Laurent David : « J’ai pris mon pied les 3 ans où j’ai évolué au GF38 »

C’est le plus Grenoblois des Brestois. Laurent David n’a passé que 3 saisons dans la capitale des Alpes mais il a contribué à écrire l’histoire du GF38 et conserve une place dans le cœur des supporters. Désormais entraîneur de l’équipe réserve de Brest (N3) il est un témoin privilégié de l’affiche qui se se déroulera au Stade des Alpes ce vendredi. « Lolo » David nous a accordé un entretien à retrouver ci-après.




Laurent, peux-tu nous retracer en quelques mots ton parcours grenoblois ?

Je suis arrivé en 2000. Le GF38 évoluait alors en National, c’est la saison où on monte en Ligue 2 et où on va jusqu’en quart de finale de la coupe de France, qu’on finit par perdre en prolongation. contre Troyes. J’ai ensuite évolué pendant 2 années en ligue 2 avec Grenoble avant revenir à Brest. J’aurais aimé poursuivre l’aventure avec le GF mais je n’ai pas été conservé, cela fait partie de la vie d’un footballeur.

Que retiens-tu de ce passage dans la capitale des Alpes ?

Il faut savoir que je sortais de 6 mois de blessure avec mon ancien club, Amiens. J’étais resté proche d’Hervé Milazzo qui m’a mis en contact avec Grenoble et ça s’est fait en un coup de fil. C’était la première fois que je revenais d’une longue blessure et ma venue m’a complètement relancé. Rien que pour ça ce fut une superbe expérience.

Après pour moi c’est impossible de te sortir un ou deux souvenirs meilleurs que les autres. Ce sont les trois saisons que je garde en tête, trois très belle année tant sur le plan sportif où on a vécu de belles choses, qu’au niveau de l’état d’esprit du groupe qui était extra.

Tu as également su créer un lien fort avec les supporters à l’époque…

Encore aujourd’hui je reçois des messages sur les réseaux sociaux des supporters grenoblois. Ca me touche énormément qu’ils ne m’aient pas oublié, de voir qu’ils considèrent que je fais partie de l’histoire de ce club.  J’ai pris mon pied les 3 ans où j’ai évolué au GF38 et c’est notamment grâce à eux. Tout le monde a pris son pied je pense : joueurs, staff, supporters. Je me souviens des ambiances de folie et quand je vois certains matchs actuellement au Stade des Alpes ça me rappelle des souvenirs.

Tu as gardé des contacts avec les joueurs de l’époque et quel(s) joueur(s) t’ont particulièrement marqué ?

Je suis resté proche d’Hervé Milazzo, de Désiré Périatambée. Pour l’anecdote je suis aussi désormais l’entraîneur du fils de Fred Guéguen, avec qui j’ai été formé à Brest et avec qui j’ai joué à Grenoble. Je revois de temps en temps Cyril Carrière. Le monde du foot paraît grand mais il est tout petit et les réseaux sociaux sont pratiques pour rester en contact.

Sur les joueurs qui m’ont marqué… Il y en a eu beaucoup. Mika Dogbé était un phénomène. Jean-Pascal Yao derrière, Fred dans les buts… Désiré et Lolo Debrosse m’ont également vraiment marqué. J’étais un 10 à l’ancienne et de jouer devant deux mecs comme ça ça te facilite quand même beaucoup le travail (rires).

Dans ta vie il y a eu Grenoble, mais il y a aussi beaucoup eu Brest…

Brest c’est mon club de cœur. J’y ai fait ma formation, j’ai eu la chance de passer 5 ans là bas avant le dépôt de bilan, j’y suis revenu pour la remontée en Ligue 2 et là ça fait 6 saisons que j’y entraine : 1 ans en U17 et depuis 5 saisons avec la réserve.
Grenoble est une partie de mon coeur, je dirais même que c’est là bas que je me suis senti sportivement le plus à l’aise, mais Brest reste la partie la plus importante.

Comment as-tu franchi le cap pour devenir entraîneur ?

J’avais passé mes diplômes mais ce n’était pas forcément une obsession d’entraîner mais des fois le hasard fait bien les choses. Après l’obtention de mon diplôme un club amateur m’a proposé de le rejoindre et ça a été un premier déclic, j’ai commencé à vraiment y prendre goût.
Ensuite Alex Dupont m’a appelé, il souhaitait que je m’occupe du recrutement à Brest mais finalement une place s’est libérée chez les éducateurs et j’ai commencé à m’occuper de l’équipe U17. J’ai vraiment pris et je prends toujours énormément de plaisir dans ce rôle. Passer par la case formation me semble essentiel, on apprend beaucoup de choses quotidiennement.

Ton objectif sera d’entraîner une équipe une à l’avenir ?

Je ne me projette sur rien du tout. J’essaie d’être le plus performant possible et on verra où ça mène. Ce que je fais me convient parfaitement mais le foot est toujours une vie de surprise donc on verra bien.

Quelles sont tes missions avec la réserve brestoise ?

Aider les jeunes à franchir un cap? L’an passé on a fini 3ème de notre poule de N3 c’était également très satisfaisant, sachant qu’on ne peut de toute façon pas monter en N2. Mais le but premier est d’intégrer le max de joueurs au groupe pro, qu’ils finissent la fin de leur formation avec les pro. Ca prend forme depuis quelques années. Je tâche, avec d’autres, de rendre nos jeunes le meilleur possible sur les plans humain et sportif.

On ne te demandera pas de te mouiller mais est-ce que tu penses qu’on verra beaucoup de buts demain au Stade des Alpes ?

La Ligue 2 est tellement surprenante que je ne sais pas mais de toute façon je suis nul en prono (rires). Ce qui est sûr c’est qu’on a à faire à deux équipes qui jouent, donc le match surement ouvert. Je ne suis pas inquiet pour le maintien du GF38 de ce que j’ai vu d’eux depuis le début de la saison. Quant à Brest, il fait un très beau 4ème pour le moment. J’aurais bien aimé y assister au Stade des Alpes mais je serai devant ma télé.

Un petit message pour conclure ?

Oui je voudrais saluer Alain Fessler, quelqu’un d’exceptionnel et un mec en or. Je sais qu’il m’en veut parce qu’à chaque fois qu’il vient en Bretagne je suis pris ailleurs (rires) mais il sait à quel point je pense du bien de lui, le football ne pourrait pas exister sans des gens comme lui.

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