Ils sont cinq joueurs à avoir occupé cette saison le poste de numéro 9 à la pointe de l’attaque du GF38 (Fofana, Bonnet, Cerri, Akpa Akpro et Djitté). Sans qu’aucun ne s’impose ou que l’on puisse définir ne serait-ce qu’une ébauche de hiérarchie. À l’approche du déplacement sur la pelouse du Pau FC, Entre ce roulement permanent, quête de confiance et manque de réussite devant le but, l’attaque grenobloise cherche désespérément son patron alors que se profile un déplacement à Pau capital pour se relancer.

Des prétendants, mais pas encore de patron

Jusqu’à présent, pas moins de cinq joueurs se sont relayés au poste de numéro 9 sous le maillot isérois – même si pour certains, ce n’est pas leur poste principal en ce début de saison. Une rotation importante qui témoigne de la concurrence, mais qui souligne surtout la difficulté du staff à dégager un titulaire indiscutable.

Afin de créer un cadre propice à l’épanouissement de ses attaquants, Olivier Frapolli a pourtant tenté d’installer de la continuité, mais se heurte à la réalité du terrain comme il l’a expliqué ce mercredi en conférence de presse. « C’est ce que j’essaye de faire [d’installer un joueur]. Mais à un moment donné, il faut aussi que tu aies des réponses. Tu ne peux pas installer un joueur sur un poste aussi important si quand tu en as derrière qui attendent leur chance aussi. Il faut qu’à un moment donné, le joueur soit en capacité d’être décisif. »

Une question de millimètres et de déclic psychologique

Pourtant, la frontière entre une prestation aboutie et un match manqué tient parfois à peu de chose. Olivier Frapolli n’a pas manqué de rappeler les situations franches manquées de très peu par ses attaquants ces dernières semaines, citant notamment Cerri et Bonnet, pas loin d’ouvrir leur compteur ces dernières semaines. « Quand je pense à Léo, qui a eu la première occasion à Laval… Le gardien fait un arrêt magnifique, mais on a une grosse occasion au bout de 5 minutes et ça peut totalement changer le match et sa performance. Quand je vois le match d’Hugo à Montpellier, il aurait tellement mérité de marquer. Lui court aussi après ce premier but qui peut déclencher d’autres choses. »

Marquer pour débloquer la hiérarchie

En quête de repères et d’efficacité, le secteur offensif du GF38 sait ce qu’il lui reste à faire. Pour qu’une hiérarchie claire et pérenne se dessine au poste d’avant-centre, le déclic ne peut venir que d’une chose pour le technicien dauphinois. « On a effectivement des joueurs qui sont en recherche de la bonne forme et de la confiance. Mais pour un attaquant, le seul remède qui existe, c’est de marquer des buts. Donc évidemment, on fait tout pour que ce soit le cas et on attend aussi qu’ils soient récompensés. Et de cette récompense, certainement qu’on y verra un peu plus clair. »

L’absence d’une hiérarchie claire sur ce poste très spécifique de 9 peut vite fragiliser le rendement d’un attaquant, animal qui fonctionne beaucoup à la confiance. Confiance qu’il se crée en marquant. Confiance qu’on lui porte en cas de disette. Le dilemme de Frapolli en ce début de saison se trouve là : comment laisser un attaquant qui ne marque pas alors que des joueurs au niveau sensiblement équivalent attendent leur chance. Un cercle qui devient vite infernal quand ces derniers ne la saisissent pas non plus.

Si la concurrence est saine pour stimuler un groupe, le poste de 9 exige de la stabilité. Sans patron clairement identifié, le risque est d’avoir plusieurs attaquants en quête de rythme et de confiance, plutôt qu’un buteur prêt à porter l’attaque. Le match à Pau apportera un peu plus de réponses ? A celui qui jouera de faciliter (un peu) la vie de son entraîneur pour les prochaines semaines.

Crédit photo : @aliceonthefield (Instagram) Alice GILLOOTS

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