The Good, the Bad, the Queen : retour sur Cholet – Grenoble

The Good, the Bad, the Queen : retour sur Cholet – Grenoble

Analyse de la rencontre de la 23e journée de National entre le SO Cholet et le Grenoble Foot 38 avec ce que nous avons aimé (Good), ce que nous avons moins aimé (Bad), et le fait du match (Queen).




The Good

Grenoble ne perd pas

Aux 3/4 de la saison, le GF38 n’a perdu qu’à trois reprises. En 23 matchs donc. Okay, on fait une petite pause puisqu’il est possible que tout le monde ne prenne pas la mesure de ce que ça représente. 3 défaites. En 23 matchs. Voilà. Depuis la saison 2010/2011 où Strasbourg n’était pas monté alors que c’était l’équipe qui comptait le moins de revers, la moyenne de défaites d’une équipe promue à l’issue de la saison est de 6 ou 7. Autant dire que Grenoble est largement dans les clous.

Du mieux dans le jeu

Les derniers matchs contre Pau, à 10 contre 10, contre Créteil, en grande difficulté et en besoin de points, se sont joués dans des contextes plus particuliers que celui contre Cholet, meilleure attaque mais aussi 16e défense du championnat. Toujours est-il que les Grenoblois n’ont pas perdu leur jeu et l’ont prouvé ce week-end. Parfois bousculés par le SOC, les hommes d’Olivier Guégan ont notamment livré une deuxième période de qualité où ils auraient pu (dû ?) faire la différence. La rencontre a été agréable à suivre grâce aux deux équipes et le GF a rassuré quant à sa capacité d’emballer les rencontres.

Ugo Guégan, sans faire de bruit

Il n’est pas celui qu’on attend le plus et souffre nécessairement de la comparaison avec ceux qui l’accompagnent dans cette défense à trois. Éric Vandenabeele, Fernand Mayembo et Maxime Spano ont assurément le potentiel pour être des titulaires indiscutables dans des équipes de niveau professionnel. Pour Ugo Guégan, ce n’est pas encore une certitude. Toutefois, depuis plusieurs matchs, il joue juste et ses défauts souvent critiqués l’an passé sont aujourd’hui éclipsés par les qualités dont il fait preuve : un bon sens de l’anticipation et une bonne vision du jeu notamment. S’il se fait souvent bousculer dans les duels et reste encore un peu juste techniquement, le latéral reconverti progresse et fait office aujourd’hui d’excellent remplaçant.

The Bad

Grenoble manque sa chance

Cette rencontre très attendue face à Cholet qui a longtemps été au contact du trio, désormais devenu duo, de tête aurait pu s’apparenter à l’un des tournants de la saison. En cas de défaite, le GF aurait complètement relancé le SOC dans la course à la montée. À l’inverse, avec une victoire, Grenoble aurait probablement tapé un grand coup sur la table au vu de la nouvelle contre-performance du Red Star. Et c’est là que c’est dommage : avec ce nul, les Isérois n’hypothèquent évidemment en rien leurs chances de montée, bien au contraire, mais il est évident qu’un succès dans ce choc de haut de tableau aurait eu une grande résonance sur la suite du championnat.

Brice Maubleu, l’interrogation

On ne demandera évidemment pas comme certains qui, dès la première erreur, en sont à demander la tête du fautif, une mise sur le banc du portier grenoblois. Si aujourd’hui le GF38 est la meilleure défense du championnat, et ce de manière assez large, c’est en grande partie grâce à lui. Pour autant, il est vrai que Brice Maubleu n’est plus aussi impérial qu’en début de saison : en témoignent ses prises de balle manquées contre Cholet qui auraient pu être autrement plus graves si les ballons relâchés avaient fini au fond des filets. Contre Pau, le gardien isérois a même frôlé la correctionnelle quand l’arbitre a sifflé une faute sur lui alors qu’il semble qu’il avait laissé échapper le ballon. Papa Camara se tient sûrement prêt et a prouvé que Grenoble avait une doublure de qualité, mais Brice reste aujourd’hui le gardien indiscutable du GF, et à raison ! À lui de remettre les pendules à l’heure lors des prochaines rencontres.

Un goalaverage particulier défavorable

Bon, on ne va pas se le cacher : les probabilités pour que Grenoble et Cholet terminent avec le même nombre de points pour la 2e ou la 3e place sont assez minces. Pour autant, elles existent. Et avec la défaite du match aller au stade des Alpes, le GF38 a donc un goalaverage particulier défavorable contre le SOC. Rien d’inquiétant, mais un élément à garder en tête si toutefois les Rouge et Noir venaient à opérer une remontée spectaculaire sur la fin de saison.

The Queen

Un calendrier favorable ?

Après avoir réussi à s’extirper d’un enchaînement de matchs compliqués en janvier et février avec un parcours en coupe de France qui s’est prolongé et des rencontres à Rodez, au Red Star ou à Cholet, Grenoble voit se dresser devant lui un mois de mars autrement plus favorable. Alors attention, l’adjectif est à prendre avec d’énormes pincettes tant on a rappelé que le championnat de National est homogène et que les équipes de bas de tableau sont tout aussi dangereuses que les concurrents directs pour la montée. Laval, au bord du gouffre il y a quelques mois, revient aujourd’hui dans les rétroviseurs du Red Star pour la place de barragiste. Tout peut donc aller très vite. Mais il est vrai que le mois de mars devrait permettre d’en savoir un peu plus sur les ambitions grenobloises avant la dernière ligne droite. Deux réceptions : celles de Marseille-Consolat vendredi prochain et de Lyon La Duchère à la fin du mois. Un déplacement : à Avranches. Trois équipes de deuxième partie de tableau qui sont à la portée des Grenoblois malgré des dynamiques encourageantes, surtout pour les Avranchais, invaincus en 2018 (sept matchs). Dans trois semaines, le GF38 aura son match exempt et les rencontres en retard auront été rattrapées. On en saura un peu plus sur l’état des forces des équipes pour la course à la montée et un état des lieux plus avancés sur ce que peut espérer Grenoble. Les trois matchs à venir revêtent donc une importance capitale. Aux joueurs d’Olivier Guégan de bien les négocier.

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