Alors que le Grenoble Foot 38 va défier les Chamois Niortais sur leurs terres ce samedi, les discours se veulent résolument optimistes, malgré une entame de championnat inquiétante. Conviction que des jours meilleurs arrivent ou discours de façade ? Les coéquipiers de Maubleu ont 90 minutes pour donner des éléments de réponse.

Il y a du mieux depuis la première journée, mais dans notre retour du match nul contre Guingamp, nous refusions de parler de « bien » pour le moment, jugeant la prestation face aux Bretons encore loin de ce qu’on est en droit d’attendre de cette équipe, notamment sur le plan offensif.

Maurizio Jacobacci a livré lui ce vendredi un regard plus élogieux sur le match de ses joueurs à Gueugnon

Déjà la semaine précédente, le technicien italien avait expliqué l’importance de valoriser le positif pour insuffler à son équipe un peu plus de confiance. Prenons donc ce parti également. Si le « mieux » perdure à Niort, le bout du tunnel ne sera plus très loin.
Contre l’EAG, le GF38 a stoppé l’hémorragie. Maubleu a même passé une soirée relativement tranquille. Après avoir pris sept buts lors des 180 premières minutes de la saison, ce « blanchissage » est bon à prendre. Si individuellement les erreurs sont encore trop nombreuses, collectivement le bloc défensif s’est solidifié. Le retour de Charles Pickel n’y est sans doute pas étranger, grâce à son volume, son agressivité mais aussi de meilleurs automatismes avec ses coéquipiers de la défense.

A Niort, Grenoble cherchera sans nul doute à d’abord s’appuyer sur cette solidité pour continuer de se rassurer. On imagine même volontiers Jacobacci jouer avec un double pivot défensif Pickel – De Iriondo qui colle avec sa volonté de bloc bas.
Comme aiment à le rappeler certains joueurs, ne pas prendre de but c’est déjà s’assurer de ne pas perdre. Une vision guère romantique mais le pragmatisme simpliste est peut être la solution du moment pour repartir de l’avant.

Si Franck-Yves Bambock n’est pas encore du voyage, Grenoble a récupéré deux éléments supplémentaires (Jordy Gaspar et David Henen) alors que Joris Correa et Manuel De Iiriondo, auteurs d’une entrée intéressant la semaine passée, ont quelques jours supplémentaires d’entraînement collectif dans les jambes. Le visage grenoblois prend petit à petit la forme. Les options sont plus nombreuses pour le coach qui disposent de profils variés, notamment devant.
Charge à Jacobacci de placer ses attaquants dans de meilleures dispositions. La tactique « ave maria » pour Anani a montré ses limites. Grenoble reste la seule équipe à ne pas avoir marqué de but depuis le coup d’envoi du championnat.

De belles paroles à coucher sur un papier. Mais les promesses de lendemain meilleurs ne peuvent tenir indéfiniment face aux constats du temps présent. Soyons optimistes, soit. Mais cette demande doit s’accompagner désormais de bien meilleures raisons.

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