Comment Vincent Hognon a préparé sa première dans un contexte compliqué

Comment Vincent Hognon a préparé sa première dans un contexte compliqué

Ce samedi, à l’occasion de la réception d’Auxerre, Vincent Hognon s’assiéra pour la première fois sur le banc du GF38. Le nouvel entraîneur grenoblois doit aborder ce premier rendez-vous dans un contexte particulier. Pas de quoi priver le technicien d’un optimisme qui commence doucement à s’imposer comme un élément important de son discours.

Comment Vincent Hognon a préparé sa première ? « Avec dynamisme et bonne humeur » pourrait être un bon tableau de la situation. Sans doute un peu réducteur mais l’énergie positive dégagée par le nouvel entraîneur de Grenoble est appréciable. D’autant que son premier rendez-vous officiel à la tête du GF38 s’est préparé dans un contexte particulier, entre absences avec lesquelles composer et situation sanitaire qui entraine un lot quasi quotidien d’incertitudes.

« S’adapter en permanence » face à la situation sanitaire

« C’est particulier, oui forcément. Mais j’ai connu ça avec Metz », fatalise l’entraîneur. « Toutes les semaines on attend les tests, on doit s’adapter en permanence. On sait que la situation sanitaire est compliquée, que personne n’est à l’abri. Mais pour l’instant ça va à peu près ! »

En résumé, le technicien fait avec. Un état d’esprit qui semble faire partie du bonhomme. Hognon est là pour bosser et pas pour se plaindre. Une mentalité qu’il apprécie partager avec son groupe quant à la question des conditions d’entraînement, qu’on sait « compliquées » à Grenoble dès que l’hiver est là.

« Je ne veux pas avoir des pleureuses »

« Il faut être positif » insiste-t-il ainsi. « Les structures, le fait de devoir aller à l’entraînement en camionnette… je le savais, c’est comme ça. Mais j’ai été content de trouver un groupe cool sur la question. Ils ne se plaignent pas. J’avais un peu peur de ça. Mais ils le vivent bien. A mes yeux, c’est un gage qu’on va pouvoir avancer. Je ne veux pas avoir des pleureuses. »

Avec cinq défaites de suite toute compétition confondues et des prestations qui ont souvent confiné au médiocre, le GF38 doit réagir. « Ca pèse dans les têtes », convient Hognon qui s’est donc attelé « à essayer de créer une dynamique positive sur la durée, à amener de la vie au quotidien ».

« Faire des choses simples et revenir aux fondamentaux. »

Le technicien a indiqué s’être appuyé sur les cadres, à les « impliquer dans le projet » mais il devra faire sans certains d’entre eux ce samedi entre les blessés et les suspensions. « On a un groupe où on devra être le plus complet possible pour être performant mais avec les absents c’est aussi la chance pour certains de montrer des choses. Auxerre est un gros morceau, mais dans ce championnat tout le monde peut battre tout le monde. »

Hognon a pu compter sur un groupe « concerné » cette semaine lors des entraînements avec lequel il n’a pas tout révolutionné. « dans notre situation il faut être pragmatique et faire des choses simples, revenir aux fondamentaux. ». S’il s’est refusé à parler tactique dans le détail ce vendredi matin il a quand même admis avoir « une première idée » de comment il comptait faire évoluer son GF38, admettant même une préférence pour jouer à 4 derrière.

Ce samedi il ne faudra peut être pas trop s’attacher au résultat, même si Grenoble est en mal de points. On attends déjà des Grenoblois qu’ils retrouvent leurs valeurs d’abnégation, de solidarité. Qu’ils retrouvent de l’envie, tout simplement. Malgré une préparation courte et compliquée, Hognon s’est attelé à transmettre la sienne.

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