Analyse de la rencontre de la 14e journée de National entre Béziers et le Grenoble Foot 38 avec ce que nous avons aimé (Good), ce que nous avons moins aimé (Bad), et le fait du match (Queen).




The Good

Les résultats de la soirée
Rodez qui s’incline pour la deuxième fois consécutive alors que les Aveyronnais n’avaient pas encore perdu de la saison, Cholet et Laval qui font nul comme Grenoble. Même le Red Star qui jouait à Boulogne en connaissant tous les résultats de ses concurrents n’a pas réussi à prendre trois points. Grenoble reste donc dans le bon wagon et reprend un point à Rodez sur ce week-end. Ça aurait pu être pire !

Une défense qui (r)assure
Deuxième défense du championnat, le GF 38 a terminé pour la cinquième fois de la saison en championnat un match sans prendre de but. Fernand Mayembo notamment est l’un des symboles de cette solidité défensive tant le Congolais impressionne depuis le début de la saison. Intraitable dans les duels, il est une véritable assurance tout-risque pour Brice Maubleu, aussi à son avantage contre Béziers. Et malgré les changements : Ugo Guégan a remplacé Selim Bengriba au coup d’envoi alors que le vétéran a pris la place de Vandenabeele à la mi-temps, la solidité est toujours bien présente. Très important quand on sait que l’année dernière deux des trois meilleures défenses du championnat étaient montées en Ligue 2.

Le calendrier
Après le match de Coupe de France contre Tarbes, il restera trois rencontres à Grenoble pour boucler cette année 2017. La réception de Chambly, un déplacement aux Herbiers puis Concarneau à domicile le 20 décembre prochain. Trois rencontres à la portée des hommes d’Olivier Guégan même si les Finistériens, qui viendront jouer le mercredi en Isère, n’auront pas disputé de matchs le week-end précédent. En terme comptable, on n’imagine pas le coach grenoblois tabler sur autre chose que 7 ou 9 points sur ces trois rencontres. Ce qui permettrait à Grenoble de terminer logiquement sur le podium cette première partie de saison.

The Bad

Grenoble doit apprendre à tuer ce genre de matchs
C’est peut-être la seule chose qu’il manque à ce GF : réussir à tuer les matchs. Comme contre le Red Star, contre Pau, cette rencontre face à Béziers va laisser des regrets aux Grenoblois. Pas parce qu’ils ont dominé outrageusement, loin de là, mais parce que quand on veut jouer les toutes premières places, c’est le genre de match où l’on se doit de prendre les trois points. Le terrain était difficile, les intentions de jeu de Béziers plutôt claires : on ferme derrière en espérant un contre, mais dans son temps-fort Grenoble n’a pas réussi à forcer le coffre-fort bittérois. C’est pourtant exactement ce qu’il faudra faire en deuxième partie de saison pour espérer monter en Ligue 2.

La non-rentrée de Gherardi
Le retour de Raphaël Gherardi sur les terrains était très attendu. Contre Échirolles, avec la réserve, il a signé son retour d’une action de grande classe. Et il est certainement le genre de joueur qui aurait pu amener un grain de folie dans un match aussi fermé que celui contre Béziers. La sortie prématurée d’Éric Vandenabeele a probablement changé la donne en cours de match mais on regrettera de ne pas avoir vu, même pour quelques minutes, un joueur décisif dans la course à la montée la saison passée.

The Queen

Grenoble n’a toujours pas trouvé la formule
On sent qu’il ne manque pas grand-chose. Quelques petits détails qui pourraient faire basculer tous ces matchs du côté grenoblois. Mais le turnover instauré par Olivier Guégan, logique au vu de la qualité du groupe dont il dispose, semble toucher du doigt ses limites. Individuellement par exemple, très peu de joueurs ont été capables de s’imposer notamment devant où Florian David et Edwin Maanane, entre autres, n’ont pas encore donné satisfaction. C’est pourquoi le retour de Gherardi et l’apport de Malek Chergui vont être scrutés avec la plus grande attention. Dans l’entrejeu, Elogo a montré de belles choses mais reste encore assez irrégulier. Finalement, seul Jessy Benet a redistribué les cartes dans l’entrejeu. Le groupe grenoblois est consistant, mais individuellement, la bonne formule n’a pas encore été trouvé par chacun des joueurs alors qu’ils en ont la qualité, et l’ont déjà prouvé.

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