La saison 2024-2025 de Ligue 2 BKT s’est achevée la semaine dernière à Annecy pour les hommes de Franck Rizzetto. L’occasion de revenir sur une saison à la fois prometteuse et décevante, marquée par une succession d’entraineurs sur le banc grenoblois.
Oswald Tanchot et la volonté de bâtir un projet dans la durée
Passé notamment par Le Havre, Amiens ou encore Sochaux, Oswald Tanchot avait décidé de relever un nouveau défi en s’engageant pour deux saisons au GF38. Se déclarant comme « un bâtisseur » lors de son arrivée, il correspondait au profil recherché par l’état-major grenoblois qui souhaitait enfin bâtir un projet dans la durée.
Après une préparation encourageante soldée par 4 victoires et 1 nul dont des succès contre des écuries de Ligue 1 (5-3 contre Saint-Etienne et 3-0 contre Auxerre), les Grenoblois parvenaient à empocher les trois points face à Laval. Un premier succès à domicile synonyme de dernière sous le maillot grenoblois pour l’emblématique capitaine Brice Maubleu qui rejoignait le Forez quelques jours plus tard. Un départ qui propulsait Mamadou Diop au sommet de la hiérarchie des gardiens grenoblois. Du haut de ses 2m04, le Mauritanien a su démontrer l’étendu de son talent tout au long de la saison en offrant des points précieux par ses nombreux arrêts.
Le nouveau cycle impulsé par la venue d’Oswald Tanchot laissait espérer une saison haletante aux supporters grenoblois. Au soir de la 9ème journée, le GF38 était même sur le podium du championnat après une victoire face à Metz (2-0). Auteur de 8 buts en 9 matchs, Pape Meissa Ba était le grand artisan de ce début de saison alpin, étant même le meilleur buteur de Ligue 2 jusqu’à son départ à Schalke 04 à la fin du mois de janvier. La « patte Tanchot » avait donc permis de retrouver un climat de travail plus sain dans les Alpes et une relation privilégiée avec les supporters.
Un hiver de tous les changements
Si le TGV grenoblois paraissait inarrêtable en ce début de saison, la machine s’est progressivement enraillée comme trop souvent ces dernières saisons. Ce passage à vide tant redouté par les supporters s’est progressivement instauré avec un bilan négatif en championnat sur le mois de novembre : 2 défaites et 1 nul. Les Grenoblois réussissaient tout de même à se défaire de Villefranche (N1) et Istres (N2) pour poursuivre l’aventure en Coupe de France. Une aventure de courte durée puisque le GF38 tombait au tour suivant sur la pelouse du futur demi-finaliste : l’AS Cannes (N2). Les hommes d’Oswald Tanchot ne parvenaient pas à redresser la barre avant la trêve hivernale en championnat avec des revers contre Amiens (0-2) puis le Red Star (1-3) synonyme de 12ème place au classement à l’issue de la 16ème journée.
Cette rencontre au Stade Bauer était d’ailleurs la dernière apparition du technicien mayennais sur le banc grenoblois. Un communiqué du club paru 4 jours plus tard annonçait « la mise à pied à titre conservatoire » de ce dernier. Oswald Tanchot quittait donc les Alpes seulement 5 mois après son arrivée. Un passage au club salué tout de même par les ultras grenoblois comme on pouvait le lire sur une banderole brandie en tribune Ouest : « Un passage bref mais apprécié des supporters. Bonne continuation coach ».
Pour remonter la pente en championnat, l’état-major grenoblois confiait la direction de l’équipe au staff en place sous la houlette de Frédéric Guéguen. Arrivé au club en 2020, l’ancien gardien de but grenoblois avait déjà assuré l’intérim lors de la mise à pied de Maurizio Jacobacci en 2021. Un choix payant puisqu’il parvenait à impulser une nouvelle dynamique durant le mois de janvier avec 3 victoires en autant de matchs. Des victoires obtenues en fin de rencontres à l’image de la réalisation de Jessy Benet contre Bastia (94ème minute) et d’Eddy Sylvestre contre Martigues (95ème minute). Ces résultats positifs coïncidaient avec la mise en place d’une défense à 5 dans laquelle l’apport offensif des pistons permettait d’apporter du danger sur le but adverse. Ce changement tactique profitait notamment à Xantippe et Delos, éléments forts de la seconde partie de championnat.
Franck Rizzetto, enfin le bon profil ?
Pour suppléer Frédéric Gueguen qui ne disposait pas encore des diplômes requis pour entrainer dans l’antichambre du foot français, le GF38 portait son choix sur Franck Rizzetto. L’ancien milieu offensif des années 90 connaissait sa première expérience de haut-niveau en tant que numéro 1 après avoir été l’adjoint de Michel Der Zakarian à Reims, Brest ou encore Montpellier. Le natif de Périgueux décidait de s’appuyer sur le travail de son adjoint (Frédéric Gueguen) en réitérant le système à 5 défenseurs qui avait porté ses fruits.
Malgré un début mitigé avec un bilan de 5 défaites, 3 victoires et 4 nuls sur ses 12 premiers matchs (1.08 points pat match), le technicien grenoblois a su convaincre la direction grenobloise sur la fin de saison. En effet, avec deux succès sur les trois derniers matchs, Franck Rizzetto a validé sa période d’essai avec la prolongation de son contrat qui le lie désormais au club alpin jusqu’en 2028.
Un bilan mitigé et une « patte Franck Rizzetto » discrète par moment qui laissent les supporters grenoblois dans l’attente d’une confirmation quant au fait que ce choix soit le bon. Une confirmation qui passera par un jeu procurant davantage d’émotions que celui proposé cette année comme évoqué par les ultras dans une banderole déployée lors du déplacement à Annecy : « Franck Rizzetto : les supporters comptent sur toi pour vibrer la saison prochaine ». Espérons que cela sera le cas afin d’attirer davantage de spectateurs dans un Stade des Alpes qui a eu du mal à se remplir cette année …




[…] fin de saison est souvent propice aux bilans. Après être revenu sur la prestation collective du GF38 cette année, il est désormais temps de s’intéresser aux performances individuelles des Grenoblois. A noter […]