Après #SMCGF38 : l’arbitre a choisi son Caen

Après #SMCGF38 : l’arbitre a choisi son Caen

Difficile d’aborder le match nul de Grenoble à Caen (1-1) ce samedi sans le faire sous le prisme de l’arbitrage, qui a joué un rôle décisif dans le résultat final. Mais si Monsieur Perreau Niel et ses accesseurs ont choisi leur Caen, nous choisirons le notre : celui de l’optimisme. Car, ce samedi, le GF38 a surtout confirmé qu’il faudrait compter sur lui pour déjouer les pronostics et se mêler à la lutte au premiers tiers du classement.

Des erreurs d’arbitrage Grenoble en a connu et en connaîtra encore. Il en a bénéficié parfois – pas plus loin que lors du match contre le Havre avec un penalty oublié pour les Normands. Il paraît que cela s’équilibre en fin de saison. On ne pourra donc faire les comptes qu’à ce moment là.

S’il faut (essayer) relativiser, cette égalisation n’en demeure pas moins frustrante. Et pour plusieurs raisons. Déjà parce que la traditionnelle offrande en faveur de Malherbe était presque prévisible.

Pour couper le sifflet d’un agaçant Dupraz, le corps arbitral semble penser depuis le coup d’envoi de la saison qu’en donner un en sa faveur est la solution idoine… Bref !
Ensuite parce que cette décision prive Grenoble d’une très anecdotique mais qui aurait été ô combien savourée première place en tête du classement de la Ligue 2. Et de faire le trou sur les Normands par la même occasion.
Enfin, et surtout, parce que ce pénalty était bien la seule façon de voir Malherbe faire trembler les filets ce samedi.

Et de la frustration, glissons vers l’optimisme. Grenoble n’a pas été flamboyant. Loin de là. Mais ce qu’il a perdu en fluidité le GF38 l’a gagné en solidité ces dernières semaines. C’est donc à nouveau le bleu de chauffe qu’ont endossé les coéquipiers de Maubleu.
L’équipe d’Hinschberger a (volontairement?) laissé le ballon à son adversaire pour cette 14ème journée de Ligue 2 (58-42 en possession, le GF38 n’avait jamais aussi peu eu le cuir en déplacement). Une position d’attente nourrie bien sûr par l’ouverture du score rapide de Ravet.

Le bloc alpin a joué plus bas qu’à l’accoutumée. Mombris et Gaspar ont touché bien moins de ballons et leurs montées ont été plus rares. Grenoble a opté pour un jeu plus direct et au final les visiteurs se sont malgré tout procurés plus d’occasions que leurs hôtes. Ce qui n’était pas très compliqué puisqu’à part une opportunité pour Mendy lors des premières minutes la formation de Dupraz ne s’en est créée aucune.
Malgré la nette domination territoriale de son équipe, Riou a par exemple du négocier plus de ballon que son homologue dauphinois.
Face au 6ème du classement, fusse-t-il un 6ème indigent, c’est à relever. Une vraie maîtrise, un vrai sentiment de sérénité se dégage de cette équipe. Et c’est un socle solide sur lequel appuyer des ambitions que l’on tait jusqu’à présent mais qu’il faudra bien assumer rapidement à ce rythme là.

Une défense au top, une attaque qui grince

Si le collectif était donc bien huilé sur l’aspect défensif, les individualités se sont aussi globalement bien comportées. Mention pour Adrien Monfray (7 dégagements défensifs, une majorité de duels gagnés, une belle qualité de relance), qui enchaîne les prestations de haut vol avec une régularité impressionnante, et pour les 3 milieux très efficaces à la récupération (3 et 4 interceptions pour Benet et Pickel) et propres dans leur jeu (93,5% de passes réussies pour Perez).
Devant ce fut plus compliqué pour les Grenoblois qui ont eu peu de ballons exploitables et qui ont perdu les quelques-uns qui semblaient intéressants… à l’exception notable de Mamadou Diallo, l’homme en forme du moment sur le plan offensif, passeur décisif sur le but de Ravet et dangereux à quelques reprises quand il a pu rentrer sur son pied gauche de son aile droite.

Pour résumer, on a donc vu un Grenoble efficace – même si les deux 9 encore muets et les occasions qui se raréfient sont des axes potentiels d’inquiétude – et solide. Le tout chez un des supposés favoris à l’accession en Ligue 1 (de par son budget, son effectif et les ambitions affichées).
Le sentiment d’injustice né de l’égalisation normande constitue également un levier sur lequel le staff ne manquera pas de s’appuyer. Il a soudé un peu plus tout le monde derrière l’équipe.

Supporters du GF38, mettez donc de côté votre légitime frustration. Vous avez en effet de quoi vous rassurer et vous réjouir après cette 14ème journée. En tout cas bien plus que ceux d’une bien triste équipe de Caen.

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