A l’exception de l’ « accident » Guingamp, le GF38 a réalisé un dernier mois et demi de compétition satisfaisant. Animés de nouvelle intentions, les coéquipiers de Gaëtan Paquiez ont retrouvé sur le pré du plaisir. Résultats et contenu s’en ressentent. Explications.
Pour la première fois de la saison, le GF38 a réussi à signer une deuxième victoire de rang, ce vendredi face à Rodez. Depuis quelques semaines, les résultats sont globalement meilleurs, alors que le calendrier s’annonçait périlleux. Même quand Grenoble perd (le Red Star) ou ne gagne pas (Pau), les prestations sont rassurantes. Très loin des premières semaines de compétition où maladresses techniques et inefficacité plombaient régulièrement le 11 alpin. Notamment au Stade des Alpes.
« C’était un peu ennuyant nos matchs »
« C’est vrai que jusqu’à présent, à la maison, on avait du mal à faire le jeu. C’était un peu ennuyant nos matchs », convient Théo Valls. « On n’avait pas beaucoup de situations, on défendait beaucoup. Je pense que ce soir (vendredi) il y a eu du mieux, surtout en première mi-temps. »
Des prestations plus à même de satisfaire le public grenoblois, trop souvent privé de spectacle depuis le début de l’exercice. Mais les joueurs eux-mêmes bénéficient de leurs meilleures intentions. « Nous, les joueurs, on a pris du plaisir. », confirme le milieu de terrain, étincelant face au RAF.
« On subissait trop »
Le « plaisir ». Un terme trop souvent galvaudé tant il peut être le moteur d’une réussite. Un plaisir qui semblait absent lors des premières journées pour des Grenoblois timorés, qui courraient surtout beaucoup derrière le ballon, avec pour principal préoccupation de défendre. « On s’est tous posé, on a discuté. On subissait trop. C’était un constat. Quand la moitié du match vous ne touchez pas la balle, à un moment donné vous vous fatiguez davantage, vous prenez des buts. Cette fatigue impacte la qualité technique. Souvent sur la première partie de saison on recevait le ballon alors qu’on était cuit. Quand ça fait 5 minutes qu’on coulisse de droite à gauche, une fois que le ballon est récupéré on a besoin de souffler un coup alors que c’est à ce moment là qu’il faut justement proposer des solutions. »
En allant chercher plus haut ces derniers matchs, le GF38 récupère plus rapidement les ballons – et plus proche des buts adverse – en conservant davantage de jus pour ses phases de possession. « Aujourd’hui on a des pressings un peu plus haut, on essaie de faire moins jouer l’adversaire quoi. On a un peu plus la balle, on peut mettre des possessions, avoir plus de situations… Je pense qu’il faut continuer dans ce sens-là. D’avoir la possession, forcément physiquement on est mieux. Je pense que même au niveau de nos stats athlétiques avec les prépas on est beaucoup plus performants en ce moment puisqu’on a plus de d’énergie quand on a le ballon. »
Tout n’est bien sûr pas encore parfait. Grenoble doit trouver le meilleur équilibre et limiter l’impact de ses temps faibles. En s’usant moins physiquement ET mentalement, il est sur la bonne voie. D’autant que la bonne dynamique peut lui permettre d’aborder avec moins de pression la suite. Pour continuer de prendre du plaisir, et, par conséquent, à en donner à ses supporters.



