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GF38. Déjà le match de trop pour Jekob Jeno ?

En difficulté depuis le début de la saison Jekob Jeno a encore souffert samedi dernier lors de la défaite du GF38 à Bastia. Au point d’être sorti dès la mi-temps par son entraîneur. Dans un secteur concurrentiel, qui devrait se densifier dès la réception de Bordeaux, l’international néo-calédonien ne devrait pas enchaîner avec une quatrième titularisation lundi prochain. Mais n’enterrons pas non plus trop vite le jeune milieu de terrain – il n’a que 22 ans – dont les qualités actuelles et la marge de progression en font un élément qui devra compter dans la rotation tout au long de la saison.

Son nom cristallise l’essentiel des critiques depuis le coup d’envoi de la saison. Jekob Jeno peine, il est vrai, à confirmer les promesses affichées il y a quelques mois lors de ses débuts dans le monde professionnel. Pertes de balle, nervosité, implication offensive très limitée… Le milieu de terrain a été le maillon faible du 11 grenoblois depuis le coup d’envoi de la saison, dans la défaite comme dans la victoire. Nos 3,5, 4 (avec sa seule bonne mi-temps, la seconde, face à Sochaux) et 2 ont d’ailleurs été à chaque fois la moins bonne note du match côté isérois.

Le heat map de Jekob Jeno depuis le coup d’envoi de la saison

Le joueur, s’il a bénéficié de moins en moins de temps de jeu 90, 72 puis 45 minutes, a malgré tout conservé la confiance de son entraîneur puisqu’il a débuté les trois matchs. Il faut dire que si le secteur parait fourni, Vincent Hognon a dû composer avec la suspension de Manu Perez et le manque de rythme de Saikou Touray. C’est d’ailleurs ce dernier qui a remplacé Jeno lors des deux dernières rencontres, avec à chaque fois une bonne entrée en jeu.

Des problèmes en passe de se résoudre. L’international gambien a démontré à Bastia qu’il avait désormais largement 45 minutes dans les jambes. Perez a lui fini de purger sa suspension. Avec Bambock, un des rares Grenoblois à ne pas avoir coulé en Corse, on pourrait tenir là le milieu face à Bordeaux.

Sachant que les solutions Ngando, titulaire indiscutable quand il n’est pas blessé, Michel, qui monte doucement mais sûrement en puissance après une préparation tronquée, et Bunjaku, le grand « oublié », qui n’entre pour le moment pas dans les plans, existent et sont autant d’alternatives potentielles.

Peut-on pour autant penser que « Abi » a grillé ses chances suite à cette entame de championnat compliquée ? Premier élément qui ne va pas dans ce sens : il est apprécié de son entraîneur. Et dans le milieu professionnel la « confiance » est un critère important. Vincent Hognon l’a lancé dans le grand bain, avec réussite au vu de ses premiers mois. Le technicien est attentif à l’évolution de son joueur et il saura l’accompagner.

Surtout, Jeno n’a que 22 ans et n’est professionnel que depuis quelques mois, avec seulement une quinzaine de matchs au compteur en L2. Le milieu de terrain a déjà démontré de grosses qualités, dans la prise de risque, dans la percussion. L’an dernier il a manqué de constance et fait parfois preuve de naïveté. Des défauts qui se gomment. Comme les lacunes affichées ces dernières semaines.

Par contre, il va avoir besoin de temps et devra être moins « exposé ». L’enchaînement prochain des matchs devra lui (re)donner du temps de jeu. A lui de continuer à travailler, à écouter les conseils de son staff et de ses coéquipiers. Et à mettre à profit chaque opportunité pour se remettre les supporters dans sa poche.  A l’image de son équipe qui n’est et n’a pas été toujours brillante mais qui dos au mur à toujours su rebondir.

Le match de trop pour Jeno ? La réponse est donc non. Au contraire, c’est, cela doit être, une étape pour le jeune milieu de terrain dans le dur apprentissage du monde professionnel. Un écueil qui doit forger son caractère. On reverra Jeno sur les pelouses de Ligue 2. Parfois pour le pire, mais surtout pour le meilleur.

PODCAST. Le débrief Bastia – GF38

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