Selim Bengriba : l’ « invaincu contre les Ligue 1 » se confie

Le défenseur grenoblois Selim Bengriba a une histoire particulière avec la coupe… D’abord avec Chambéry, club de CFA2 à l’époque, où il s’était hissé jusqu’en quarts de finale en éliminant trois clubs de Ligue 1 (Monaco, Brest et Sochaux), puis avec Grenoble où tout le monde se souvient de son but incroyable de la tête contre l’Olympique de Marseille il y a trois ans. L’occasion de revenir avec le guerrier isérois sur le match contre Strasbourg de ce jeudi.




Vous vous apprêtez à affronter ce jeudi un club de l’élite du football français, Strasbourg, qu’est-ce que ça représente pour vous ?

C’est rencontrer le top niveau. Ce qui se fait de meilleur en France. Se mesurer à une Ligue 1, au stade des alpes, devant notre public, ça n’arrive pas tous les jours. C’est un match qu’on a hâte de jouer.

Comment expliquez-vous votre réussite en coupe de France, assez incroyable à votre niveau ?

Quand on est un club amateur et qu’on fait des parcours en coupe, il faut avoir de la chance au tirage. Avec Chambéry, j’ai eu l’opportunité de tirer trois clubs de l’élite. Puis avec Grenoble, on a rencontré Marseille dès les 32e, c’est une chance ! Strasbourg, c’est la cinquième équipe de Ligue 1 que je vais rencontrer et jusqu’à présent je suis toujours passé contre les Ligue 1 ! Pour réussir, il faut quoi qu’il arrive faire un gros match et avoir cette petite part de réussite qui peut faire la différence.

Elle a une saveur particulière cette coupe de France pour des joueurs « amateurs » ?

Je ne sais pas ce que pensent des pros de la coupe de France mais pour nous : c’est une compétition qu’on veut jouer à fond. On peut tomber contre une Ligue 1, faire gagner de l’argent au club, remplir le stade… Le championnat passe avant tout mais si on peut se qualifier, on ne va pas s’en priver : on ne va pas lâcher parce que ça nous oblige à jouer en semaine.

Strasbourg, c’est un club que vous avez déjà rencontré avec le GF38 par le passé…

Je garde forcément un mauvais souvenir de mon dernier match contre le Racing : non seulement je prends un rouge au bout de trois minutes, mais en plus on le perd alors que sur l’ensemble du match, je pense qu’on aurait mérité plus. J’en ai un souvenir très mitigé. Il n’y a aucun désir de revanche par contre. C’est un autre contexte, une autre équipe, ça n’a rien à voir. On veut juste passer ce tour : marquer je m’en fiche carrément ! Si le ballon est devant la cage et que je suis là, je vais le pousser au fond, mais ce n’est pas mon but premier.

Il y a une frustration par rapport à cette saison ? De se dire qu’aujourd’hui Grenoble pourrait être à la place de Strasbourg ?

Frustrant… Oui peut-être… Si on était monté à leur place cette année-là, peut-être que ce serait nous qui serions en Ligue 1 aujourd’hui. Mais s’ils en sont là, c’est qu’ils le méritent. Tant mieux pour eux, c’est un club qui mérite d’être en Ligue 1, comme Grenoble, sauf qu’ils y sont arrivés avant nous.

Il y a plus de 10 000 supporters attendus ce jeudi au stade, ça vous fait plaisir à vous, les joueurs ?

C’est gratifiant de voir un stade des alpes quasi-plein, en plus le kop va pouvoir retrouver sa tribune ! C’est un grand plaisir de partager ce moment avec les supporters, surtout ceux qui nous suivent tous les week-ends en championnat et on espère qu’ils seront fiers de nous à la fin du match.

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