Vendredi 13 : le jour où la chance doit tourner

Vendredi 13 : le jour où la chance doit tourner

Les footballeurs grenoblois se rendent à Niort ce vendredi, pour le compte de la 7ème journée de Ligue 2. Après un premier mois et demi de compétition très insatisfaisant sur le plan comptable, l’objectif est clair : enfin signer cette première victoire qui permettrait d’enfin lancer leur saison.

Réussite, chance, efficacité : peu importe le nom qu’on veut lui donner, un constat s’impose : le GF38 en a manqué durant la première phase du championnat. Un montant touché, un dernier geste raté, un but offert à l’adversaire… Les prestations iséroises ont toujours souffert jusque là de ce(s) petit(s) détail(s) signifiants. Philippe Hinschberger aime le rappeler, et on est plutôt d’accord avec lui : seul le match face à l’AC Ajaccio fut véritablement mauvais. Pour le reste les coéquipiers de Brice Maubleu ont souvent fait jeu égal, se sont créés des opportunités… Sans jamais être véritablement récompensés de leurs efforts du point de vue comptable.

Les plus superstitieux, ou joueurs, d’entre-vous n’auront pas manqué de constater la date du match chez les Chamois : vendredi 13. Un jour où le rapport à la « chance » est particulier. Dans le cas du GF38, clairement en déficit jusque là, on veut y voir un signal positif. Mais comme la réussite « ça se provoque » selon l’expression consacrée, on va tout de même compléter notre ressenti par d’autres arguments qu’une date dans le calendrier.

Un nouveau départ

Le mercato a été une période compliquée à gérer. Le départ de Youssouf M’Changama à Guingamp n’en a été que la partie visible. Plusieurs joueurs grenoblois ont été sollicités cet été, certains ont clairement fait part de leur envie de départ… non satisfaite. D’où une ambiance de travail pas vraiment idéale.
Le ressenti de certains n’est évidemment pas effacé aujourd’hui d’un coup de baguette magique. Mais, pour au moins 4 mois (jusqu’au mercato hivernal), tout le monde se trouve aujourd’hui dans le même bateau. Bateau, pas galère. Pas encore galère. Et personne n’a d’intérêt à ce que cela en devienne une. C’est presque un nouveau départ auquel nous avons droit. Comptons sur le professionnalisme de tous pour que l’unique préoccupation redevienne défendre les couleurs du GF38.

Jérôme Mombris, l’œil qui pétille

Pour rester dans l’humain, dont il ne faut jamais négliger l’impact sur le résultat sportif, la présence du latéral gauche grenoblois en conf’ de presse ce jeudi a été rassurante. Mombris a envoyé des signaux positifs : bonne humeur, plaisir d’être là, aucun catastrophisme ou doute sur les capacités de son équipe. Après un premier mois et demi de compétition décevant (et toujours sans la moindre victoire), on ne traîne pas sa misère et on ne broie pas du noir à la Poterne. C’est le bon état d’esprit à mettre pour repartir de l’avant et cela démontre que l’ambiance au sein du groupe reste agréable.

Ambition et progrès

C’est bien beau l’humain mais il faut que cela s’accompagne de faits sur le terrain. Déjà, les Grenoblois ne se cachent pas : c’est objectif d’au moins une victoire lors des deux déplacements qui arrivent. Hinschberger a conscience qu’on avance pas avec des nuls et qu’il y a besoin de ce petit déclic psychologique. Le GF38 ira à Niort pour gagner, même s’il a conscience de la qualité d’un adversaire qui n’a plus perdu depuis la première journée de Ligue 2. Un adversaire qu’il a d’ailleursréussi à bien embêter en coupe de la Ligue. Et, en mettant un peu plus d’efficacité, les Isérois savent qu’ils ont quelque chose à aller chercher.
La mini-trêve, à défaut de récupérer les blessés longues durées (Nestor, Belmonte, Abou Demba et Kristinsson qui a rechuté avec un coup sur son gros orteil qui l’empêche de s’entrainer), a permis de recharger les batteries, physiques et mentales. Jessy Benet est cette fois-ci apte à démarrer et sa très bonne entrée en jeu face à Lens laisse entrevoir de belles promesses et un impacte forcément important sur le jeu de son équipe.
Seul Djitté fera défaut ce vendredi soir, suspendu après cumul de cartons jaunes. C’est peut être l’occasion de relancer Raspentino que l’on espère avide de revanche après son entame de saison manquée.
Offensivement le GF38 a affiché de vrais progrès lors de ses dernières sorties et la base défensive reste solide. Face à des adversaires plus de « leur calibre » (en estimant que Troyes, le Havre et Lens sont des candidats à la montée), les coéquipiers de Vandenabeele doivent en profiter au niveau comptable.

Ce vendredi 13 est un tournant. Un de plus. Souhaitons qu’ils mènent nos Grenoblois sur une voie plus heureuse. Une nouvelle soirée d’horreur, avant un déplacement « à 6 points » à Châteauroux, ne serait pas du meilleur effet…

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