GF38 – Red Star : The Good, the Bad and the Queen

Analyse de la rencontre de la 6e journée de National entre le Grenoble Foot 38 et le Red Star avec ce que nous avons aimé (Good), ce que nous avons moins aimé (Bad), et le fait du match (Queen).




The Good

« Les grandes équipes ne perdent jamais deux fois d’affilée ».

Leitmotiv de coach Guégan depuis le début de la saison, Grenoble a su répondre présent après son revers face à Créteil la semaine dernière. Ce n’est certes qu’un point pris face à un candidat déclaré à la montée mais le GF a répondu avec la manière à sa première défaite en match officiel depuis le mois de janvier. Dans ses quelques rares temps faibles, les bleus et blancs n’ont pas paniqué et n’ont jamais craqué. Une performance satisfaisante qui doit maintenant déboucher sur une nouvelle série positive dès jeudi contre Pau.

Malgré les absents, Grenoble (r)assure

Spano et Mayembo blessés, Vandenabeele suspendu, la défense qui a joué contre le Red Star était plus qu’expérimentale et n’avait rien à voir avec celle qu’aurait pu aligner Olivier Guégan avec toutes les forces vives. Ibou Coulibaly a été replacé en charnière centrale aux côtés de l’inusable Selim Bengriba (habituel latéral gauche) qu’a remplacé Guégan Jr dans son couloir. Seul Harouna Demba, à droite, fait partie du « 11 type » de ce début de saison. Pourtant, la sérénité dégagée par le bloc collectif grenoblois impressionne. Vivement critiqué pour ses performances, Ugo Guégan a plus qu’assuré l’intérim à gauche et Brice Maubleu a désormais un nouveau match à cocher avec la mention « clean sheet » à côté.

Le GF 38 a un vrai banc

On l’avait déjà vu avec les blessés et la concurrence entre Belvito et Maanane mais ce Grenoble-là dispose de vrais atouts sur son banc. Un atout non négligeable en vue de l’objectif – presque – affiché de la montée en Ligue 2. Les entrées de Jessy Benet récemment arrivé en provenance de Dijon et Corentin Tirard (ex-Monaco) ont apporté de la fraîcheur en fin de match et les deux ont été à l’origine de la majorité des actions grenobloises dans le dernier quart d’heure. Elogo, propulsé titulaire à gauche en l’absence de Dady Ngoy, a lui aussi fait son match et si son jeu comporte encore du déchet, il est capable de belles fulgurances qui peuvent déstabiliser les défenses adverses. Avec les retours de Mayembo, Spano, Peuget et Gherardi, le GF 38 aura un vrai groupe compétitif d’une petite vingtaine de joueurs.

The Bad

Grenoble rejoue déjà jeudi

Brice Maubleu a beau sourire en conférence de presse après le décrassage et assurer que jouer deux fois par semaine, « c’est le lot de toutes les équipes qui disputent la Coupe d’Europe », n’empêche que le rythme est sévère pour Grenoble qui, en plus, doit composer avec toutes les absences que l’on connait. À cause de problèmes de doublons, les Isérois se déplacent à Pau jeudi face à une équipe dont le début de saison est plutôt compliqué.

La réussite fuit les attaquants Grenoblois

Dominateurs dans le jeu – c’était d’ailleurs peut-être le match le plus abouti de la saison, au moins la 1ère mi-temps la plus réussie – les Grenoblois ont pêché dans les 20 derniers mètres. Elogo, David, Sotoca, Maanane, puis Tirard, Benet et Belvito, tous se sont heurtés à un pied francilien, au gardien… ou à leur maladresse. Les occasions, ils les ont eues, mais n’ont pas su les convertir. Un manque de réussite suffisamment rare depuis le début de la saison pour être souligné : à part le match contre Créteil où ils ont fini à 9, c’est la seule rencontre où les coéquipiers de Julien Delétraz n’ont pas trouvé le chemin des filets. Rien d’inquiétant encore vu leur maitrise dans le jeu.

The Queen

Le spectacle en tribune

Il y avait eu le match contre Le Puy pour la montée. Et la réception d’Annecy où plus de 5 000 personnes s’étaient déjà rendues au stade des alpes. Mais le match d’hier entre le GF 38 et le Red Star a été marqué par une ambiance incroyable comme Grenoble n’en avait pas connu depuis pas mal d’années. C’était le choix de la facilité de parler de cette ambiance comme fait de match, mais c’est aussi la réalité de l’après-midi.

Tous les acteurs passés en salle de presse à l’issue du match se sont attachés à le souligner : les kops des deux équipes ont donné une superbe image du football et du supportérisme devant les caméras de Canal. Pendant 90 minutes, ils n’ont pas cessé d’encourager les deux équipes à coups de banderoles, tifos et même fumigènes en début de rencontre. Un vrai beau rappel de ce que peut être le mouvement ultra en France aujourd’hui entre deux tribunes liées par une forte amitié – le mot étant même trop faible.

Hier, le stade des alpes a vibré au rythme des chants des deux groupes de supporters. Merci messieurs dames !

Leave a Comment