Le nouvel entraîneur du GF38 Oswald Tanchot a pris en main son groupe cette semaine. Avec plusieurs priorités et une vision qui collent à un contexte qu’il semble avoir déjà bien cerné.

« Un plaisir », « des moments privilégiés », « profiter de ces moments ». Si Oswald Tanchot avait apprécié de pouvoir couper et se ressourcer après son éprouvante saison sochalienne, il n’a pas boudé son plaisir de retrouver les terrains jeudi dernier à l’ancien « Smart Good Parc » de la Poterne.

« Ce qui nous intéresse, c’est ce qui nous lie, ce qui se passe sur le terrain. Ce sont les ballons. La relation, on l’a créée avant tout sut le terrain même si on peut échanger dans les bureaux et dans les vestiaires », s’est ainsi enthousiasmé le technicien. « On a pris beaucoup de temps pour les tests médicaux pour avoir des données fiables et nous permettre de gagner du temps par la suite mais on a désormais pu donner le top départ de la préparation. »

Alors qu’un nouveau cycle s’amorce, Tanchot commence à imposer sa griffe. Le terrain affichera bien évidemment ses idées, son influence sur son nouveau groupe. Mais l’essence de ce début de préparation est d’explorer, de créer, d’affiner sur toutes les dimensions de construction d’un ensemble souhaité cohérent. L’entraîneur évoque ainsi un moment où « on co-construit ». L’échange reste au cœur de ses préoccupations. Il y a ce que lui apporte mais il y a aussi ce que lui a besoin d’imprégner des autres, de ses joueurs, de son staff. « Je suis plutôt dans la phase d’observation », note-t-il d’ailleurs. « Il y a des gens qui sont au club depuis un moment qui m’ont donné leur vision. Je vais aussi prendre le temps de discuter avec les cadres qui ont aussi leur vision des éléments qui ont fonctionné ou qui ont moins fonctionné pour pouvoir partir sur une feuille de route qui sera effective dans un second temps, dans le courant du mois de juillet, début août. »

Ce début de préparation permettra aussi plus traditionnellement de progressivement remettre tout le monde d’aplomb physiquement et de préparer l’effectif aux futures joutes du championnat, de poser des premiers principes de jeu qui s’affineront au rythme de l’évolution d’un groupe loin d’être encore définitif. Avec forcément un pragmatisme lié à l’obligation de faire des résultats. Mais Tanchot voit aussi dans son travail une autre dimension. « Notre job est aussi de divertir. Les gens ont besoin de venir au stade pour prendre du plaisir. On ne peut pas occulter cette dimension là. On doit avoir une équipe assez solide pour être performante et gagner des matchs mais  en même temps le faire avec de l’émotion. Et l’émotion n’est pas uniquement liée au jeu. Elle est liée à l’engagement des joueurs, elle est liée à l’amour de ces derniers pour leur métier, à la relation avec le public. Si on crée cela, les gens seront capables de vibrer devant un match où tu vas arracher une victoire à la fin dans la douleur. A Grenoble je ne pense pas qu’on puisse démarrer en se disant qu’on va maîtriser et dominer tout le monde. Par contre on doit être capable de se dire qu’on va se battre à chaque instant pour rendre la tâche difficile à nos adversaires. »

Oswald Tanchot semble aussi en phase des attentes des Grenoblois. « Je me suis aussi renseigné, rapproché de certaines personnes pour essayer de sentir en quoi les gens sont satisfaits ou le sont moins. Pourquoi il y a une forme de désamour. Parce qu’il y a un noyau fidèle au GF38 mais il faut essayer de le faire grossir. On a la chance de pouvoir compter sur des supporters très actifs. Mais je pense qu’il y a aussi besoin de réécrire les choses pour que cela vibre. »

Il lui faudra pour cela trouver le bon équilibre entre l’émotion et les résultats. Ou peut-être encore mieux : la formule qui concilie les deux. Avec désormais six petites semaines devant lui pour affiner cela.

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