne pas en avoir un ».

Des prestations qui restent moyennes

Les résultats sont là, l’efficacité offensive avec. L’état d’esprit est très correct depuis deux matchs. En revanche la qualité laisse parfois à désirer, avec beaucoup de déchet lors des deux derniers matchs. Cela peut en partie s’expliquer par une prise de risque avec davantage de verticalité. Hognon a toutefois concédé que techniquement le match face au VAFC avait été mauvais et qu’il fallait réagir à ce niveau là.

Si les éléments ont souri à Grenoble face à des équipes mal classées et en plein doute, cela ne sera pas forcément le cas lors des semaines qui viennent. Il faudra faire plus, dans les duels, dans la qualité des transmissions, dans les efforts pour se rendre disponible et fournir des solutions de passe…

Aujourd’hui, sans s’enflammer, les Grenoblois se sont mis en position très favorable pour se maintenir. Mais il reste quelques petits points à grapiller pour s’éviter une mauvaise surprise et des ultimes matchs très tendus.

 

 

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