133 jours plus tard : retour sur le premier match amical du GF38

133 jours plus tard : retour sur le premier match amical du GF38

Enfin ! Après un peu plus de quatre mois et une défaite au stade des Alpes face à Valenciennes, les footballeurs grenoblois ont retrouvé la compétition, fusse-t-elle amicale, vendredi. Une affiche remportée 1-0 face au Sporting Club de Lyon (N1) grâce à un but de Kristofer Kristinsson (> le résumé vidéo du match). S’il ne s’agit pas de tirer de grands et définitif enseignements d’une première sortie de préparation, à un peu plus d’un mois du coup d’envoi du championnat jetons un premier regard sur ce GF38 version 2020-2021.

Le contexte

La rencontre a pris part à la fin de la semaine de stage au Chambon-sur-Lignon. Les Grenoblois sont d’ailleurs rentrés le vendredi. Peut-être un des facteurs explicatifs du retard à l’allumage de certains éléments.
L’affiche était à huis-clos au Stade Paul Elkaim. Cela dit, entre les dirigeants des deux clubs, les deux effectifs, la sécurité et la presse il n’y avait pas tellement moins de monde que lors des matchs de la réserve de Grenoble dans cette même enceinte.
Hinschberger a pu procéder à une très large revue d’effectif. Manquaient à l’appel Kevin Tapoko, qui n’arrivera à Grenoble que ces prochains jours, et Jessy Benet et Harouna Abou Demba tous les deux ménagés suite à de petits pépins physiques. Les gardiens Paul Bourdelle et Théo Cozzi-Buet sont eux restés sur le banc tout au long du match.

Le staff isérois a ainsi pu aligner deux équipes totalement différente par mi-temps, chaque joueur pouvant donc disputer 45 minutes à l’exception d’Aziz Bouzit et Maxence Renoud qui se sont partagés la seconde période.

Rampe de lancement défaillante et arrière-garde fébrile

Première satisfaction du match : la prestation des deux gardiens. Arnaud Genty leur aurait pourtant concocté une grosse séance la veille et ils étaient annoncé « sans trop de jambes ».
Maubleu fut le grand artisan de la victoire alpine, avec notamment plusieurs duels gagnés. La prestation de Salles a été moins spectaculaire, mais il a fait le travail et s’est montré rassurant dans ses interventions.
Il n’est pas inintéressant que le capital confiance de ce dernier gonfle durant cette préparation, alors qu’il endossera un costume de n°2 où la pression sera nécessairement plus élevée.

On va malheureusement enchaîner avec du beaucoup moins satisfaisant en passant à la défense. On ne va pas trop tirer sur l’ambulance puisqu’il y a quelques circonstances atténuantes (nouveaux joueurs/associations, que le 1er match amical, retour sur Grenoble le jour même, pas forcément la volonté d’aller à 100% au contact…). Rappelons également que la défense alpine n’avait pas particulièrement brillé l’été dernier non plus, avant de réaliser une plus que correcte saison de Ligue 2.
La charnière Nestor – Straalman a été en grande difficulté. Avec déjà deux ballons perdus qui ont amené deux très grosses opportunités pour les Duchérois. Mais aussi avec un jeu long très défaillant – caractéristique partagée le plus souvent avec leurs coéquipiers. A noter d’ailleurs que le seul but du match vient d’un ballon récupéré dans les 35 mètres adverses. Grenoble, à l’exception de quelques séquences, s’est montré beaucoup plus efficace dans le jeu de transition que dans le jeu placé.
Pour faire un rapide tour d’horizon des autres éléments pas grand chose à signaler pour la charnière de la seconde période Monfray – Goteni, plus solide que sa devancière. En ce qui concerne les latéraux, Mombris (MT2) a fait son match, Gaspar (MT1), plutôt discret sur le plan offensif, n’a pas non plus été spécialement mis en difficulté. Pour Cissé (MT2), qui a dû jouer arrière droit (c’est un milieu défensif) en l’absence d’Abou Demba, cela a parfois été plus difficile face aux attaquants de Lyon. Finalement la meilleure prestation est à mettre au crédit d’Abdallah (MT1), très disponible offensivement, qui avait un gros client à gérer en la personne du très en jambes Landry Nomel.

Sans en rajouter compte-tenu du contexte évoqué en préambule, pour notre part les « doutes » n’ont pas été levés. Si le mercato grenoblois est plutôt, légitimement, salué, à nos yeux il y a matière à rester prudent, surtout sur l’aspect défensif. Le GF38 a recomposé la moitié de son arrière-garde, perdant en expérience. Le potentiel des arrivants est certain, il n’y a pas à débattre sur cela. Mais on ne construit pas des résultats sur un potentiel, mais sur l’expression de ce dernier. On attend donc une montée en puissance dans ce secteur de jeu lors des prochaines sorties.

Devant : l’embarras du choix

Grenoble a évolué en 4231/442 avec deux milieux axiaux défensif mais mobiles. La paire Pickel – Pambou à succèder à la paire Belmonte – Michel. Des quatre, c’est ce dernier qui a le mieux tiré son épingle du jeu avec une grosse activité défensive et une participation au jeu intéressante. Du Michel en somme mais à ce stade de la saison le joueur est déjà en forme.
Les milieux excentrés/ailiers : Ravet et Semedo ont disputé le premier acte ; Bouzit/Renoud et Diallo le 2ème. Ils ont tous montré des choses intéressantes même si c’est difficile d’avoir un regard intéressant sur l’ancien berjallien et sur le Murettin qui n’ont disputé qu’une vingtaine de minutes.
Les deux premiers ont beaucoup travaillé défensivement, là où Diallo a bénéficié lui de plus d’espaces en seconde période. Si on devait tirer un enseignement global c’est que le GF38 dispose cette saison d’ailiers davantage en capacité d’éliminer leurs adversaires que l’an passé. Ravet a « du pied » pour reprendre l’expression de son entraîneur. S’il a eu un peu de déchet sa capacité de conservation en petit périmètre et de sortie de balle propre a été intéressante à plusieurs reprise. Diallo a un profil davantage finisseur même s’il a manqué de lucidité dans certains choix.
Tout ce beau monde doit désormais trouver automatismes, complicité et complémentarité mais le potentiel technique point déjà le bout de son nez.

Un aspect qui vaut pour les attaquants axiaux. Chez ces derniers c’est Djitté qui a été le moins en vue même s’il a parfois pesé sur la défense adverse. Anani a montré sur certains enchaînement qu’il pouvait allier puissance et vivacité. Ondaan est toujours capable de geste fou (son retourné aurai mérité un meilleur sort) mais c’est sur la régularité qu’il doit progresser. Si on devait en retenir un ce serait Kristinsson, pour son but mais pas que puisqu’il a su être intéressant dans le jeu, très disponible, faisant preuve à plusieurs reprises de sa finesse technique. Cela fait plaisir de le voir à 100%, lui qui n’a jamais réellement pu montrer son vrai visage l’an passé. Suffisant pour bousculer la « hiérarchie » ? Pour le moment non, mais il reste de nombreux matchs amicaux.

La suite justement ? C’est l’enchaînement des matchs à partir de samedi prochain. Et plus le coup d’envoi de la Ligue 2 approchera, plus on pourra se permettre d’être inquiet ou confiant. Pour l’instant on regarde, on découvre et, surtout, on apprécie beaucoup de retrouver nous aussi les terrains.

133 jours plus tard, c’est reparti pour le show !

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