Plombé par un secteur offensif en berne, le GF38 n’avance plus avec deux défaites de rang en championnat et une piteuse élimination en coupe de France. L’entraîneur grenoblois a livré un constat sans appel après le revers face au Havre : ses joueurs offensifs manquent de qualité. En attendant d’éventuels renforts cet hiver, il va pourtant falloir que le technicien fasse avec son effectif actuel pour deux périlleux déplacements. Faisons le tour des options qui s’offrent au coach italien.

Faut-il persévérer avec Achille Anani ?

Fantomatique face au Havre, l’attaquant n’y arrive pas. Doux euphémisme. Sans rentrer dans le débat d’un manque de confiance passager ou d’un niveau trop léger pour exister en Ligue 2, on ne peut que tirer le constat que les prestations du joueur formé à l’Olympique de Marseille n’évoluent pas positivement malgré un temps de jeu très conséquent. Vendredi dernier, Anani a semblé se cacher tout au long des 90 minutes, ne touchant que 20 (!) ballons au total et ratant quelques gestes basiques.
Faute de grives, on mange des merles dit l’expression. Faut-il donc persévérer avec un joueur qui pénalise aujourd’hui son équipe faute de concurrence ? A notre sens non. Un peu de repos le temps de se remettre la tête à l’endroit (ou pas) nous semble aujourd’hui la meilleure option pour tout le monde.

David Henen soigne ses stats’

Deux buts, une passe décisive et un jeu sans ballon décisif sur le but de Nestor contre Dunkerque. Au ratio temps passé sur le terrain (517 minutes) / actions décisives, David Henen est le second meilleur grenoblois depuis le coup d’envoi de la saison, derrière Yoric Ravet. Pour cause de sélection puis de blessure, il n’était en outre pas des très faibles prestations en coupe de France.
Malgré les critiques répétées de Jacobacci sur ses attaquants, l’international togolais doit pourtant se contenter des miettes en terme de temps de jeu ces dernières semaines : 100 minutes jouées en 7 rencontres depuis deux mois. Est-ce que sa réalisation face au HAC va lui ouvrir les portes d’une nouvelle titularisation, deux mois et demi après la dernière, sur la pelouse de Rodez ?

Des retours salvateurs ?

La solution pourrait venir de l’infirmerie. C’est évident pour Yoric Ravet, indispensable à son équipe. Ca le devient de plus en plus pour Florian Michel, le « Verratti grenoblois », toujours à 100% et qui par son profil atypique est devenu lui aussi un maillon important pour son équipe. Son absence a pesé en terme de grinta et en terme technique. Après n’avoir déjà pas remplacé Jessy Benet cet été Grenoble ne peut pas se permettre de faire sans les deux joueurs formés au club. Leur absence conjuguée ne peut que gripper un peu plus la mécanique.
Le cas de Correa est différent. Avant sa blessure, à l’exception de minutes prometteuses face à Guingamp, il s’est montré décevant. Mais pour peu qu’il soit moitié aussi actif sur le terrain que sur ses réseaux sociaux son retour fera du bien, même si ce n’est pas dans la peau d’un titulaire indiscutable. L’an passé le banc grenoblois faisait souvent la différence. Un peu plus de profondeur ne peut être que bénéfique.

La solution pourrait-elle venir de la réserve ?

Nous avions posé la question à l’entraîneur italien il y a quelques semaines, vu qu’il assiste régulièrement aux rencontres de l’équipe B du club. Sans nous citer de noms, il avait admis que certains éléments avaient des profils intéressants mais que c’était encore un peu trop tôt pour eux pour franchir le cap.
Posons la question différemment : un attaquant qui aura peut être moins de qualités/expérience mais qui aura faim de pouvoir saisir une rare opportunité pourra-t-il vraiment faire pire que ce qu’on voit depuis quelques semaines ?
Sofian Belkheir, Mathieu Gourgand, Omar Benyounes ont brillé avec l’équipe de Lucas Pouliquen depuis le coup d’envoi de la saison (et depuis plus longtemps pour l’ancien de Manival). Ils ont marqué, ils ont fait marqué, ils ont débloqué des situations. Bousculé par une R3 et éliminé par une N2, Grenoble a démontré que les écarts de niveau pouvaient se gommer sur du court terme.

Maurizio Jacobacci ne dispose pas d’une main incroyable. Il faut être réaliste. Les départs de Semedo, Benet, Djitté ont été mal ou pas du tout compensés, Anani n’est plus que l’ombre de lui-même et les absences pénalisent régulièrement le rendement offensif de son équipe. Il va pourtant devoir faire avec – en espérant quand même quelques retours – pour au moins encore deux rencontres. Deux matchs qui seront essentiels pour définir la seconde partie de saison et qui pourraient plonger le GF38 dans la crise juste avant la trêve.
Des options, au moins à tenter, nous semblent toutefois malgré tout exister. Ou alors il faudra « prier pour un exploit personnel de Loic Nestor », comme le disait un supporter dauphinois sur les réseaux sociaux la semaine passée.

Ce n’est même pas si farfelu que ça. Et c’est peut être aujourd’hui bien ça le plus affolant.

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