Doit-on s’attendre à voir jouer Grenoble en 3-5-2 en National 1 ?

Doit-on s’attendre à voir jouer Grenoble en 3-5-2 en National 1 ?

Ce match amical face à des Crocos du Nîmes Olympique, déjà au point physiquement – la reprise du championnat de Ligue 2 est prévue pour le week-end prochain – n’aurait pu servir que de mise en jambe à des Grenoblois dont la préparation n’est pas encore finie. Sous des conditions dantesques, les joueurs d’Olivier Guégan, à qui il reste encore 2 matchs avant le retour à la compétition, ont pourtant innové avec un basculement rapide d’un 4-3-3 habituel vers un 3-5-2 qui l’est beaucoup moins.




« C’est un système que je connais bien pour l’avoir utilisé en tant que joueur et entraîneur en Ligue 1. Il nous permet d’apporter davantage de densité offensivement, surtout quand les deux pistons sur les côtés ont le physique pour tenir », a souligné le coach isérois à l’issue de la rencontre. Une disposition tactique que l’arrivée d’Harouna Demba, en provenance de Marseille Consolat, a notamment permis (et qui pourrait voir l’utilisation d’un Bassou Keita qui nous semble plus à l’aise dans ce rôle davantage porté sur l’offensive).

Dominés par le NO pendant un gros quart d’heure de jeu – ce qui semble logique vu l’état de forme des deux équipes et le niveau qui les sépare. Harek, Briançon, Valls, Savanier, Alioui, les principaux acteurs de la belle saison nimoîse étaient ainsi tous alignés au coup d’envoi. Rapidement, les Isérois ont donc changé de système avec Demba dans le couloir gauche et Florian Sotoca à droite, laissant Vandenabeele, Bengriba et Spano gérer l’axe. Solides, agressifs et très intéressants dans leur repli, les trois défenseurs grenoblois ont été très rarement pris à défaut par leurs adversaires. Hormis sur coup de pied arrêté où les Crocos sont toujours aussi dangereux – c’est d’ailleurs là qu’ils se sont procurés leur plus grosse occasion avec une transversale – les joueurs du GF n’ont concédé que peu d’occasions et ont surtout réussi à bousculer un adversaire censé être supérieur.

Si ce système permet d’assurer une assise défensive certaine, offensivement, il peut s’avérer être limité. Maitrisé, il offre pourtant un avantage certain : celui d’amener davantage de monde dans la surface adverse. Avec un Florian Sotoca offensif et largement à son avantage dans son couloir droit, avec l’entrée en jeu d’Edwin Maanane, un Nicolas Belvito intéressant et un Florian David encore en rodage mais techniquement très à l’aise, Olivier Guégan a montré qu’il disposait d’un réservoir très intéressant devant. Au milieu, Pinto Borges et Deletraz notamment ont fait preuve d’expérience et le collectif grenoblois aura rarement semblé aussi rodé en début de saison dans un système qu’on n’aura pourtant pas eu l’occasion de voir l’an passé.

« On va continuer à le travailler : je pense que dans la division qu’on va évoluer, c’est un système qui peut nous permettre de faire mal à nos adversaires » a confié Olivier Guégan à l’issue du match. Dans une division très athlétique et extrêmement serrée, la force collective de Grenoble avec un système moins traditionnel que ceux à 4 défenseurs peut être l’une des clés de la saison à venir. S’il n’est pas dit que le coach grenoblois s’y attache à tout prix, il a déjà souligné sa volonté de l’utiliser. Face à Nîmes, Grenoble a en tout cas montré qu’il avait tout à fait le niveau pour se hisser – déjà – au niveau d’équipes professionnelles.

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