Anani – Djitté : la co-existence précède l’essence

Anani – Djitté : la co-existence précède l’essence

Pour la première fois de la saison, l’association Moussa Djitté – Achille Anani a été efficace lors de la dernière demi-heure face aux Chamois Niortais, samedi dernier. De quoi en faire une option crédible et utilisée par Philippe Hinschberger pour la fin du championnat ? L’avenir le dira. Mais le duo d’attaquants, en étant, a permis à l’idée fantasmée par certains de gagner en consistance. Il a surtout démontré qu’il avait les clés pour se forger un avenir commun.

Par la force des choses, la chimère est devenue réalité. L’hydre à deux têtes de l’attaque alpine a été associée pendant une grosse demi-heure ce samedi. Et si, au final, l’égalisation est intervenue suite à une phase arrêtée, l’animation offensive des Grenoblois s’est bonifiée avec l’entrée d’Anani et son association avec Djitté.

La clé de sa réussite repose sur une notion dont le GF38 avait cruellement manqué pendant une petite heure face aux Chamois : le mouvement.

Moussa Djitté a beaucoup décroché (y compris dans un registre plus défensif pour venir aider ses milieux de terrain après l’égalisation), et s’est, plus rarement, excentré en abandonnant l’axe. Dans le duo, Anani a lui davantage occupé le rôle du joueur de profondeur

Le Sénégalais a toutefois réalisé lui aussi de très nombreux appels axiaux. Les deux, par leur jeu sans ballon, ont ainsi mis à contribution la charnière niortaise, obligée de rester continuellement sur le qui-vive face à la mobilité des deux Grenoblois.
Outre cette profondeur, le GF38 a aussi parfaitement su jouer de la largeur, notamment sur son côté droit avec Semedo rentrant souvent intérieur pour libérer le couloir pour Gaspar. La formation d’Hinschberger s’est ainsi parfois retrouvée avec une ligne offensive de 5 éléments, qui a étiré l’arrière garde des visiteurs et là aussi favorisé les appels axiaux des deux pointes, souvent mis dans des situations de 1 contre 1.
En jouant son va-tout, ce GF38 a parfois rappelé (toute proportion gardée) ce que proposait le Velez de Gaby Heinze, lui de manière plus « naturelle » et dès les coups d’envoi, pour étouffer et faire exploser progressivement ses adversaires, avec également une transition défensive haute.

Si la complicité directe entre les deux joueurs a été plus rare et reste perfectible, elle a tout de même donné lieu quelques situations.

De quoi donner des idées pour la suite à leur entraîneur, en gardant à l’esprit que Grenoble, le dos au mur entre le score défavorable et la sortie sur blessure de Perez a pris d’énormes risques ce samedi en jouant sans véritable milieu récupérateur et avec deux premières lignes extrêmement hautes, qui auraient pu davantage se faire punir en contre.
Mais au moins Anani et Djitté ont pu démontrer qu’ils pouvaient co-exister sur un terrain. Une première étape avant d’être, peut-être, une vraie solution pour demain.

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