Désormais dernier de Ligue 2 et sur une dynamique très inquiétante (4 revers de rang et déjà 7 défaites en 11 matchs cette saison), le GF38 va devoir trouver des (nouvelles) solutions pour redresser la barre rapidement. Si la question du maintien de l’entraîneur ne doit, à notre sens, pas se poser pour le moment, un « électrochoc » est nécessaire. Avec en fusible le nom d’Alexandre Olliero qui semble s’imposer.
S’il fait l’objet de critiques récurrentes sur les réseaux sociaux depuis l’entame de la saison, il nous parait sévère de juger ses premiers pas grenoblois comme « mauvais ». Le gardien a même réussi à sortir de très bonnes prestations et ce n’est pas pour rien que le kop dauphinois a scandé son nom à quelques reprises au Stade des Alpes. Au-delà du « il faut bien changer quelque chose » – qui est déjà un argument en soi, et peut-être même le premier – deux points desservent toutefois Alexandre Olliero :
- Il n’a que trop peu rapporté de points (ce que pouvait faire un Diop l’an passé, par exemple). Pour illustrer : son bon match à Saint-Etienne n’empêche pas la lourde défaite. Contre le DFCO vendredi dernier, presque chaque frappe cadrée a fait mouche. On a du mal à percevoir l‘impact player à même de faire basculer les matchs.
- On ne le sent pas en capacité de secouer ses coéquipiers qui ne sont pas exempts de tout reproche depuis quelques semaines. La faillite défensive est collective mais le GF38 doit pouvoir s’appuyer sur quelques tauliers pour justement remettre de l’ordre. En ce sens, Olliero parait trop « effacé ».
Bobby Allain l’est justement nettement moins. On le sait : le portier, même s’il a finalement peu joué depuis son arrivée (11 matchs de championnat en trois saisons), est un cadre important du vestiaire, qui n’hésite pas à dire les choses. Il est écouté et bénéficie d’une excellente image en interne. Il n’a en outre jamais déçu sportivement, même s’il n’a jamais réussi à bousculer l’ordre depuis son arrivée.
A ce stade, la question n’est de toute façon pas de savoir qui est le meilleur gardien. La hiérarchie établie clairement en début de saison apporte la réponse du staff isérois. La question est de savoir qui est le meilleur gardien POUR REMETTRE DE L’ORDRE dans l’arrière-garde alpine dans cette situation de crise. Quel est le portier garant de l’ADN du club, cher aux discours des dirigeants du GF38.
Aligné avec la réserve samedi dernier, sans doute pour retrouver un peu de rythme, Bobby Allain n’attendra peut être pas la coupe de France pour jouer cette année. Alors que se profile la venue du Stade de Reims pour la 12ème journée de Ligue 2, ancien club d’Alexandre Olliero, le timing n’est sans doute pas parfait. Mais les options pour secouer ce groupe qui semble en perdition commencent aussi à manquer.



