Le gâteau, la cerise et la chantilly

Le gâteau, la cerise et la chantilly

Et si on se posait tranquillement pour porter un regard sur la saison des footballeurs grenoblois ? Alors qu’a débuté, laborieusement pour le GF38, un sprint final qui s’annonce passionnant et passionné, il n’est pas inutile de dresser un premier bilan et d’établir de nouveaux objectifs.

La saison des coéquipiers de Brice Maubleu est d’ores et déjà réussie. Fin de l’article.

Bon, tâchons quand même de développer un peu. Quels étaient les objectifs l’été dernier, après deux saisons de Ligue 2 (ou une et demi) terminées à la 9ème place et alors que plusieurs cadres voguaient vers d’autres cieux ?
Le premier a été dit et répété par Philippe Hinschberger et ses joueurs à longueur de conférence de presse : le maintien. Le technicien a parfois précisé en « essayant de faire mieux que les saisons précédentes ». Il est peu probable que son équipe termine désormais au-delà de la 8ème place du classement. Mission accomplie, donc. Pour notre part la base était le maintien également, peu importe la place. Le changement d’une partie de la défense avait fait naître chez nous quelques craintes, vite rassurées.
Le second, assumé, était de refaire du Stade des Alpes une forteresse imprenable. Le GF38, s’il peine un peu plus chez lui depuis quelques semaines, est la seule formation invaincue à domicile de Ligue 2. Pas besoin d’en dire plus : contrat rempli.
Le troisième était « la manière ». On s’est parfois fait chier devant les matchs des Isérois les années précédentes. C’est parfois toujours un peu le cas cette saison, mais dans des proportions bien moins importantes. Grenoble a un jeu plus offensif, moins dans le calcul et des joueurs qui savent faire le spectacle (coucou « magic » Ravet). Objectif en grande partie rempli, à nos yeux en tout cas.
Le dernier est plus subjectif. Il s’agit de l’image véhiculée par l’équipe, les joueurs, le club. Entre buzz (le trophée gate), personnalités attachantes et proximité dans la com’, le GF38 renvoie la plupart du temps l’image d’un club humain et sympathique, agréable à suivre et à supporter. Malgré l’éloignement du stade, la communauté s’est, nous semble-t-il, renforcée cette année. Les bons résultats aident, c’est évident, mais ils ne font pas tout.

Pour toutes ses raisons, Grenoble pourrait finir 6ème à l’issue de la 38ème journée que le bilan de cet exercice 2020-2021 resterait très positif et que cette cuvée ferait partie des très bonnes de l’histoire du club.

Maintenant l’appétit vient en mangeant comme l’a dit Yoric Ravet il y a quelques semaines. Le Top 5 du championnat tend les bras aux Grenoblois. Et ce serait une GROSSE déception que de ne pas en faire partie à la fin du championnat.

C’est d’ailleurs désormais l’objectif affiché par les joueurs et le staff. Grenoble ne s’en cache plus. Il faut dire que ça commençait à devenir difficile de dire le contraire au vu du classement…
Rien n’est fait, surtout qu’il reste pas mal de confrontations directes dangereuses, à commencer par le déplacement à Paris samedi prochain, mais il faut tout de même mieux être dans la situation du GF38 que de l’AJ Auxerre aujourd’hui.
Comme nous le disait notre confrère du Dauphiné Libéré Pierrick Le Pezennec ce samedi « on doit regarder la 6ème place ». C’est un avis que nous partageons totalement. Se concentrer sur une qualif’ pour les phases finales uniquement. Ne pas s’enflammer pour plus. Mombris et ses partenaires ont appliqué une recette qui fonctionne bien cette saison, en prenant les rencontres les unes après les autres. C’est un état d’esprit à conserver. Humilité n’est pas fausse modestie et n’empêche en rien d’avancer.

Le gâteau est acheté. La cerise à son sommet à portée. Reste la chantilly que serait une accession en Ligue 1. Là aussi gardons en tête que ce n’est que du bonus. Depuis la phase 1, le ventre est déjà bien rempli. Et si cette gourmandise fait rêver, des joueurs aux supporters, elle ne peut s’ajouter qu’une fois les autres ingrédients obtenus.
Apprécions et remercions déjà les Grenoblois pour le bon dessert offert cette année. Et pas besoin de leur rappeler que, « si jamais », on a encore un peu de place. Ils sont les premiers à être toujours affamés…

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