Vincent Hognon : analyse d’une première « confinée »

Vincent Hognon : analyse d’une première « confinée »

Vincent Hognon n’a finalement pas honoré sa première présence sur le banc du GF38 lors de la réception de l’AJ Auxerre, ce samedi 8 janvier 2022. La faute à la COVID, qui a obligé le technicien à suivre la rencontre de sa chambre d’hôtel. Malgré la distance, il a toutefois pu imposer « sa patte », dans la limite des éléments à sa disposition, pour ce premier rendez-vous.

Une première confiné

Une première… de devant sa télé. Sans doute pas les débuts officiels qu’espérai0t le technicien. Qui a malgré tout pu échanger avec joueurs et staff le jour du match. Il a ainsi pu tenir sa causerie d’avant-match via zoom comme l’a expliqué Franck Bambock à l’issue du match. Les choix sportifs (la composition bien évidemment mais aussi les changements en cours de rencontre) ont tous été de son fait puisqu’il était en contact avec son staff durant les 90 minutes. On imagine malgré tout que la frustration a dû être grande pour l’ancien coach de Metz. Surtout vu la prestation de son équipe et quelques erreurs d’arbitrage qui ont dû le faire bouillir.

Les premiers choix

Si Hognon n’était pas physiquement présent samedi, il l’a été tout au long de la semaine pour préparer son équipe en amont et opérer des premiers choix. Si Anthony Belmonte a lui aussi été écarté au dernier moment à cause du Covid, il n’était de toute façon pas programmé pour débuter le match.
Le cas Manu Perez, qui était encore annoncé forfait le vendredi matin lors de la conf’ d’avant-match est lui aussi particulier. Au final il n’y a donc pas eu tant de « choix » à faire que ça au niveau des hommes, compte tenu des autres absents (Monfray, Anani, Diallo, Néry, Straalman…).
Le principal a été la titularisation de Gersbach plutôt que celle d’Abdallah au poste de latéral gauche. A un degré moindre on notera également celle de Cissé aux côtés de Bambock. Pour le reste, Hognon a fait avec les joueurs à disposition, la plupart des choix s’imposant de facto à lui.

Le système de jeu

Il l’avait sous-entendu, VH est revenu à un système à 4 défenseurs. Sans doute par affinité personnelle mais aussi parce que les absences de Monfray, Straalman et Néry réduisaient à néant les possibilités de défense à 3, l’expérience Bambock n’ayant pas été spécialement concluante à Toulouse.
Grenoble a évolué principalement dans un 4231 séduisant sur le papier, avec des latéraux en capacité d’être des pistons actifs et des excentrés « intérieurs » pouvant leur laisser le champ libre sur les côtés et ainsi épauler Henen dans l’axe. Nous verrons dans un article dédié que l’attractivité de ce schéma est restée aux vestiaires ce samedi.
Là aussi il faut tenir compte des absents mais le système à 4 derrière (que ce soit en 433 ou 4231) nous semble bien partie pour se réinstaller sur la durée. L’animation offensive sera dépendante de l’utilisation de Ngando et du profil de la recrue offensive que le GF38 n’en finit plus d’attendre. Difficile de tirer de grands enseignements de cette première

Le coaching

Seuls 4 joueurs sont entrés en jeu mais Perez était peut être estimé trop juste samedi alors que de faire rentrer un DC (Goteni) n’était pas utile.
Grenoble a changé deux éléments dès la 66ème minute : Abdallah qui a remplacé un transparent Correa et Jeno qui a pris la place de Florian Michel. Grenoble a alors souvent joué à 5 au milieu avec un Gaspar plus haut et un Jeno dans une position plus reculée que le n°10 isérois.
Kokhreidze et Boissy ne sont entrés qu’à 10 minutes de la fin pour remplacer deux joueurs offensifs, Ravet et Henen. Pas de risques particulier pris donc.
Là aussi difficile de tirer de grands enseignements. Avec davantage de profondeur de banc, Hognon aurait pu procéder à des changements plus rapidement.

Le comportement sur le banc

Nous aurions aimé faire un retour sur le comportement du nouvel entraîneur grenoblois sur son banc. Il faudra encore attendre un peu avant d’analyser son caractère en bord de pelouse !

 

En conclusion le regard porté sur la première du nouvel entraîneur du GF38 est forcément biaisé. Pas temps par son absence physique ce samedi – il a pu préparer le match en amont et apporter ses décisions lors du match – que par les absences qui ont forcément pesé. Le GF38 de Vincent Hognon ne sera pas le même dans 2 ou 3 semaines que samedi dernier. Ce qui impactera nécessairement ses compositions, ses schémas tactiques et son coaching. Et si quelques grands axes se sont dessinés samedi (défense à 4, 2 sentinelles, attaquant axial aimant la profondeur), il manque encore trop d’éléments pour se faire une idée du tableau complet.

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