Deux ans et demi après, à quel point le GF38 a-t-il changé ?

Deux ans et demi après, à quel point le GF38 a-t-il changé ?

Le 20 août 2016, le GF38 affrontait la réserve de l’AJ Auxerre, sur l’annexe de l’Abbé Deschamps, pour le compte de la 2ème journée du CFA. Ce vendredi 21 décembre, les footballeurs grenoblois auront droit à la grande scène pour une affiche de la 19ème journée de Ligue 2. 28 mois. Pas grand chose finalement. Mais qui semblent pourtant une éternité quand on songe à tout ce qu’a vécu Grenoble pendant cette période. Alors on s’est posée la question : au-delà des évidences (budget, professionnalisation du club…), le GF38 a-t-il changé ?


Un groupe qui a peu évolué

Jetons un oeil à la composition face à l’AJA B en 2016, pour ce qui était à l’époque le 2ème match officiel pour Olivier Guégan à la tête du GF38.
Grenoble : Maubleu – Cianci, Spano Rahou, Vandenabeele, Keita – Pinto Borges (Dady Ngoy 75e ), Deletraz (cap.) (Lafon 46e ), ElogoSotoca, Belvito, Gherardi (I. Coulibaly 65e )

9 joueurs qui sont dans le groupe pour affronter Auxerre ce vendredi était donc déjà là. On peut rajouter Bengriba déjà au club en 2016 mais à ce moment là relégué en réserve. Cela fait donc plus de la moitié du groupe qui se rendra dans l’Yonne pour la 19ème journée de Ligue 2. Des joueurs qui ont bien évidemment progressé au fil des mois mais l’ossature alpine commençait à se mettre en place à l’époque.

Florian Sotoca déjà décisif

Le meilleur buteur grenoblois de cette saison avait inscrit face à la réserve auxerroise le seul but du match.
Il s’était même mérité une petite chanson des supporters du GF38 ce jour là. Deux ans et demi plus tard l’ancien montpelliérain est plus que jamais l’arme offensive n°1 du club grenoblois.

Des valeurs inchangées

Mais plus que des individualités, ce GF38 est un groupe. C’est sur des valeurs collectives, sur sa force de caractère que Grenoble s’est hissé jusqu’en Ligue 2 – et y brille – engrangeant deux montées consécutives. Les obstacles et les coups d’arrêts n’ont pas manqué, mais les Isérois ont toujours su rebondir et repartir de l’avant. Au deuxième niveau national, la recette est la même. En atteste le nul arraché au Havre ou les belles séries après chaque défaite concédée (on attend de voir la réaction après le revers contre le Paris FC).
Une hargne qui s’observe déjà au niveau défensif. Le GF38 prenait et prend toujours peu de buts. Il construit avant tout ses victoires sur ce socle solide.

Nouveau coach, nouvelles idées

Pourtant tout n’est pas figé dans la capitale des Alpes. Un nouveau capitaine est à la barre du navire. Il a apporté son expérience, ses exigences aussi. Le GF38 séduit désormais ailleurs que par ses résultats et son état d’esprit. Grenoble joue bien, produit du jeu, cherche à construire ses actions de manière moins directe. Le spectacle est davantage au rendez-vous. Et ce n’est pas faire offense à Olivier Guégan que de le dire. Jusqu’à l’an passé le GF38 avait un impératif de résultats. Seule la première place (ou les 3 premières pour le National) était belle. Désormais les Grenoblois peuvent se permettre quelques faux pas. Ils ne sont plus l’ogre de la compétition, les attentes sont moindre. Ils sont un promu, qui apprend, qui fait encore des erreurs pardonnables. Cela a forcément et fortement impacté l’approche de la compétition chez Brice Maubleu et ses coéquipiers.

Alors le GF38 a-t-il changé entre ses deux passages à l’Abbé Deschamps ? Oui et non ! Il a conservé une forte ossature et ce qui avait fait sa force lors de l’ « ère Guégan » mais il a su évoluer, grâce à un nouvel entraîneur, grâce à de nouveaux joueurs. Son avenir dépendra certainement de sa capacité à encore évoluer, à s’adapter à d’éventuelles nouvelles exigences, tout en conservant son « âme ».

Leave a Comment