La lumière est venue de l’or en banc

La lumière est venue de l’or en banc

En difficulté, le Grenoble Foot 38 est pourtant revenu avec trois points de Marcel-Picot, confirmant que si la manière laissait parfois à désirer depuis quelques semaines, les résultats demeuraient eux excellents. La richesse et la profondeur de l’effectif alpin ne sont pas étrangers à cette réussite. Contre Nancy, la solution est ainsi une nouvelle fois venue du banc.

Jean-Louis Garcia remporte la première manche

On a beaucoup lu, entendu, y compris dans la bouche de Philippe Hinschberger, que les Grenoblois avaient été très mauvais pendant 45 minutes (voir un peu plus) ce samedi. C’est vrai.
Il nous a semblé, par contre, ce qui a été moins relevé, que cela avait été lié autant à la prestation de Nancy qu’à une contre-performance des partenaires de Salles.
Sans être flamboyante, avec d’ailleurs très peu de vraies occasions en sa faveur, l’ASNL, par un pressing haut constant, a considérablement gêné la relance grenobloise, en coupant les circuits courts et en obligeant à un jeu long plus compliqué, qui a conduit à beaucoup de perte de balles et d’interception.
Perez s’est pourtant souvent intégré au sein de sa défense, face au jeu. L’objectif : favoriser la relance en jeu court et écarter le bloc adverse avec des joueurs excentrés très… excentrés (même si finalement Diallo et Semedo se sont souvent balladés là où un Henen n’a quasiment jamais quitté son couloir après son entrée) et donc davantage d’espaces au cœur du jeu. A l’exception d’une séquence notable mal conclue, Grenoble n’a pourtant pas réussi à mettre en place grand chose d’intéressant et à se sortir de la pression adverse. Florian Michel n’a d’ailleurs touché que 20 ballons en 45 minutes.
En cette première période, le GF38 est uniquement parvenu à se montrer dangereux sur phases arrêtées, qui n’avaient d’ailleurs plus été aussi intéressantes (sur la quantité de situations générées) depuis un petit bout de temps.

Deuxième set et super tie-break pour Philippe Hinschberger

Sauf que Grenoble dispose cette saison d’options pour tout changer (ou presque) via une profondeur de banc très intéressante, notamment sur le plan offensif, et surtout des joueurs qui se montrent très impliqués même quand ils ne débutent pas. Ce dernier point fait toute la différence.
Devant il manquait tout de même ce samedi Achille Anani et Yoric Ravet. Excusez du peu. Cela n’a pas empêché Hinsch’ de sortir de son chapeau deux éléments qui ont fait totalement pencher la balance : Jessy Benet et David Henen.

Le technicien a d’ailleurs procédé à deux changements dès le retour des vestiaires (même si pour Nestor c’était à cause d’une petite gêne physique).
Jessy Benet a été décisif avec son pénalty et son coup-franc pour Djitté. Mais il a surtout apporté des options dans le cœur du jeu avec une faculté à jouer en une touche, à apporter davantage de rythme. En 45 minutes, il a touché deux fois plus de ballons (46) que Flomich. Vraiment pas le même poids sur le jeu de l’équipe.
Grenoble a rapidement trouvé plus de décalage, bénéficiant bien sûr aussi d’un coup de mou des Nancéens qui ne pouvaient pas apporter le même pressing sur 90 minutes. En revanche le GF38 a continué à pêcher dans le dernier geste, avec trop de mauvais choix et de déchet. On a en revanche apprécié la « patience » qui nous a semblé plus importante que sur certains matchs où Grenoble était mené. A 2-0 le match aurait été plié et on a vu des Isérois qui ne se sont jamais affolés. Un vrai bon point à nos yeux.
Henen n’a lui pas forcément touché beaucoup de ballon mais il a été très « propre » dans tout ce qu’il a fait (100% de passes réussies par exemple), collant à sa ligne… sauf pour faire une merveille d’appel pour provoquer le pénalty. Une course intelligente, un ballon dosé dans l’espace libre : les choses les plus simples sont parfois les plus difficiles à réaliser. Sur ce coup là, l’ensemble a été parfait.

Reste ce but de la victoire… Là aussi la réalisation technique est réussie, du coup-franc à l’extension acrobatique de Djitté (chapeau monsieur, après 90 minutes d’efforts). Mais c’est la force mentale de cette équipe qu’on va, encore, relever. Ce samedi, on s’y attendait presque tellement les Grenoblois se montrent exceptionnels de résilience cette saison.

Nous avons titré à l’issue du match que cette victoire était inespérée. Et bien nous avions tout faux. Car s’il y a bien une chose qui ne manque pas à ce GF38, symbolisé par ses trésors sortis du banc, c’est bien de l’Espoir.

  1. […] footballeurs du GF38 se sont arrachés pour aller chercher les trois points de la victoire (> notre analyse du match). Pas une première cette saison. Mais à quel point les protégés de Philippe Hinschberger ont […]

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