Avec un peu de retard à l’allumage, le GF38 a présenté son nouvel entraîneur Olivier Frapolli à la presse en ce milieu de semaine. Le Directeur Général Max Marty est revenu sur cette nomination, fruit d’un long travail de réflexion mené par la direction du club.

Une remise en question après des saisons frustrantes

 « Depuis quelques années, on avait le sentiment que malgré les efforts structurels du club et les investissements  que faisait notre président Stéphane Rosnoblet, la qualité perçue de ce qu’on montrait sur le terrain n’était pas à la hauteur de l’ambition du GF38, de notre territoire, de la ville, de notre stade, de ce qu’on veut faire. » Max Marty décrit une prise de conscience collective dans un club qui ne veut plus se satisfaire d’une certaine régularité sans éclat. Un discours déjà entendu à quelques reprises mais qui est martelé avec conviction.

Une nouvelle organisation du staff avant même de choisir l’entraîneur

Avant de chercher un coach, le GF38 a d’abord repensé son organigramme technique. Un staff élargi a été construit autour de l’équipe première et de la Pro 2 avec l’arrivée d’un responsable de la performance, d’un nouveau responsable vidéo « plus homme de terrain », d’un responsable de la Pro 2 expérimenté (Frédéric Garny) ou encore la nomination de Loïc Nestor comme adjoint de ce dernier. « On n’a pas de centre de formation pour l’instant, donc il fallait vraiment qu’on arrive à attirer des bons jeunes sur des premiers contrats pro », souligne le DG dauphinois. « On avait envie de renverser la table tout en respectant le travail qui avait été fait avant. Mais on avait quand même bien pris conscience qu’il fallait qu’il se passe quelque chose. »

Cette architecture posée, restait la question centrale : qui allait piloter l’ensemble du projet et s’assoir sur le banc de l’équipe première ?

Le cahier des charges très précis du futur entraîneur

Le profil recherché a été clairement défini en interne par la direction sportive :

  • Une expérience solide
  • Idéalement un ancien footballeur – « le foot, ça s’apprend pas que dans les livres »
  • Une très bonne connaissance de la Ligue 2
  • Un entraîneur habitué aux clubs à taille humaine pour coller à la dimension grenobloise
  • Un technicien porteur de « ce petit supplément d’âme et cette ambition » qui permet de viser plus haut, loin du football de survie offert ces derniers mois.

« Celui qui me semble cocher toutes les cases »

Après avoir rencontré plusieurs entraîneurs, le choix s’est rapidement cristallisé autour d’Olivier Frapolli. Selon Max Marty, c’est le président Stéphane Rosnoblet, à qui appartient toujours le choix final, qui a été le premier convaincu. « Le président m’a dit le premier : “Celui qui me semble cocher toutes les cases… c’est Olivier.” »

Le club cherchait depuis plusieurs saisons un entraîneur capable de s’inscrire dans le temps long, sans que les résultats, la méthode ou l’adaptation ne viennent rapidement gripper la machine. Avec une expérience de sept années au Stade Lavallois, cette capacité à tenir le coup, en sachant se renouveler, sur le temps long était une évidence chez Frapolli.

L’unanimité s’est rapidement faite autour du recrutement du nouveau Grenoblois. « On lui a expliqué le projet, on lui a expliqué notre ambition, on lui a expliqué nos moyens actuels. On n’a pas survendu notre projet. On a été très clair sur là où on voulait aller. »

« On ne veut plus être le bon élève qui finit 12e tous les ans »

Le contexte dans lequel s’inscrit cette nomination est celui d’un club à la croisée des chemins. Le GF38 entame sa neuvième saison consécutive en Ligue 2, ce qui en fait l’un des clubs les plus anciens de la division. « On est très heureux de ça, maintenant. Voilà, on veut pas être le bon élève de la classe qui passe à la DNCG, qui prend des claques à la mi-temps et puis qui finit 12e tous les ans. À un moment donné, on a aussi envie d’avoir de l’émotion, de gagner des matchs, de faire rêver les gens. On est là pour faire du spectacle. On est là pour être ambitieux. »

Max Marty insiste enfin sur le fait que ce changement de cap se fera en étroite collaboration entre le nouvel entraîneur et tout le secteur sportif.  « C’est pour ça qu’avec le coach et les responsables sportifs que sont Olivier (Monterrubio) Hamid (Sadok) et moi-même, on réfléchit à améliorer l’équipe, à la structurer et être plus compétitif. »

Le GF38 souhaite ainsi poser les fondations d’un nouveau cycle. Olivier Frapolli arrive avec un cahier des charges clair : redonner de l’ambition à un club qui en a les moyens structurels, mais qui attendait la bonne personne pour les transformer sur le terrain. La suite nous dira s’il l’a (enfin) trouvé…

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