Hervé Milazzo : « Grenoble, les plus beaux moments dans ma carrière »

Hervé Milazzo : « Grenoble, les plus beaux moments dans ma carrière »

Il y a quelques jours, on pouvait voir tourner sur les réseaux sociaux une photo de Max Marty, le manager général du Grenoble Foot 38, en compagnie d’Hervé Milazzo, joueur historique du club et désormais entraîneur de l’ASC Biesheim, club alsacien de N3, qui participera pour la première fois de son histoire aux 32èmes de finale de la coupe de France, début janvier prochain. L’occasion était donc belle de prendre quelques nouvelles d’une des idoles de la Finet.




Le GF38 et Hervé, une longue histoire d’amour qui perdure malgré les ans et la distance. « Je n’ai malheureusement pas l’opportunité de regarder les matchs de Grenoble (nous lui avions demandé ce qu’il pensait de ses « successeurs » défenseurs centraux actuels, ndlr) mais c’est systématiquement le premier résultat que je consulte. Grenoble, c’est les plus beaux moments de ma carrière. C’est aussi la ville où mon fils est né et j’y ai développé une relation particulière avec les supporters. »

C’est donc avec grand plaisir qu’il a pu croiser Max Marty à l’occasion du tirage des 32e de la coupe de France. « Nous n’étions pas dans le même chapeau malheureusement mais, à titre personnel, ce serait un rêve de pouvoir jouer contre le GF38 ou de faire un match au Stade des Alpes« .

Des souvenirs de Coupe de France sous le maillot grenoblois, Hervé en a des tas. « Il y a forcément notre épopée 2000-2001, qui était à l’époque un parcours historique pour le GF38 (à égalité avec 1953 où Grenoble était également parvenu en quart, ndlr), conclue par une défaite frustrante contre Troyes (2-4, buts de David et Debrosse contre des réalisations de Boutal, Goussé, Djukic et Niang). Mais aussi quand on a sorti le Sochaux de Frau et Pedretti, qui était alors en Ligue 1, deux saisons plus tard. »

Cette année encore, à défaut d’une confrontation directe, le sort lui fait un petit clin d’œil. « On a en effet éliminé Lyon Duchère, un des adversaires du GF en championnat. Pour l’occasion j’ai pu avoir Hakim Aibeche (entraîneur de la réserve grenobloise et ancien du FC Mulhouse) au téléphone qui m’a donné quelques infos avant le match. »

L’importance d’être constant

Mais Milazzo, dans le cœur des Grenoblois, c’est aussi le retour en National du GF. Des très bons mais aussi quelques très mauvais souvenirs. Lors de sa première saison en Isère, l’équipe est promue mais réalise un excellent parcours jusqu’à disputer une « finale » à Angers lors de la dernière journée. La donne est simple : si le GF gagne, il accèdera en Ligue 2. Tout autre résultat permettra à Angers de monter. Devant plus de 15 000 spectateurs, le GF38 ouvre le score, puis touche le poteau. Dans les dernières minutes, le SCO égalise. Les Alpins auront une dernière opportunité de reprendre l’avantage mais le ballon est repoussé sur sa ligne par un défenseur local. L’année suivante, Grenoble survole son championnat pour accéder à la L2.
« C’est forcément des souvenirs très forts, notamment la première année et ce match couperet à Angers, malgré la déception au bout, qui reste dans toutes les têtes et qui nous a servi la saison suivante. »

Quand on lui demande quelles furent les clés de la réussite dans ce championnat National, les réponses du défenseur ressemblent furieusement à celles d’Olivier Guégan aujourd’hui. Sans doute pas une simple coïncidence. « Pour moi, le plus important, c’est la gestion des moments fragiles. Quand on monte, on réalise forcément à un moment de la saison des grosses séries mais il y a aussi nécessairement des moments où l’équipe tourne moins bien, pour plein de facteurs différents. C’est dans ces moments là qu’il faut réussir à faire le dos rond et à prendre des points. Avec Grenoble, on n’a jamais perdu deux fois d’affilée, c’est cette constance là qui est la clé d’une montée en L2 pour moi (l’année de sa montée en L2 le GF38 perd effectivement à 5 reprises mais jamais consécutivement, ndlr). »

Pour l’instant les Grenoblois sont sur de bonnes bases. Puissent-ils continuer à suivre l’exemple de leurs glorieux aînés.

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