#TGTBTQ : L’analyse de GF38 – Concarneau

Analyse de la rencontre de la 17e journée de National entre le Grenoble Foot 38 et l’US Concarneau avec ce que nous avons aimé (The Good), ce que nous avons moins aimé (The Bad), et le fait du match (The Queen).

The Good

Le GF, toujours pas inquiété

Et oui, le GF toujours pas vainqueur à domicile, mais toujours pas inquiété non plus dans le jeu… Malgré quelques contre-attaques (très mal négociées), Concarneau n’a pratiquement eu aucune occasion et les hommes d’Olivier Guégan ont encore une fois dominé un match à la maison sans le gagner. Une fois n’est pas coutume, ils auraient dû prendre les trois points mais finalement ne vaut-il pas un nul comme celui-là, aussi frustrant soit-il, qu’un nul avec une équipe de Grenoble arc-boutée devant ses cages ? Spoiler : non ! Oui, après un match comme celui-là, personne n’est content mais bon, Grenoble, depuis Cholet, n’a quand même plus été inquiété par ses adversaires.

 

Quand la chance tournera…

Olivier Guégan l’a souligné en conférence de presse : quand la chance tournera en faveur du GF – et elle va tourner – Grenoble se satisfera de ces points rageants mais importants. La saison de National 1 est très longue, et tous les points sont bons à prendre. Quand le petit truc qui manque dans un soir comme ce mercredi deviendra le petit truc qui fera la différence, on s’en rappellera !

 

Grenoble, plus que jamais dans le coup

Ce que certains ont tendance à oublier en revanche, c’est d’où vient Grenoble. On regrettera profondément l’altercation d’un « supporter » isérois qui a pris à parti Olivier Guégan pendant la rencontre. Tout le monde est dans le même bateau et en attendant le match reporté du Red Star, le bateau se porte bien ! Oui, il y a eu des points lâchés en route qui sont dommageables : Chambly, Concarneau notamment, et qui, s’ils avaient été pris, permettraient à Grenoble d’être seul leader avec une belle marge d’avance. Mais en attendant, Grenoble est seul 2e, le Red Star est loin d’avoir gagné à La Duchère et surtout l’écart se creuse légèrement avec Cholet, toujours 4e pour l’instant mais qui enchaîne les défaites. À la mi-saison, les Bleu et Blanc sont dans le coup : mais il reste encore plusieurs mois de compétition !

 

The Bad

Quand ça ne veut pas…

On ne va pas remuer le couteau dans la plaie avec la série noire suffisamment incroyable du GF 38, vous connaissez les stats (et si ce n’est pas le cas, rendez-vous ici et vous rajoutez un manqué à Deletraz)… C’est hallucinant, mais c’est comme ça et quand cette incroyable malédiction se terminera, on en parlera comme d’un lointain souvenir. Mais comme contre Chambly, Grenoble a surtout eu de nombreuses opportunités d’ouvrir le score sans y parvenir. Heureusement que contre Les Herbiers, le GF a réussi à forcer le destin parce que lors des dernières rencontres à domicile, quand ça ne veut pas…

 

À domicile, c’est plus possible

Et justement, le bilan à la maison est vraiment plus que moyen et c’est là où le bât blesse. Pour une équipe qui ambitionne de jouer la montée, il faut faire mieux. Beaucoup mieux. Au tableau de route, c’est vraiment à domicile que le club a perdu des points : en vrac, contre le Red Star, Laval, Chambly et maintenant Concarneau pour les matchs qui auraient du finir de meilleure façon qu’avec un nul. Alors oui, la plupart des grosses équipes sont venues au stade des alpes (Rodez, Red Star, Cholet, Dunkerque notamment), et si l’on sait que n’importe quelle équipe peut battre n’importe qui dans ce championnat, Grenoble aurait quand même dû prendre davantage de points contre Chambly ou Concarneau entre autre.

 

The Queen

Grenoble y croit, et nous aussi

Il aurait été trop facile de parler du pénalty raté dans cette section. Alors on va retenir autre chose : la vraie unité qui se crée et se renforce à Grenoble. D’abord, le groupe. On le sait soudé, d’autant plus après les résultats de la saison passée, mais les joueurs sont vraiment affectés par les résultats mitigés devant le public et ils ne trichent pas. C’est une vraie équipe chouette à suivre qui, certes, ne gagne pas tout le temps, mais nous fait quand même plaisir – même si c’est vrai qu’on aimerait bien qu’elle marque ENFIN un pénalty. C’est plus que onze joueurs de champ, même plus que les remplaçants : le GF a un groupe de grande qualité ET en quantité quand on pense aux Flo’ David, Selim Bengriba, Malek Chergui, Corentin Tirard, Ugo Guégan et Nathanaël Dieng qui ne figuraient pas ce mercredi sur la feuille de match. Et même Bassiri Keïta et Nathan Monti. Tous ces joueurs font aujourd’hui que Grenoble – depuis plus d’un an, mais surtout en 2017 – a eu des résultats extraordinaires cette année. Et tous croient vraiment en la capacité du club à jouer le haut de tableau et faire partie du sprint final dans quelques mois. C’est aussi le cas du coach avec qui on englobe tout le staff. Ils ont vraiment réussi à créer une identité au GF : sur le terrain et en dehors. Après cinq années à végéter en CFA, c’est ce groupe-là qui a réussi à s’en extirper et aujourd’hui à se défoncer sur le terrain : et la mine défaite d’absolument tous les membres du club après un match nul (même pas une défaite !) frustrante suffit à prouver à tous qu’il y a quelque chose qui peut marcher.

En tant que média qui suit le GF de manière permanente, c’est aussi notre rôle d’être critique quand il faut l’être mais finalement qu’est-ce qu’on pourra dire de plus que les joueurs, le staff et surtout les spectateurs ne savent pas déjà ? Ce nul est extrêmement décevant mais il ne doit pas non plus occulter une année 2017 formidable. Le public a parfois tendance à être sévère : les nombreux sifflets descendus des tribunes à l’issue du match contre Concarneau témoignent cependant seulement d’une crispation vis-à-vis du résultat final que d’une véritable remise en cause du projet grenoblois.

Qui aujourd’hui pourrait sérieusement dire qu’il ne croit pas capable le GF38 de faire partie des trois premiers du championnat à l’issue de la saison au vu de tout ce que le club a montré jusqu’ici ? Personne. Personne de sain d’esprit ou d’honnête en tout cas. Non, tout n’est pas parfait, loin de là, mais ce qui fait vraiment plaisir, c’est ce sentiment véritable que tout le monde y croit : joueurs, staff, dirigeants et supporters. Alors rendez-vous en 2018 pour une deuxième partie de saison qui peut véritablement s’avérer fantastique.

1 Comment on this Post

  1. Cette année, c’est en déplacement qu’il fallait être pour vibrer : ESSG, Consolat, la Duchère, entre autre, alors come on Grenoble en 2018 !!!

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