The Good, the Bad and The Queen : retour sur ESSG – GF38 (0-3)

Retour sur la victoire nette et sans bavure du GF38 à Sannois Saint-Gratien avec un système qui nous permet de sortir du compte-rendu traditionnel, pour pouvoir revenir séparément sur ce qui nous a plu (The Good), ce qui nous a moins plu (The Bad) et la « reine », c’est à dire le fait de match (ou l’action/le joueur), positif ou négatif, qui nous semble mériter un traitement particulier.




The Good

Une efficacité offensive déterminante

Deux occasions dans les dix premières minutes, deux buts. Forcément ça aide à se mettre sur de bons rails. Grenoble a marqué autant en un match que lors de toute sa préparation, et dans un match où les situations chaudes en sa faveur n’ont finalement pas été si nombreuses que ça (ce que nous aurions d’ailleurs pu classer en « bad »).
On retrouve ainsi le GF38 de la seconde moitié de la saison dernière, tueur dès que l’occasion se présente, et alors même que son goleador 2016-2017 est sur le banc.

Derrière, c’est solide

Là aussi la formule a déjà fait ses preuves. Le GF38 d’Olivier Guégan ne prend pas de buts, ou presque en 2017. Peu importe les éléments qui évoluent. Avec les suspensions de Dieng et Demba, Spano puis Dady ont dû évoluer latéral droit. Le premier a été excellent jusqu’à sa sortie, le 2nd a largement fait le travail sur un poste qu’il n’avait plus occupé depuis longtemps. La charnière Vandenabeele – Mayembo n’avait jamais évolué ensemble sur un match officiel… Elle s’est montrée très solide. Bengriba a été fidèle à lui même et c’est tout le bloc défensif qui a empoisonné la vie des joueurs locaux. Sauf oubli de notre part, Brice Maubleu n’a pas eu le moindre arrêt à faire. Il y a toujours eu une jambe, un orteil ou un genou grenoblois pour contrer le peu de tentatives adverses. Grenoble a donné l’impression de pouvoir jouer des heures sans prendre de but. On devient tellement habitué qu’on s’en émeut moins mais cette faculté à défendre en bloc n’en demeure pas moins impressionnante.

Alexi Peuget rassure

Seule recrue alignée ce vendredi, Peuget était attendu. Techniquement on sait le joueur très au-dessus de la moyenne – il a d’ailleurs déjà fait sa première passe décisive hier, en ouvrant parfaitement pour Belvito sur l’ouverture du score. C’est sur le plan physique que les craintes existaient. On peut dire que son premier match a rassuré à ce niveau là. Il a disputé l’intégralité de la rencontre, n’hésitant pas à aller férailler quand le besoin s’en faisait sentir.

#5 Bengriba

Un point symbolique mais qui fait particulièrement plaisir. Selim a disputé son 1er match en National. Il était temps ! Pour célébrer ça, il a une nouvelle fois réalisé une prestation solide, sans fausse note. Avec en prime le brassard de capitaine pour les 10 dernières minutes après la sortie de « Scholes » Deletraz. Maintenant on veut le voit en L2 !

The Bad

Ne pas trop muscler le jeu

Statistique intéressante : les arbitres « dégainent » beaucoup plus facilement les biscottes en National, sans doute plus à cause des diffusions vidéos que d’une présence importante de bouchers au 3ème échelon du football français.
A titre d’exemple, 80 joueurs ont écopé d’un rouge en D3 l’an passé. Dans la poule de CFA du GF38, seuls 40 cartons rouge ont été distribués. Même si moins de matchs ont été disputés, la différence est abyssale.
Ce vendredi, Selim Bengriba et Francis Dady Ngoy ont rapidement et logiquement écopé d’un jaune pour excès d’engagement. Les Grenoblois se sont ensuite tenus à carreaux mais il faudra s’adapter à un arbitrage sûrement plus intransigeant tout au long de la saison. Tous les détails comptent pour espérer voir le GF38 regagner les sommets.

Spano Rahou, la tuile ?

C’est la grosse ombre à l’idyllique tableau de ce premier match de la saison. Maxime Spano Rahou est sorti peu après la demi-heure de jeu, après avoir réalisé une excellente entame de match. Le club parle d’une blessure aux ischios, ce qui pourrait entraîner une absence de 2 (élongation) à plus de 6 semaines (déchirure, rupture). Le joueur doit passer une échographie.
Joueur de champ le plus utilisé l’an passé, son éventuelle absence serait forcément préjudiciable même si les retours de Demba et Dieng offriront des possibilités de remplacement.

The Queen : Francis Dady Ngoy, monsieur polyvalence

Il a commencé le match au poste de milieu offensif gauche – il est à l’origine du 1er but grenoblois. Après la sortie de Spano Rahou, il a évolué en tant que latéral droit. Un grand écart qui n’a pas posé de problème à Dady, qui découvrait pourtant lui aussi ce niveau National.
Ce n’est sans doute pas le joueur qui aura le plus de temps de jeu cette saison ou qui fera partie d’un « 11 type » mais quel entraîneur ne rêverait pas d’avoir un pareil profil dans son équipe, capable de dépanner sur de nombreux postes, sans faire diminuer pour autant le niveau de l’équipe, de se montrer décisif.
Là aussi on en prend le pari : il va faire gagner des points à son équipe cette saison.

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