Sept mois et demi après les heurts survenus avant la rencontre de Ligue 2 entre le Grenoble Foot 38 et l’AS Saint-Étienne, l’Association nationale des supporters (ANS) s’est exprimée par voie de communiqué ce mercredi. L’organisme conteste le classement sans suite d’une plainte visant un policier et demande un examen indépendant des faits.
Les événements remontent à la mi-mars, en marge de la rencontre opposant les deux formations. De violents affrontements avaient alors éclaté entre groupes de supporters, faisant plusieurs blessés. Dans son communiqué, l’ANS réaffirme sa condamnation de ces affrontements, tout en focalisant son attention sur l’intervention des forces de l’ordre qui a suivi.
L’association pointe la situation d’un plaignant ayant fait état de blessures graves subies lors de l’opération de maintien de l’ordre : un coup de matraque au visage ayant entraîné un enfoncement de la boîte crânienne, 70 points de suture, plusieurs interventions chirurgicales et 21 jours d’interruption totale de travail (ITT).
La plainte déposée pour ces faits a été classée sans suite au mois d’août 2026. Une décision qui a poussé les conseils du plaignant à saisir le parquet général.
Des actions prévues dans les tribunes ce week-end
Pour l’Association nationale des supporters, l’objectif affiché est d’obtenir une instruction judiciaire complète sur l’action policière ce jour-là. L’instance souhaite que l’affaire puisse être examinée par la justice en toute indépendance.
Afin de relayer cette position, l’ANS annonce que des manifestations de soutien seront organisées dans plusieurs tribunes de grands stades français dès ce week-end.
Notre association condamne toutes les violences. Elles doivent recevoir le même traitement judiciaire individuel, quel qu’en soit l’auteur. https://t.co/mMtKnuWoto
— Asso.Nat.Supporters (@A_N_Supporters) October 28, 2026


