Un petit coin de paradis : analyse d’un point fort du GF38 cette saison

Un petit coin de paradis : analyse d’un point fort du GF38 cette saison

Les coups de pied de coin sont devenus une arme redoutable à Grenoble cette année. Samedi dernier, à Pau, le défenseur Loic Nestor a ainsi marqué son deuxième but de la saison suite à un corner alors qu’Anani et Djitté ont également déjà fait trembler les filets dans cette situation. Pourquoi et comment le GF38 est-il devenir un maître en la matière ? Réponse avec le spécialiste « maison ».

Un homme est en effet particulièrement en charge des coups de pied arrêtés au sein du staff isérois : Arnaud Genty. Celui qui entraîne également les gardiens, y consacre d’ailleurs un temps tout sauf anodin chaque semaine. « Je dirais que c’est à peu près 15 heures de travail spécifique par semaine. Il y a beaucoup d’observation de vidéos de l’adversaire. Sur sa façon de défendre. Sur les failles éventuelles que l’on peut trouver. Sur quels sont ses points forts offensivement et comment on peut essayer de parer à ça. »

Un travail qui est en outre sans cesse à renouveler. « Bien évidemment les adversaires nous étudient aussi. Donc si on veut pouvoir le déstabiliser il ne faut pas trop qu’il sache ce qu’on peut faire. On met « à jour » nos combinaisons entre chaque rencontre même s’il y a des choses qui reviennent bien sûr tout au long de la saison. »

Détermination et conviction

On prend beaucoup de plaisir à assister régulièrement à la « répétition générale » les jours d’avant-match. Arnaud Genty y tient un rôle central et joue au pédagogue auprès de « ses » tireurs – Ravet, Benet ou encore Michel.
Les Grenoblois répètent leurs gammes suite aux observations du technicien. Et ce qui fonctionne à l’entraînement fonctionne aussi régulièrement en match cette saison. Le GF38 a tout simplement déjà plus marqué sur corner en 8 journées que sur les 28 matchs de la saison dernière.
Les facteurs de réussite sont multiples, à commencer par la qualité des tireurs et des joueurs à la réception. « Mettre deux frappeurs cette année, un droitier et un gaucher, créée également plus d’incertitudes. », enchaîne l’ancien gardien de l’US Abbaye. « Cela nous permet de jouer à deux, à trois, de frapper rentrant ou sortant. L’an dernier on fustigeait parfois Jessy mais nous avions aussi des arguments. Pour moi la grosse différence cette saison c’est que le match face à Toulouse nous a donné confiance. Quand nos joueurs montent c’est avec beaucoup de détermination, de conviction. Et ça, ça change beaucoup de choses. »

En réussite, les joueurs n’en sont que plus à l’écoute. « Même au-delà de ça. On discute, on échange. Ils participent davantage à l’élaboration des combinaisons. Moi de mon côté il m’arrive de rectifier des positionnements même pendant les mi-temps quand je vois que ce que l’on fait ne fonctionne pas. »

Face à Nancy, le GF38 va devoir à nouveau se réinventer dans cet exercice si particulier du coup de pied de coin. « Surtout qu’on va affronter un adversaire qui défend en zone alors que Pau proposait de l’individuel. Pour nous c’est complètement différent. »

Mais les Alpins semblent avoir apprivoisé ce petit coin de paradis. On s’y donne rendez-vous ce mardi, un peu après 19 heures. Direction le septième ciel ?

Le regard de Brice Maubleu

Nous avons interrogé le capitaine du GF38 sur le sujet. Le gardien a forcément un regard concerné et connaisseur sur la question des coups de pied de coin. « Je ne sais pas s’ils sont mieux tirés que l’an dernier mais on a peut être davantage de réussite. Arnaud fait un gros travail en vidéo et une grosse préparation avec les frappeurs et receveurs. C’est une belle récompense de cet investissement.
Loïc Nestor ? Ce n’est effectivement pas le plus grand mais les corners c’est aussi une question de timing et il arrive à sentir les coups, un peu comme Eric Vandenabeele qui a marqué pas mal de buts avec nous en National et en Ligue 2. Loic en a déjà mis 2 de son côté cette année, pour vu que ça dure !

Le fait d’avoir deux frappeurs est plus dérangeant pour un gardien pour lire la trajectoire. Et puis cela fait aussi sortir au moins un défenseur et donc cela libère plus d’espace. Et le cas échéant ils peuvent jouer à deux si personne ne vient. »

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