Arrivé cet été au GF38, Dillon Hoogewerf est pour l’instant à classer dans la rubrique déception. Simple retard à l’allumage ou erreur de casting ? Les prochaines semaines apporteront des éléments de réponse. Interrogé à ce sujet avant le déplacement de son équipe à Montpellier, l’entraîneur Olivier Frapolli prône la patience pour son joueur, même s’il en attend davantage.

Une période d’adaptation et un retard à combler

Trois apparitions pour un total de 22 minutes de jeu. Alors qu’il n’est pas blessé et que Yadaly Diaby, son supposé plus gros concurrent au poste d’ailier gauche, est parti en fin de mercato. On ne peut pas dire que l’ancien joueur du Vitesse Arnhem ait marqué de son empreinte le début de saison sous ses nouvelles couleurs. D’autant plus que les rares minutes passées sur le pré n’ont guère été convaincantes.

Interrogé sur le rendement de sa recrue estivale, Olivier Frapolli a d’abord mis en avant des paramètres structurels et tactiques. Hoogewerf fait face à un double défi : l’apprentissage d’un football nouveau et des exigences de jeu différentes de son club précédent. À cela s’est ajouté un frein physique au moment de son arrivée : un retard athlétique que le joueur a dû s’atteler à combler. Entre l’aspect mental et l’adaptation sportive, le cheminement s’avère plus long que prévu, l’intégration ne suivant pas toujours le rythme espéré.

Pas vraiment illogique, d’autres sont passés par là avant lui, de Raï, pour prendre un exemple du dernier millénaire, à Charles Pickel qui avait lui aussi connu des premières semaines mitigées. Mais à Grenoble planent aussi les ombres d’Ondaan, avec qui les similitudes de profil sont nombreuses, ou Kokhreidze qui n’incitent pas forcément à l’optimisme quand les premiers mois tiennent plus du couac que du crack.

Ligue 2, son univers impitoyable

Intégrer un élément en phase de rodage comporte des risques, particulièrement dans un championnat aussi âpre et serré que la Ligue 2. Le coach grenoblois le rappelle avec franchise. « C’est toujours plus difficile de lancer des joueurs qui mettent un peu plus de temps à convaincre quand à chaque match, on se bagarre pour obtenir un résultat. »

Dans un contexte où très peu d’équipes ont le luxe de plier les rencontres rapidement, chaque point compte et les choix de composition et de coaching répondent à une stricte exigence de compétitivité immédiate.

Le défi du terrain et la concurrence de Baptiste Mouazan

Le message envoyé à l’attaquant est simple : pour forcer les portes du onze, le salut passera par le travail quotidien et l’investissement. L’entraîneur, s’il consent à lui trouver quelques excuses légitimes, l’a invité à élever son niveau d’exigence. « C’est aussi à Dillon, par son investissement et ce qu’il va montrer à l’entraînement, d’amener plus de garanties. »

La marche est d’autant plus haute qu’il doit désormais faire face à une forte concurrence sur les postes d’excentrés. Barré pour l’instant par un Baptiste Mouazan, qui donne entière satisfaction dans un registre où il n’était pas forcément attendu même si on connait sa polyvalence, Dillon Hoogewerf sait ce qu’il lui reste à accomplir pour combler l’écart et inverser la hiérarchie.

La patience est une vertu. Mais elle est peu prisée dans le football en général et au GF38 en particulier.

1 COMMENTAIRE

  1. Éternel problème depuis des années, on recrute beaucoup de soit disant attaquants mais des niveaux inférieurs. Prendre exemple sur le recrutement de niveaux inférieurs mais à potentiel d’Annecy.

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