Après Troyes – GF38 : à l’Aube d’un renouveau ?

Les Grenoblois ont signé leur vendredi leur premier succès de l’année 2020. Un résultat accompagné d’une manière satisfaisante, surtout après les deux dernières prestations à Ajaccio et contre Chambly, même si encore très perfectible. Retour sur cette rencontre de la 22ème journée de Ligue 2.

Un grand pas pour le maintien

Premier constat : les coéquipiers de Maubleu ont réalisé une très bonne affaire au classement ce vendredi. Grenoble a repris des points aux 3 derniers du classement et compte désormais 11 points d’avance sur le barragiste (Niort), 12 sur l’avant-dernier (Paris) et 14 sur la lanterne rouge (Orléans). Un matelas très confortable à 16 journées de la fin. On peut estimer qu’avec 42 points le maintien sera assuré (sans doute à moins). Il manque donc 4 victoires aux Dauphinois, ou à a limite 12 matchs nuls aux spécialistes du partage des points pour remplir le 1er objectif de la saison.
Le match dans l’Aube a aussi démontré que le GF38 n’avait rien à envier à un très faible 4ème du classement. Les 7 points qui séparent Monfray et ses partenaires du « Top 5 » sont énormes vu l’inconstance des Isérois mais loin d’être irrattrapable à condition de lancer une série. Il faudra faire un premier point après le déplacement à Lens dans 8 jours.

Du mieux dans le jeu…

Les positions moyennes des Grenoblois face à Troyes

Grenoble n’avait plus marqué via un de ses joueurs dans le jeu depuis… Arsène Elogo à Lorient, le 29 novembre dernier (les buts étaient depuis soit des csc, soit sur cpa). Décisif le milieu de terrain confirme à chaque titularisation qu’il est devenu un élément dont on peut difficilement se passer.
Face à l’ESTAC on a assisté à deux belles réalisations dans leur dimension collective. Mouvement, appel, lucidité dans le dernier geste des passeurs et des buteurs… Une intelligence que l’on aimerait retrouver plus souvent.
Après l’échec du 352 (532) face à Chambly, Hinschberger a remis en place comme nous le supposions un système plus traditionnel. La défense à 4 ne s’est pas montré moins solide, les côtés ont été mieux utilisés – les deux latéraux grenoblois ont d’ailleurs été excellents sur le plan offensif, Mombris touchant d’ailleurs beaucoup plus de ballons qu’une semaine auparavant, et les milieux grenoblois, Pickel en tête ont pu jouer vers l’avant et de manière plus directe malgré moins de densité.

… mais un Grenoble encore convalescent

On ne s’enflammera pas pour autant. Déjà parce que la première mi-temps troyenne a été très moyenne. Au retour des vestiaires l’ESTAC a montré d’autres intentions et Grenoble a été plus en difficulté, jouant plus bas et étant privé de ballon.
Et puis il y a ces entames de mi-temps toujours aussi problématiques. Inutile de préciser que si le poteau n’avait pas repoussé la tentative de Bédia après seulement quelques secondes de jeu, la suite de la rencontre aurait été toute autre.
D’ailleurs l’étude comparative des stats entre les matchs de Chambly et Troyes montrent que si progression il y a eu dans plusieurs domaines (% de passes réussies, % de duels gagnés), elle est restée minime. Djitté a aussi toujours du mal à être trouvé (que 20 ballons joués) et à peser dans le jeu. Autant d’axe d’amélioration.

Mais on ne fera pas la fine bouche pour autant. Dans l’envie et l’animation offensive, Grenoble a rassuré. Sur le plan comptable il a fait un pas supplémentaire vers le maintien, ce qui doit permettre d’avancer sereinement.
Si le GF38 veut véritablement lancer 2020 sur de bonnes bases, cela passera impérativement par une confirmation face au Havre dès ce lundi. Plus dans le jeu qu’au niveau du résultat à notre sens où il y a un vrai travail de séduction à effectuer.

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