Jimmy Giraudon (Troyes) : « Sans ses supporters, le GF38 n’en serait pas là aujourd’hui »

Jimmy Giraudon (Troyes) : « Sans ses supporters, le GF38 n’en serait pas là aujourd’hui »

En tant que membre fondateur du fan club de Jimmy Giraudon il y a de cela quelques saisons (la remarquable Djim Team, qui ne se trompe (presque) jamais), nous ne pouvions bien évidemment pas ne pas interroger le joueur alors qu’il viendra défier le GF38 avec son équipe de Troyes, ce vendredi, au Stade des Alpes. L’occasion de parler de sa période grenobloisse – il est resté dans la capitale des Alpes pendant 4 saisons – mais aussi du début de championnat de l’Estac. Entretien.




Jimmy, comment vas-tu et comment abordes-tu ce retour à Grenoble où tu as joué plusieurs saisons ?

Ca va bien, je suis en forme ! C’est effectivement un match un peu particulier pusique j’ai passé 4 saisons à Grenoble où j’ai pris beaucoup de plaisir. Plus qu’un match particulier, c’est un match très excitant que j’ai hâte de pouvoir jouer.

A l’époque, en 2012, tu venais des Chamois Niortais. Peux-tu nous expliquer ce qui a motivé ta venue à Grenoble ?

Les contacts se sont faits en premier lieu entre Pascal Gastien, qui était mon entraîneur à Niort, et Olivier Saragaglia qui se connaissaient tous les deux très bien pour avoir joué ensemble à Châteauroux. C’est par là que s’est faite la prise de renseignements puis de contacts. Moi de mon côté je connaissais bien Farès Hachi qui était avec moi à Niort et qui s’était engagé au GF38 juste avant. Donc la décision s’est faite très rapidement et je n’ai pas hésité à rejoindre Grenoble, un club qui avait en plus connu la Ligue 1 seulement quelques années auparavant.

Ton meilleur et ton pire souvenirs de tes années grenobloises ?

Je n’ai pas vraiment de pire souvenir. Si je devais te citer quelque chose, ce serait davantage de finir toujours deuxièmes de nos poules en CFA. C’était un peu rageant d’échouer à rien à chaque fois. Pour le meilleur souvenir c’est la qualification face à l’Olympique de Marseille en coupe de France.

Si nos souvenirs sont bons, tu arrives plutôt comme un milieu de terrain mais c’est finalement en charnière centrale que tu t’imposes et que tu éclates véritablement…

C’est tout à fait ça. Je me souviens même du premier match où j’ai joué derrière. C’était à Yzeure. Il y avait beaucoup de blessés et le coach m’avait sollicité pour occuper une place plus reculée. Je n’ai plus quitté ce poste depuis et c’est effectivement à cette place là que j’ai franchi les capes.

Tu n’as plus bougé de poste sauf depuis quelques matchs…

C’est vrai que depuis 3-4 matchs j’évolue au milieu avec Troyes ! C’est une sorte de retour aux sources et c’est un poste où je me sens bien donc cela ne me dérange pas du tout.

Pour revenir sur la fin de ton parcours à Grenoble : est-ce que tu as bénéficié de bien connaître Jean-Louis Garcia pour arriver en Ligue 2 ou c’était de toute façon une étape prévue dans ta carrière. Est-ce d’ailleurs difficile quand on joue en CFA de se faire « remarquer » ?

Alors j’avais d’autres contacts en Ligue 2 et à ce moment là si ce n’était pas Troyes je pense que ça aurait été un autre club de ce championnat. Maintenant c’est vrai que cela a été plus facile du fait de connaître le coach.
Pour la seconde partie de ta question je pense que le CFA n’est pas un championnat qui est particulièrement mis en lumière alors qu’il y a vraiment de très bons joueurs qui y évoluent. De fait, c’est difficile d’en sortir même quand on a les qualités pour jouer plus haut. Mais il faut continuer de travailler et surtout ne jamais rien lâcher et l’opportunité finit toujours par se présenter.

Tu avais l’étiquette du « joueur CFA » d’ailleurs quand tu es arrivé à l’Estac ?

Oui, d’autant que le club descendait de Ligue 1. Mais j’ai vite pris mes marques. C’est plus facile également quand le coach vous connait bien. J’ai rapidement était en confiance et obtenu la confiance de mes coéquipiers et j’ai réussi à m’imposer.

La ligue 1 l’an passé, le capitanat cette année : on peut même dire que ta réussite est importante…

A part notre descente en Ligue cette année oui l’aventure est très positive. Et puis je retiens qu’on a quand même réalisé une bonne saison en L1 l’an dernier, il ne nous a pas manqué grand chose pour réussir à se maintenir.

Après une entame difficile cette saison, l’équipe tourne mieux depuis quelques matchs…

On a eu beaucoup de mouvements cet été lors du mercato avec même des départs lors du dernier jour. Donc cela a été logiquement compliqué au début, notamment pour le coach mais c’est rapidement rentré dans l’ordre et effectivement l’équipe tourne de mieux en mieux, à nous de poursuivre sur cette voie.

Le GF38 a beaucoup changé depuis ton départ, tu es quand même resté en contact avec certains ?

Surtout avec Arsène Elogo avec qui je parle de temps en temps et j’aurais plaisir à retrouver Julien Deletraz, Brice Maubleu et Selim Bengriba même si on se parle moins. Mais c’est vrai que l’équipe a énormément changé. Il reste quelques personnes au sein du staff. Et puis les supporters évidemment avec qui je garde d’excellents souvenirs. Sans ses supporters, le GF38 n’en serait pas là aujourd’hui. Ils n’ont jamais lâché, ils étaient là en CFA. Ils sont importants pour le club et eux aussi ça sera spécial de les retrouver vendredi.

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