Emmenez-nous jusqu’à la lune !

Emmenez-nous jusqu’à la lune !

Six matchs. Dont trois lors des huit prochains jours. Le programme du GF38 s’accélère et notre rythme cardiaque avec. Ce samedi, direction Dunkerque. Pour une étape d’un chemin qui pourrait permettre aux Grenoblois de jouer parmi les étoiles.

It was a very good year

Les nuits raccourcissent alors que le printemps, timidement, commence à poindre le bout de son nez. La saison de Ligue 2 vit pourtant , elle, son automne. Une cuvée 2020-2021 déjà à ranger dans les bons crus pour Grenoble. L’appellation « grand cru », reste elle à aller chercher.

Les coéquipiers de Jérôme Mombris ont noué ces derniers mois des liens étroits avec le Top 5, n’en sortant qu’à la défaveur de matchs reportés. Si la manière n’a pas toujours été au rendez-vous, Grenoble est parvenu à garder le cap. Cette très bonne année lui permet aujourd’hui de s’offrir un dernier mois de compétition passionnant.

Aussi bien Charles Pickel que Philippe Hinschberger ont préféré placer ce sprint final sous le signe de l’excitation plutôt que de l’appréhension. Ces moments rares et précieux, le GF38 veut les vivre pleinement. Sans calculs. Ces derniers ne lui réussissent de toute façon pas comme l’a confirmé le technicien alpin, qui aime à rappeler que dans le sport de haut niveau c’est toujours mieux de ne pas se poser trop de questions, surtout au moment de conclure.

The way you look tonight

Pour ce match chez une équipe revancharde, qui a besoin de points pour se donner un peu d’air au classement, les Grenoblois peuvent s’appuyer sur leur prestation face à Caen. « Un des meilleurs matchs à domicile de notre saison », a noté Hinschberger. Face aux Normands, le GF38 a affiché un visage offensif et plaisant (> notre analyse du match), bien loin de celui des dernières sorties au Stade des Alpes, qui avaient un fort goût d’inachevées. Le club dauphinois devra conserver cette apparence dans le Nord pour enchaîner avant un quadriptyque alléchant (Sochaux, Troyes, Clermont, Auxerre) qu’il faudra pourtant mettre de côté ce samedi soir. Pas question de garder des forces pour les combats à venir. « A la fin du match je serai « mort », j’espère que toute l’équipe le sera » a lancé avec détermination Charles Pickel.

Des mots forts. Ce GF38 a choisi sa voie. Elle n’a pas été sans regrets. Mais ils sont trop peu nombreux pour en faire aujourd’hui état. Les partenaires de Monfray ont fait ce qu’ils avaient à faire pour humer l’air des sommets et s’offrir le droit de rêver au crépuscule de cette saison. Ils l’ont fait à leur façon. Peuple grenoblois, à votre tour désormais de faire entendre votre Voix pour les accompagner lors de ces derniers pas…

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