Ce n’était pas prévu, mais le GF38 va devoir désormais faire sans un de ses éléments de base, Théo Valls, parti exercer ses talents sous des cieux plus ensoleillés. La blessure de Jessy Benet rajoute un casse-tête temporaire même si les options ne manquent pas. Décryptage.

Nous avions songé à aborder cette rencontre entre Grenoblois et Audoniens sous l’angle de « la vie sans Théo Valls ». La blessure de Jessy Benet (problème musculaire à une cuisse) rajoute une problématique supplémentaire, qu’on espère pas trop longue, dont il était difficile de ne pas tenir compte dans cet article même si elle n’en constitue pas le cœur du sujet. C’est dans tous les cas tout le cœur du jeu alpin qui va devoir être réfléchi par Franck Rizzetto, son staff, mais également ses dirigeants.

Une réflexion qui n’était pas au programme de ce mercato, comme l’a révélé le technicien en avant-match. « Ce n’était pas prévu, comme nous comme pour lui. C’est une opportunité qui s’est présentée à lui et qu’il a voulu saisir absolument parce que c’était une rêve de jouer un jour dans le championnat espagnol. C’est une perte pour l’équipe mais on va s’adapter. »

Une adaptation obligatoire alors que le profil de Valls – un des joueurs qui court le plus par match de Ligue 2, n’a pas forcément d’équivalent dans l’effectif. Sans parler de son expérience et de son caractère qui en faisaient un leader de vestiaire de ce GF38.

L’option la plus « logique » serait de le remplacer par l’arrivée d’une recrue. « Si on peut le remplacer, on le fera », convient Rizzetto. « C’est un joueur qui a un gros volume, qui connait le niveau. On peut chercher quelqu’un de son « standing » mais peut être aussi trouver un autre profil, qui peut nous amener des choses supplémentaires ». Selon nos informations le club s’est effectivement mis à la recherche d’un remplaçant à Valls mais dispose d’un temps et d’un budget limités pour mettre la main sur la perle rare.

Pour l’instant, ce sont des éléments internes qui auront leur chance. Et c’est encore plus vrai avec la blessure de Jessy Benet qui ouvre une deuxième place disponible dans l’entrejeu ce samedi. Si M’Bock pourrait y trouver l’opportunité de gagner du temps de jeu, son profil plus défensif l’éloigne de ce que pouvait apporter offensivement le nouveau joueur d’Ibiza. Bangré semble être le candidat n°1, celui qui a eu du temps de jeu dans la rotation jusque là. Avec deux absents face au Red Star, difficile de ne pas l’imaginer titulaire au moins ce samedi. Mais est-ce que celui qui n’a pas la meilleure carte à jouer n’est finalement pas Mouazan ? L’ancien de Concarneau devrait être dans le groupe contre l’Etoile Rouge. Après de longues semaines sans jouer, il n’a en revanche probablement pas 90 minutes dans les jambes. En revanche sur la durée son profil combattif et technique pourrait lui permettre de s’affirmer dans les Alpes alors qu’il était annoncé partant (sous forme de prêt) à coup quasiment sûr.

Dernière option envisageable, et elle est compatible avec plus de temps de jeu pour Bangré et/ou Mouazan c’est l’évolution du système du 352 actuel à un 343 ou 3412 (avec un 10 en soutien de deux pointes). Bangré peut jouer 10 ou excentré sur un côté, Mouazan peut jouer 10 et n’oublions pas Maurin, lui aussi polyvalent, alors que Diaby et Zahui ont déjà montré qu’ils pouvaient jouer sur tout le front d’une attaque.

Cela permettrait de ne jouer qu’à deux vrais milieux de terrain – où il serait alors trois pour deux places (Benet, Lele Diba, Mbock). C’est un plan de jeu qui avait été mis en place à Annecy en coupe de France ou l’été dernier lors de la coupe de France. Et ce serait enfin raccord à cette idée d’identité que Grenoble, ville d’ingénieurs, doit jouer avec un 10 à l’ancienne. Une option plus offensive et qui semble plutôt bien coller avec l’effectif actuel – qui est toutefois susceptible d’évoluer tant que le mercato n’est pas terminé.

Premiers éléments de réponse dès ce samedi où Grenoble devra exister sans ses deux talents créatifs des dernières années. Jessy Benet reviendra, on espère le plus vite possible. Pour Théo Valls, il faudra apprendre à vivre définitivement sans lui.

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