Nouveau préparateur physique du Grenoble Foot 38, Armand Zelisko s’est confié dans les colonnes du Dauphiné Libéré. Entre passion pour la montagne, intégration au sein du staff isérois et gestion minutieuse de la canicule, le technicien a détaillé sa feuille de route alors que la Ligue 2 reprend ses droits ce samedi.
Armand Zelisko a déjà sillonné beaucoup de territoire lors de sa jeune carrière. Pro 2 à Troyes, passages à Guingamp, expérience à Lausanne Sports ou collaborations avec Christophe Pélissier à Amiens puis Auxerre : son CV est riche. « J’ai connu pas mal de clubs, certains diront que c’est beaucoup. Mais on est comme les joueurs dans ce milieu du football. Parfois on veut rester mais un changement de staff nous oblige à partir. Parfois, on a envie de partir… »
Le nouveau préparateur physique n’a en tout cas pas caché pas sa joie de poser ses valises au pied des massifs grenoblois. Passionné de trail et d’alpinisme, Zelisko a trouvé en Isère un environnement où il a rapidement trouvé ses marques. « Mon secteur de cœur, depuis tout petit, c’est les Alpes, notamment la Haute-Savoie. Donc je suis très heureux d’être ici […]. J’arrive au sein d’un staff qui est là depuis longtemps. Les rôles sont bien définis, chacun trouve sa place. On individualise beaucoup la prépa athlétique désormais avec les datas et dans ce cadre, Michaël (Diaferia) et Mathis (Rabahi) sont d’une aide précieuse. »
Une préparation athlétique indissociable du ballon
Pour Armand Zelisko, la préparation moderne doit répondre directement aux exigences tactiques insufflées par l’entraîneur. « Très importante, oui, même s’il faut aussi la désacraliser, ne pas séparer le foot de la prépa. L’idée principale, c’est d’intégrer la forme des joueurs dans le projet de jeu du coach. Notre rôle est de préparer les joueurs pour répondre aux idées de l’entraîneur et y accoler nos contenus athlétiques. Par exemple, sur un exercice de vitesse, on va y ajouter un enjeu technique comme la finition devant les buts. »
Une approche globale qui porte ses fruits : depuis la reprise à la fin du mois de juin, le staff grenoblois observe une montée en puissance constante portée par des données athlétiques particulièrement encourageantes.
Tout n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Confronté à une vague de chaleur étouffante et à quelques pépins physiques — dont une épidémie lors du stage au Chambon et de légères blessures musculaires —, le staff a dû faire preuve de flexibilité, notamment au niveau de la récupération et du sommeil des joueurs. « La première chose, c’est la gestion du sommeil car on dort mal quand il fait chaud la nuit. On a pas mal de joueurs qui sont sur des marqueurs de sommeil plutôt mauvais. Donc on adapte la durée des entraînements pour garder de l’intensité sans les asphyxier. »
Quant à l’infirmerie, l’optimisme reste de mise. La quasi-totalité de l’effectif est sur le pont pour le premier déplacement officiel à Dunkerque.
Un premier bloc de sept matchs décisif
Le calendrier de cette nouvelle saison de Ligue 2 présente une configuration singulière comparativement aux saisons précédentes avec un bloc intense de sept rencontres consécutives précédant une trêve internationale de trois semaines à la fin du mois de septembre. Une temporalité atypique qu’Armand Zelisko a minutieusement planifiée. « L’idée est d’être prêt pour le coup d’envoi du championnat le 8 août. […] L’idée c’est d’être à bloc sur les premières semaines puis de bonifier cette période de trêve qui sera plus longue que d’habitude pour remettre une piqûre de rappel. Il faudra aussi régénérer le groupe mentalement car il y aura beaucoup de pression sur les sept premières journées. »
Régulation des charges, rigueur de la data et prépa mentale : Armand Zelisko semble avoir trouvé les bons leviers pour mettre le GF38 dans les meilleures conditions physiques à l’aube de cette nouvelle campagne.



