Une migraine mais des satisfactions – Retour sur Metz – GF38

Une migraine mais des satisfactions – Retour sur Metz – GF38

Pas ce soir chéri. Le GF38 n’a pas rompu la « malédiction » coupe de la Ligue en se faisant sortir dès le premier tour sur la pelouse de Metz, ce mardi. Une élimination qui ne chagrinera sans doute pas grand monde, à part le trésorier du club, mais qui n’en reste pas moins frustrante vu la physionomique du match. Car le Grenoble « bis » aligné par Hinschberger a apporté son lot de satisfactions en rivalisant avec une belle formation messine. Retour sur une rencontre porteuse d’espoir.




« Mal à la tête »

Les mots sont de Philippe Hinschberger, juste après la rencontre. Le technicien n’est pas resté longtemps sur ce registre et a vite positivé. Mais ils reflètent tout de même bien l’état d’esprit suite au coup de sifflet final. Pourquoi ? Parce que les Isérois pouvaient prétendre à mieux – au moins à la séance de tirs au but (il n’y a pas de prolongation à ce stage de la compétition). S’ils ont été dominé dans le jeu, assez nettement en seconde période, Camara n’a finalement pas eu grand chose à faire et les deux buts encaissés résultent de deux penalties évitables. Les circonstances du deuxième laissent en outre un goût amer : le GF38 évoluait à 10 après la blessure de Nicolas Taravel dans un duel aérien (front ouvert). Et avec la présence du grand défenseur central dans la surface…

Metz, c’est costaud

Niane, Basin, Boulaya et surtout Nguette : le leader de Ligue 2 a été porté par ses individualités ce mardi. Le dernier nommé, près de 80 matchs en Ligue 1, a martyrisé les défenseurs grenoblois et est à l’origine des deux penalties obtenus par son équipe. Les temps forts messins (premier quart d’heure, les 25 premières minutes de la seconde période) ont été compliqués à gérer pour Grenoble, privé de ballon et devant faire face à des vagues d’assauts dans leur 30 mètres. Si elle résulte de faits de jeu évitables, la qualification des Lorrains n’est pas imméritée.

Age et expérience

Antonetti a évoqué en conf’ de presse l’expérience grenobloise. On va se permettre de le corriger. S’il parle de l’âge des joueurs, effectivement le GF38 est une équipe « expérimentée » mais en matière d’expérience « ligue 2 », c’est en revanche l’opposé.
Le point joueur par joueur est sans équivoque :

  • Camara : premier match cette saison et tout petit vécu avec Sochaux (11 matchs de L2 entre 2014 et 2016).
  • Dady Ngoy : n’avait joué qu’une poignée de secondes en ligue 2 avant mardi, et pas sur ce poste de latéral droit.
  • Vandenabeele : découvre la Ligue 2 cette saison et pourtant c’était l’atout expérience de la défense à Metz.
  • Taravel : 1er match en pro en France et 1ères minutes jouées cette saison
  • Bengriba : 1er match en pro
  • Sanusi : 1er match de la saison
  • Elogo : 1er match de la saison, 1ères minutes en pro
  • Deletraz : avait joué 6 matchs en L2 avec Tours en 2008-2009, disons que ça compte !
  • Jigauri : 1ère titu de la saison et seulement 15 minutes de jouées avant ça
  • Chergui : 1ère titu de la saison
  • Belvito : un peu plus d’expérience mais remplaçant vendredi dernier

Et pourtant cette équipe a tenu tête au gros favori du championnat pour l’accession en Ligue 1, sur sa pelouse.

Des motifs de satisfaction

Les latéraux ont globalement été à la peine entre manque de rythme et qualité de l’adversité. Point positif, Chergui a accompli un meilleur repli défensif après un début de match très compliqué pour le côté droit isérois (via les dédoublements de Basin notamment).
La charnière a fait son match. Vandenabeele a perdu un ballon dangereux en début de match (c’est la spéciale grenobloise de la saison) mais s’est ensuite bien repris. Taravel a effectué une excellente première avec quelques duels chauds parfaitement négociés et l’apport indéniable de son physique.
Pas complètement convaincu par Sanusi sur ce match là mais Grenoble a peu eu le ballon et pendant le premier tiers du match a eu du mal dans ses sorties de balle. Il a sans doute besoin d’enchaîner pour trouver ses repères et lui aussi son rythme de croisière.
Même constat pour un Jigauri discret (on en attend beaucoup de lui) même sur certaines actions il a montré sa qualité technique. On pense à l’échange avec Elogo sur un petit périmètre conclu par une frappe dangereuse de ce dernier en première période.
Belvito a fait son meilleur match de la saison (à la nuance qu’il a disparu en seconde période, une fois le GF privé de ballons), malgré quelques pertes de balle. Mais son jeu dos au but a été très efficace et c’est lui qui va provoquer le coup-franc somptueusement transformé par Malek Chergui.

Finalement si on prend ce match à Metz comme une rencontre de préparation pour la suite du championnat, le constat tiré est positif. Hinschberger a pu faire souffler quelques éléments avant Ajaccio, offrir du temps de jeu à des joueurs manquant de rythme. Grenoble a pu s’étalonner contre ce qui se fait de mieux en ce moment en Ligue 2, en montrant qu’il était capable de poser des problèmes dans le jeu à un cador du championnat.
Dans les enseignements négatifs on pointera une certaine naïveté dans les deux penalties concédés et bien sûr l’élimination, surtout à quelques secondes d’une séance de tirs au but.

Crédit photo : LFP

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