Auteur d’une première saison déjà réussie à Grenoble, le milieu de terrain peut encore franchir un cap cette année pour devenir un des leaders du GF38.
« Travail ». Tout au long de la préparation le mot a été sur toutes les lèvres. Théo Valls n’a pas échappé à la règle. « On travaille bien », « tout le monde a bien travaillé », « on continue encore à travailler »… Le milieu de terrain, en élève studieux, a bien compris l’intérêt de cette période. D’autant plus qu’il était arrivé en cours de saison l’an dernier. « C’est vrai que ça change. Physiquement j’étais déjà arrivé bien l’an passé mais faire toute une préparation avec le groupe, vivre des moments ensemble comme le stade, c’est encore autre chose. »
Les Grenoblois ont laissé apercevoir sur le terrain des premiers bien faits. « Mais on a conscience que la réalité des matchs amicaux n’est pas forcément celle du championnat », tempère Valls. « Cela reste bien d’emmagasiner de la confiance mais il n’y a pas eu d’enflammade. On sait qu’en prépa le degré de préparation des équipes est souvent différent, certaines peuvent arriver plus fatiguées par exemple. Et puis la pression, l’enjeu de la compétition la rendent aussi différente. Mais d’avoir des bases, d’avoir su jouer en équipe, que ce soit dans le travail défensif haut sur le terrain, d’avoir su jouer simple une fois en possession du ballon, de trouver des connexions, des combinaisons… en ayant été récompensé, cela nous a mis dans le bon sens avant le championnat. »
A titre personnel, l’ancien Nîmes a également marqué des points, déjà en se montrant décisif. « Les stats, ça dépend de plein de facteurs. Des fois on est au bon endroit mais on ne reçoit pas le ballon, des fois on tombe sur un gardien qui l’arrête, parfois on peut faire le mauvais choix aussi. Pendant la prépa’ ça a plutôt bien marché pour moi en effet mais ça part aussi de l’équipe, il ne faut jamais oublier le collectif. En tout cas c’est le jeu que j’apprécie (de pouvoir se projeter offensivement même quand le GF38 joue à deux sentinelles, ndlr). Ce sont des choses qu’on travaille lors des entraînements et il y a les choses qu’on voit en match : des fois j’aime bien pressé, pour la couverture cela dépend de si mon latéral monte. On essaie de s’adapter selon les faits de jeu. C’est le jeu qui va nous permettre, je pense, de faire de bonnes choses cette saison. »
Au-delà des aspects techniques, Théo Valls a aussi pris du grade cet été, portant notamment le brassard lors du match face à Bourg-Péronnas. Dans un groupe où on a déploré le manque de « caractère » en fin de saison dernière, il est l’un des joueurs qu’Oswald Tanchot a ciblé pour être un peu plus leader cette année. « C’est vrai que j’ai davantage l’habitude d’être « tranquille » sur le terrain et de montrer l’exemple par mon jeu. Sur ces matchs amicaux j’ai pris un peu plus la parole, j’ai essayé de guider les jeunes. Ce brassard m’a donné un peu plus de responsabilités on va dire. J’ai bien aimé, ça me plaît bien. Je pense qu’il faut que je continue comme ça, essayer de guider un peu les autres. J’ai de l’expérience donc autant essayer d’en faire profiter comme je peux. »
Le mot de son entraîneur Oswald Tanchot : « Sa préparation a été intéressante parce qu’elle a été progressive. Il est monté en régime progressivement. C’est un pro qui se connaît bien donc je pense qu’il a su digérer la charge au début qui est toujours très contraignante. C’est un joueur qui a beaucoup de volume, beaucoup d’engagement, qui a u QI foot élevé. C’est un joueur qui se bat, qui a du caractère dans le bon sens du terme. J’attendais qu’il me montre aussi des choses dans la communication, dans le leadership. Il a vraiment bien répondu aux attentes. Ce n’est pas quelqu’un qui va beaucoup parler mais c’est un gros compétiteur, qui met aussi de la bonne humeur. »



