Invité du Foot Time Show ce mercredi, Max Marty a débattu avec plusieurs supporters du GF38 conviés pour l’occasion. Parmi les sujets abordés, le manager général est notamment revenu sur l’impact du salary cap sur l’effectif grenoblois.
Outil d’analyse, élément de justification ou simple sujet de discorde, le salary cap s’invite régulièrement dans le débat ces dernières semaines. « Il était de 15 000 euros, avec des bonus, il y a quelques années. On était dans la fourchette basse, mais on faisait la guerre. Cette saison, notre salary cap est de 10 000 euros », explique Max Marty.
Une baisse qui s’ajoute à « des écarts croissants » entre les clubs de Ligue 2, et qui éclaire certaines difficultés rencontrées par le GF38 sur le marché des transferts : « On ne peut pas lutter sur les salaires qui sont proposés. Nakamura, par exemple, a un salaire supérieur à nos onze titulaires face à Reims. C’est une réalité que l’on ne peut pas nier ».
S’il reconnaît avoir « fait une exception » pour la proposition de prolongation adressée à Jessy Benet, le manager général refuse en revanche de voir s’installer de trop fortes disparités au sein du vestiaire : « Je ne crois pas que l’on puisse se permettre des écarts allant du simple au triple. On n’est pas prêt à cela ». Un choix dicté aussi par un souci de cohérence : « Est-ce qu’un joueur qui gagnerait 20 000 euros serait trois fois meilleur qu’un joueur à 7 000 euros ? Ce n’est pas si simple ». D’où une politique assumée « d’uniformisation », avec des rémunérations s’étalant « du simple au double ».
Pour autant, ce plafond salarial constitue logiquement un frein au recrutement de profils expérimentés susceptibles d’apporter une réelle plus-value à l’effectif grenoblois. Face à ce constat, Max Marty assure que « le club a fait des efforts », notamment pour conserver ses cadres. Parmi les exemples cités figure le cas de Mamadou Diop, très en vue ces derniers mois. Si le dirigeant admet que l’international mauritanien devrait quitter les Alpes lors du prochain mercato estival, il souligne que ce départ a été retardé : « Mamadou (Diop) gagne quatre fois plus qu’à son arrivée. On a encore doublé son salaire pour le conserver l’an dernier ».
Des revalorisations auxquelles Nesta Zahui pourrait également prétendre. « Je suis fan du petit Zahui. Il fait partie des petits contrats que l’on doit augmenter. C’est un des joueurs qui a quasiment le plus joué cette saison à la place de mecs qui gagnent deux ou trois fois plus. Ça me fait chier et j’ai envie de l’augmenter avant d’aller chercher un mec à 25 000 euros, parce qu’il le mérite. Pour son parcours, son implication et sa correction envers nous, on doit lui proposer mieux », concluait Max Marty.
En somme, le salary cap apparaît à la fois comme un atout, en favorisant une certaine cohésion du vestiaire, et comme un frein, en limitant l’attractivité sportive du club, même si les récentes arrivées d’Hugo Bonnet et Clément Vidal, deux profils expérimentés, semblent témoigner d’un changement de cap dans le mercato grenoblois. Le plus dur reste désormais de les conserver dans la durée …



