Arrivé en fin de mercato au GF38, l’ancien Stéphanois Yvann Maçon s’impose déjà, par ses mots, son vécu et sa polyvalence, comme un rouage essentiel pour la suite de la saison grenobloise.
Un rôle de « grand frère » pour canaliser la jeunesse
Confronté aux erreurs de jeunesse qui ont coûté cher aux Isérois lors des dernières sorties au Stade des Alpes – notamment la gestion des fins de matchs, Yvann Maçon refuse le constat facile de la naïveté. Pleinement conscient des exigences du monde professionnel, il entend jouer les régulateurs auprès de ses partenaires, comme il l’a confié après le match contre Clermont. « En professionnel, ça se paie cash et on l’a vu ce soir. Maintenant, on va rester solidaires, on ne va pas accuser la jeunesse. Je fais partie des anciens, mais je suis passé avant comme eux. Je suis là pour ne pas être le ‘vieux’ qui casse la tête, mais plutôt les intégrer, parler énormément et ne pas les accabler quand ils font des erreurs. »
Dans un effectif où le manque d’automatismes et l’appréhension du haut niveau peuvent parfois brider les initiatives, cette bienveillance exigée par le latéral doit permettre de libérer un groupe à fort potentiel mais en quête de confiance.
Une polyvalence tout-terrain et du « coffre » à emmagasiner
Sur le terrain, l’apport d’Yvann Maçon se traduit pour le moment par une capacité d’adaptation précieuse pour le staff d’Olivier Frapolli. Utilisé milieu gauche à Rodez puis aligné un cran plus haut sur le côté droit contre Clermont, le joueur de 27 ans assume son profil de couteau suisse, façonné par ses expériences passées en France et en Grèce. « J’ai souvent joué à droite, à gauche, milieu droit, milieu gauche… C’est quelque chose qui m’arrivait souvent, ça fait partie de mon jeu et de mes qualités. J’espère que ça va servir au collectif. »
Entraîné depuis quelques semaines seulement avec le groupe isérois, Maçon sait que la longue trêve internationale arrive au moment opportun pour parfaire sa condition physique et trouver son rythme de croisière. « Je prends petit à petit du coffre et je pense que les trois semaines de trêve vont me faire énormément de bien. »
Transformer l’amertume en esprit revanchard
Alors que la trêve aurait pu s’aborder dans l’euphorie d’un succès à domicile, le scénario face à Clermont laisse des regrets. Mais pour le latéral grenoblois, pas question de gamberger : cet échec doit devenir le moteur des prochaines échéances. « On voulait partir sur une victoire parce que ça allait être mieux dans la tête. Là, on va partir avec un goût amer, mais justement, ça va nous donner encore plus envie de revenir pour aller chercher des points et être revanchards. »
Compétiteur, polyvalent et tourné vers l’accompagnement de ses jeunes coéquipiers, Yvann Maçon s’affirme déjà comme un des garants de l’équilibre grenoblois pour les batailles à venir en Ligue 2. Un « grand frère » dont les conseils pourraient s’avérer précieux auprès d’un groupe qui reste inexpérimenté à ce niveau de compétition.



