Olivier Saragaglia (Châteauroux) : « Je trouve aujourd’hui ce que j’aime faire dans ce métier »

Olivier Saragaglia (Châteauroux) : « Je trouve aujourd’hui ce que j’aime faire dans ce métier »

Le Grenoblois Olivier Saragaglia a une nouvelle fois endossé le rôle d’entraîneur principal à la Berrichonne de Châteauroux, avec l’objectif d’éloigner l’équipe de la zone de relégation. Première étape ce vendredi sur la pelouse de Rodez, un concurrent direct dans la course au maintien. Le technicien est revenu ce mercredi à l’occasion de sa conférence d’avant-match sur le fait de retrouver cette place et sur l’éventuelle « patte Saragaglia ».

« Je suis plus dans mon rôle et dans ce que j’aime dans ce métier. Même si j’avais beaucoup de liberté avec Nico et que j’avais une fiche de poste assez complète avec lui. Je prenais beaucoup de plaisir dans ce que j’avais à faire. Mais là, j’ai une responsabilité supplémentaire, je vais devoir faire des choix, mettre en palace une équipe avec des schémas tactiques, techniques… Oui, c’est ce qu’il me manquait, même si on en discutait beaucoup avec Nico. Forcément, la décision finale, c’est lui qui la prenait et c’est tout à fait normal ! Je trouve aujourd’hui ce que j’aime faire dans ce métier. »

« L’équipe que je vais mettre en place pourra potentiellement ressembler à ce qu’on a vu contre Amiens. Il y aura juste une approche du match qui sera différente. Notamment mon discours, rien qu’au niveau de la voix. Je n’ai pas la même intonation que Nico, pas la même posture… Tout ça, ce sont des éléments qui peuvent avoir un effet sur le groupe. Je ne vais pas forcément leur rentrer dedans. Je le faisais quand j’étais à l’échauffement avec eux : j’avais ce discours motivationnel avec eux. Là, j’ai envie de prendre un peu plus de recul pour me concentrer sur l’aspect tactique de ce match qui va être très important. Mon organisation préférentielle c’est le 4-3-3 / 4-1-4-1 défensivement. J’ai toujours évolué comme ça. Je l’avais fait après Jean-Luc Vasseur car le schéma à 5 derrière n’est pas celui qui me faisait le plus rêver. Les messages que je voulais faire passer au groupe ne correspondait pas à ce plan de jeu. Je maîtrise ce 4-3-3, donc quand on veut tout de suite avoir des résultats : on doit se concentrer sur ce que l’on maîtrise. Je n’ai pas beaucoup de principes. Je pense que le football est un sport simple, j’ai donc travaillé sur mes trois principes fondamentaux. Le football se joue dans les trente derniers mètres de chaque camp. Mon travail c’est donc d’empêcher l’adversaire de venir dans nos trente mètres, si l’adversaire y vient : comment on réagit ? Et offensivement, je dois me demander comment on va entrer dans les trente derniers mètres adverses. Quand on y est, c’est l’audace et le talent qui parlent mais je n’ai plus de travail à partir de cet instant. »

Crédit photo : www.berrichonne.net

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