Le Foot Time Show a organisé dans les locaux de New’s FM une rencontre entre Max Marty, directeur général du GF38, et plusieurs supporters grenoblois. Un échange riche, dont vous pouvez retrouver plusieurs thématiques sur notre site, qui a notamment permis de débattre d’une question essentielle et récurrente : quel est le projet du GF38 de Stéphane Rosnoblet ?
En préambule, on peut souligner la qualité des échanges, respectueux et constructifs, qu’on adhère ou non aux arguments avancés par les différents intervenants. Max Marty a assumé sa position en présentiel, exercice rare et louable dans le monde du football pro’ et les supporters ont assumé leurs positions de vive voix, exercice rare et louable dans un monde anonymisé par les réseaux sociaux. Ces temps de débat semblent essentiels pour mieux comprendre la politique actuelle du club et pour avancer et réfléchir sur son avenir.
Un contexte compliqué, un avenir incertain
Alors que Grenoble ne navigue jamais bien loin de la zone de relégation depuis le début de la saison, les supporters ne s’estiment pas « impatients » mais « le cœur lourd […] face à un club qui semble mourir à petit feu ». Face aux critiques sur une situation sportive fragile et pas suffisamment ambitieuse et sur la capacité de clubs équivalents à faire mieux, à l’image du Mans, le directeur général du GF38 s’est appuyé sur le contexte global du football français. « On a perdu 5 millions d’euros de droits télé. On a un propriétaire qui, l’année dernière, a mis beaucoup d’argent et qui a fait des choix forts pour maintenir un niveau sportif important au détriment de plein de choses à l’intérieur du club, on en est tout à fait conscient. », a ainsi plaidé Max Marty.
Si le dirigeant s’est voulu (trop ?) optimiste sur la possibilité de voir les droits TV retrouver leur lustre d’antan, il est toutefois resté prudent. « On doit faire le dos rond pour voir comment le foot se réhabilite, comment structurellement et financièrement les choses se rééquilibrent. On va voir dans les deux, trois, quatre ans qui viennent, comment va se comporter le foot. Si ça continue à aller dans le sens qui est mis en place aujourd’hui, ça va être difficile. Il faudra se poser des questions. Mais je pense qu’on est dans des années de difficultés économiques et nous, à l’intérieur du club, on a plutôt le sentiment qu’on les traverse bien, parce qu’on a un actionnaire fort, qui ne fait pas n’importe quoi. On a le sentiment qu’on arrive à attirer des joueurs importants. Combien de temps on va pouvoir durer comme ça avec une ambition raisonnée ? Je ne sais pas. A un moment donné, on va arriver au bout de cette histoire-là et on va voir comment le club doit évoluer. Ce sera le président qui le décidera. Mais il est évident qu’un système qui est structurellement déficitaire ne peut pas convenir à un actionnaire privé territorial. Là où vous avez raison, c’est que cela ne peut pas durer »
Un président qui décidera… et qui prend son temps pour décider. Aujourd’hui, Grenoble est dans une situation qu’on pourrait qualifier « d’état des lieux » si on suit les propos du directeur général. « La donne du foot est en train de changer. On la découvre, on s’adapte. L’année dernier le président a mis l’argent qu’il fallait. Aujourd’hui, on fait un bilan. Que faut-il faire pour être compétitif ? Il y a des chiffres qui se mettent autour de ça. Une fois que c’est cadré, c’est ça notre plan de route. »
Le futur centre d’entraînement et de formation : la pierre angulaire du projet… mais toujours floue
C’est un élément qui est apparu au cœur du discours de Max Marty, qui occupe une place centrale, voire prioritaire, dans sa vision du « projet » qui a été questionné ce mercredi : le futur centre de formation et d’entraînement de la Côte Saint-André. « Les différents sujets financiers font qu’on a retardé ce projet qui est essentiel au fonctionnement du club. Je ne vais pas trahir de secret mais c’est même pour moi un acte de vie ou de mort. A titre personnel, je n’aurais aucun intérêt à être là si je pensais que demain on n’aura pas cet outil. »
Ce projet, quel est-il ? « Être devenu un gros club de Ligue 2 dans les trois ans qui arrivent , être sur la fin de la construction du centre et se mettre en ordre de marche pour avoir la possibilité d’être dans les 18 meilleurs clubs français. ». En résumé, à peu près ce qui est vendu depuis le retour dans le monde professionnel. Sans avoir beaucoup avancé dans sa réalisation, l’échéance étant sans cesse repoussée. « Aujourd’hui, on est sur un temps de pause pour analyser la situation du foot français », rappelle Marty.
La question qui brûle toutes les lèvre c’est QUAND ce fameux centre de formation, vaste serpent de mer du football grenoblois depuis plus de deux décennies, va voir le jour. « Je suis le premier à souhaiter que ce temps de pause soit le plus court possible mais je ne sais pas, ça va dépendre de l’état des finances du club » a reconnu le dirigeant dauphinois qui a malgré tout rappelé que des investissements avaient été réalisés. « Entre l’achat du terrain (autour des 2 millions, avec une dernière tranche réglée fin avril, ndlr), le nivellement mis en place, les plans qui ont été faits, les engagements avec les entreprises… Ce sont quasiment trois millions d’euros qui ont été déjà investis sur la Côte Saint-André. C’est beaucoup d’argent donc ce n’est pas pour que demain ça tombe à l’eau. »
C’est là tout le paradoxe du discours du DG de Grenoble qui reconnait par exemple « être impacté par la médiocrité des installations » et qui décrit finalement une situation d’urgence mais qui ne peut à ce jour définir précisément quand sera appliquée la solution. Le patient grenoblois sait qu’une opération est nécessaire pour sa survie mais se contente d’appliquer des pansements. Par obligation (financière) certes, mais aussi par choix, en faisant du « sportif » court-termiste l’unique priorité.
Finalement un échange final entre Arnaud, représentant de la Tribune Ouest, et Max Marty, résumerait presque parfaitement la situation. « Le problème c’est qu’on a beaucoup de constats mais très peu de solutions qui sont proposées », relève le supporter. « On a une solution, on l’attend », répond le dirigeant.
Heureusement que les supporters grenoblois ne sont réellement pas impatients




tiens donc……on a pas parlé de salary cap…..
Il y a un article dédié à la question du salary cap sur notre site
En fait….aucune réponse réelle sur le centre d’entrainement, sur les travaux, etc…..simplement des sommes annoncées ca et là mais pas de date, rien….
Comme toujours des réponses évasives qui ne satisfont personne
Je pense que les paysans côtois vont récupérer leur terrain……..pour y mettre des chèvres..à moins que ce soit ça le GF38……..
Dernier point et pas le moindre : le centre d’entrainement se trouve à 45 minutes en voiture du centre de Grenoble. Vous imaginez les joueurs faire ces trajets quotidiennement ……….. A moins que le club leur rembourse les indemnités kilométriques…..mais ca ne rentrera plus dans le Salary Cap……….