A l’occasion de la réception de l’AJ Auxerre Florian Michel fait son retour dans le groupe grenoblois et devrait être titularisé par son nouvel entraîneur Vincent Hognon. Si son apport ne saute pas aux yeux quand on ne regarde que les fiches techniques des matchs (0 but, 0 passe décisive), « Flomich » s’est pourtant rendu quasi indispensable à son équipe cette saison.
« J’aime le foot et ce sont des joueurs comme ça qui me font aimer le foot ». Le genre de compliment qui fait plaisir. Encore plus quand il est signé d’un joueur qui respire le football comme Yoric Ravet. Après un parcours atypique, Florian Michel s’est définitivement fait sa place dans le monde professionnel.
Sans faire de bruit. « C’est un garçon introverti, un peu discret, peut être un peu trop même » juge Vincent Hognon, qui a appris à mieux connaitre ces derniers jours un joueur qu’il avait « vu en vidéo et dont on m’avait beaucoup parlé en bien, qui a un très bon pied, un gros volume ».
Des qualités qui ne se traduisent pas forcément sur les fiches techniques de match, mais qui le rendent néanmoins indispensable dans une équipe. « Ce n’est pas le mec qui va avoir des stats », confirme Ravet. « Mais il arrive à gratter pas mal de ballon, à trouver des bons décalages et ça permet aux autres joueurs offensifs de garder toujours un temps d’avance sur les défenseurs. »
Quand on creuse un peu les stat’ on se rend d’ailleurs compte que son apport peut se chiffrer, même si ce n’est pas en buts ou en passes décisives. Florian Michel est ainsi le joueur qui apporte le plus de points par match cette saison. Quand il joue, le GF38 prend en moyenne 1,70 points. Soit 17 pris (sur 21) lors des 10 matchs où le milieu de terrain était présent.
Quand il est sur le pré, la différence de but de son équipe est de +7 (11 buts marqués, 4 encaissés). C’est également lui qui domine cette ligne de stats, loin devant ses coéquipiers.
Cela symbolise assez bien son rôle de « liant », capable d’être le premier défenseur, de se montrer disponible pour ses coéquipiers sur les circuits de relance, ou de conserver le ballon grâce à son centre de gravité bas qui le rend extrêmement difficile à déposséder du cuir quand il l’a entre ses pieds.
S’il a pu faire admirer à quelques reprises sa qualité de frappe lors des derniers mois (14 tirs cette saison dont 6 cadrés), il lui manque peut être encore cette capacité à davantage se libérer sur les phases offensives. Mais il n’a pas besoin d’être dans le clinquant pour briller.
Un de ses anciens dirigeants en jeunes à Grenoble nous disait qu’il n’avait jamais connu pire mauvais perdant. Florian Michel a compris que pour ne pas perdre, on pouvait aussi faire briller ses coéquipiers.




