[Ligue 2] Grenoble, l’équipe qui fait le moins confiance aux jeunes

[Ligue 2] Grenoble, l’équipe qui fait le moins confiance aux jeunes

 

 

Spécialiste des statistiques concernant la Ligue 2 (mais pas que) @AlexAJ_A a récemment fait un point sur les temps de jeu des joueurs de moins de 23 ans dans les équipes du championnat. Si ce n’est pas vraiment une surprise qu’à Grenoble on a du mal à faire confiance aux jeunes joueurs – sans doute pour différentes raisons qu’il conviendrait d’analyser plus en longueur – on constate via son travail que le GF38 est de loin l’équipe de L2 où les U23 ont le moins de temps de jeu (fil à retrouver en fin d’article).

Dans le détail, les Grenoblois de moins de 23 ans ont disputé 1076 minutes de jeu, soit plus de 9 fois moins que les jeunes Havrais (9524 minutes). Un temps de jeu qui se partage ainsi :

  • Orges Bunjaku (20 ans) : 451 minutes de jeu
  • Zinedine Labyad (21 ans) : 45 minutes de jeu
  • Yannick Marchand (21 ans) : 261 minutes de jeu
  • Jekob Jeno (21 ans) : 68 minutes de jeu
  • Olivier Boissy (22 ans) : 250 minutes de jeu

Donc près de la moitié du temps de jeu des U23 est pris par Orges Bunjaku. Labyad a disputé les 45 premières minutes de la saison face au Paris Fc pour palier au forfait de dernière minute d’Ondaan. On ne l’a plus revu depuis. Yannick Marchand, déjà reparti en Suisse, et Olivier Boissy n’ont fait que quelques sporadiques apparitions.

On notera qu’il n’y a absolument aucun jeune du cru puisque Bunjaku, Marchand et Boissy ont été recrutés pour le groupe Ligue 2, Jeno et Labyad pour le groupe élite post-formation. Ils sont tous arrivés l’été dernier.
Malgré quelques apparitions sur les feuilles de match, Esteban Strazzeri n’est jamais entré en jeu.

Pour relativiser la faiblesse de ces chiffres, il faut dire que le GF38 compte plusieurs éléments qui se trouvent un ou deux ans seulement au-dessus de cette limite « U23 » (Kokhreidze et Sylvestre-Brac ont 23 ans, Gersbach, Gaspar ou encore Abdallah 24).

C’est un axe sur lequel va devoir travailler Grenoble au cours des prochaines années, ne serait-ce que pour valoriser sa formation, mais aussi minimiser les risques par des recrutements extérieurs toujours hasardeux et souvent plus onéreux que les solutions internes.

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