Avant GF38 – Guingamp : éteindre les Breizh

Avant GF38 – Guingamp : éteindre les Breizh


Pour le compte de la 3ème journée de Ligue 2, le GF38 accueille, une nouvelle fois au stade Jean-Laville de Gueugnon, l’En Avant Guingamp. Après deux défaites de rang et surtout 7 buts encaissés pour aucun marqué, l’équipe de Maurizio Jacobacci doit réagir. Sil n’y a pas (encore) le feu à la maison grenobloise avec seulement deux journées disputées, il serait préférable de ne pas s’enfoncer dans une spirale de défaites pour pouvoir davantage travailler dans la sérénité.

On ne dira pas que tous les voyants sont au vert pour enfin se lancer dans cette Ligue 2 mais pour la première fois de la saison Grenoble pourra coucher les noms de 18 joueurs professionnels sur la feuille de match.

Respectivement légèrement touché et pas encore qualifié, Joris Correa et Manuel de Iriondo, les deux dernières recrues, ont été appelées dans le groupe. L’ancien attaquant de Chambly veut apporter sa pierre à l’édifice et, après ses 9 buts inscrits l’an dernier en Ligue 2, son apport ne sera pas de trop alors que le GF38 n’a pas encore débloqué son compteur but cette saison.

Mais LE retour que tout le monde a noté, c’est bien évidemment celui de Charles Pickel. Blessé dès le premier match de préparation face à Grasse cet été, le milieu de terrain suisse ne restera peut être pas encore très longtemps (> le point sur sa situation) mais la seule présence de ce compétiteur né et hors norme redonne au peuple bleu & blanc une dose supplémentaire de confiance. Jacobacci ne s’y est non plus pas trompé. S’il a parlé des qualités techniques de son joueur, il a aussi évoqué son « agressivité ». Une qualité qui a fait défaut depuis le coup d’envoi de la saison. Pickel par lui même mais aussi par sa capacité à entrainer ses coéquipiers derrière lui peut apporter ce supplément de grinta.

Le technicien italien a-t-il mis un petit peu d’eau dans son chianti ? Il a longuement évoqué ce vendredi deux points intéressants, qui dénotent un peu de sa communication habituelle : les aspects positifs du match à Auxerre qui ont été bien valorisés et qu’il a distillé à son groupe dans la semaine et la nécessité d’apporter sa touche progressivement, notamment sur le plan tactique, avec des joueurs qui intègreront ses principes de jeu à leur rythme. Un discours qui tranche un peu avec la sensation de « brutalité » qui nous semblait traîner autour des nouvelles méthodes de Jacobacci, très différentes, sur le fond et sur la forme, de celles de son prédécesseur. Il a souvent été question de confiance. Mais la confiance est aussi dépendante des résultats. Le coach le sait.

Et c’est là que se présente un Guingamp invaincu mais pas encore vainqueur non plus. Solide défensivement – avant le but de Robail samedi dernier Basilio n’avait plus encaissé de but depuis plus de 700 minutes – mais à la peine offensivement. Jacobacci, visiblement bien briefé sur un ancien de la maison, a toutefois évoqué la frappe de YMCA. Pierrot fait également son retour dans le groupe breton.

Sans faire injure à l’EAG, qui pourrait très bien être une belle surprise de la saison, le Paris FC et l’AJ Auxerre étaient eux des prétendants affichés à la montée en L1. La marche semble donc moins haute pour le patient grenoblois. Et ces Breizh et leurs éventuelles velléités devront être éteints promptement ce samedi à Gueugnon.
Pour qu’un tourbillon de défaites ne vienne pas souffler sur d’autres braises qui pourraient, à force, bien finir par s’embraser.

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