Sorti du banc, il a inscrit deux buts, dont celui de la victoire, en prolongation, lors du tour précédent face à Saint-Baldoph. A quelques jours du match de gala face à Thiers, l’attaquant en forme de l’ASIEG Romain Apete se confie. L’occasion de découvrir un joueur discret en dehors des terrains mais diablement efficace dès qu’il est sur le pré.




Du fait de son nom, l’Association Sportive Italienne Européenne de Grenoble, est souvent cataloguée, par ceux qui la suivent de loin, comme le club des « italo-grenoblois » – on sait la communauté transalpine importante dans la capitale des Alpes.
A tort. Le club regroupe en effet des joueurs d’origines différentes. Romain Apete n’est ainsi ni Grenoblois, ni d’origine italienne. « J’ai grandi en Seine et Marne, puis, à l’âge de 14 ans on a déménagé dans la Drôme – j’ai d’ailleurs joué au club de Chabeuil jusqu’en seniors. », explique-t-il. « Je suis arrivé à Grenoble pour mes études. Pourquoi l’ASIEG ? C’est mon grand ffrère qui me l’a conseillé, alors que je cherchais un club dans le coin. Il connaissait quelques joueurs qui y évoluaient. »

Un choix que Romain n’a jamais regretté. « C’est ma troisième saison, c’est une seconde famille. C’est vraiment un club très accueillant, à l’esprit familial, où je prends énormément de plaisir à jouer. »

Tout n’a pourtant pas été rose pour l’attaquant, victime d’une fracture du péroné en novembre dernier, lors d’un match face à Crolles. « Je n’ai repris qu’en août et je ressens toujours une gène puisque j’ai encore du matériel dans la cheville, que je vais me faire enlever au cours des prochaines semaines. »

Décisif en Coupe de France

Un retour sur les terrains victorieux. A plus d’un titre. Pour son premier match de la saison, l’ASIEG bat les Tunisiens de Saint-Martin d’Hères à l’occasion du premier tour de la coupe de France. Romain Apete inscrit un triplé. Lorsqu’il nous apprend alors le résultat, un de ses coéquipiers rajoute que la meilleure nouvelle du jour reste le retour de Romain sur les terrains. Symbolique de l’image d’un club fraternel, où l’attaquant est unanimement apprécié. Modeste sur sa prestation ce jour là, le joueur admet que « cela a été bon pour la confiance ».

On veut bien le croire, surtout qu’en Coupe de France les Grenoblois enchainent. D’abord en sortant La Motte Servolex, pensionnaire de R3, puis en éliminant Saint-Baldoph après un scénario renversant.
Lors de ce 4ème tour, Romain débute sur le banc. « Je rentre alors qu’on est mené 1-0 et dans la foulée on est même réduit à 10 et on encaisse un nouveau but. On a heureusement la chance de revenir rapidement et même à 10 après on domine largement. » L’ASIEG finit même par égaliser puis prendre l’avantage en prolongation, grâce à un but de Romain. « Sur le moment c’est une joie intense, c’est un but libérateur mais il a fallu vite reprendre ses esprits car la rencontre n’était pas terminée. Je me suis dirigé vers le coin histoire de gagner quelques secondes et un de mes coéquipiers plus expérimenté m’a dit de revenir plus tranquillement, histoire que tout le monde puisse un peu souffler. »

Au coup de sifflet de final, la plupart des joueurs grenoblois mettent d’ailleurs un genou à terre, voir s’allongent complètement pour tenter de récupérer. « Nous ne sommes pas du tout habitués à jouer des prolongations. En ayant joué que 65 minutes j’étais déjà fatigué, je n’imagine même pas l’état de mes coéquipiers qui ont dû jouer 120 minutes dont plus d’une heure à 10. »
Solidarité, efforts, abnégation ne sont pas des vains mots chez les joueurs de Tony Livrieri. Des valeurs qu’il faudra à nouveau montrer face à Thiers même si face au pensionnaire de N3, cela sera surement une toute autre histoire. « C’est la première fois que le club se qualifie pour un 5ème tour, on savoure. En plus on joue contre une des plus grosses équipes que l’on pouvait jouer, forcément ce genre de match on en connaitra peu voir plus du tout dans notre carrière donc c’est très satisfaisant. L’objectif, comme à chaque fois, sera de tout donner. On le doit à nos supporters, à tout les gens du club. On veut qu’ils soient fiers de nous. »

On est à peu près sûr que cette belle bande de potes rend déjà très fier ses supporters et l’ensemble du club grenoblois. Maintenant s’ils peuvent en remettre une petite couche ce samedi…

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