Quel est l’intérêt de la coupe de France pour le GF38 ?

Quel est l’intérêt de la coupe de France pour le GF38 ?

Les footballeurs grenoblois vont débuter ce samedi, dans le Var, leur campagne en coupe de France, face à une formation qui évolue en Nationale 2, l’Étoile Fréjus Saint-Raphaël. Une compétition qui présente plusieurs avantages pour l’équipe de Philippe Hinschberger.

Une manne financière… si le parcours est long

Commençons par parler argent. Le club alpin ne peut pas compter sur des rentrées faramineuses. Tout ce qui peut être pris à ce niveau là est donc forcément un plus appréciable.
La coupe de France peut permettre cela à deux niveaux différents. Déjà via une recette de match en cas de « gros lot » lors d’un tirage. Un Paris, un Marseille ou un Lyon à la maison permettrait de remplir le Stade des Alpes. Ensuite via les dotations de l’épreuve. Mais pour ce point, il faut aller loin pour que cela commence à devenir intéressant. Une présence au 7ème tour rapporte ainsi 7500€. On dépasse les 100K à partir des quarts de finale (112 500€ soit 285 000€ au cumul puisqu’on garde les dotations de chaque tour). Le vainqueur remporte lui outre un joli trophée, la somme d’1,5M (un peu plus de 2M au cumul), le finaliste 950K (un peu plus d’1,5M au cumul). Pas grand chose pour les cadors de L1 mais au niveau du GF38 cela représente plus de 10% du budget total. D’aller loin dans la compétition rajoute en outre des chances de tirer le gros lot à la maison.

Sportivement : tout à gagner

D’un point de vue sportif l’intérêt est double. Et finalement simple à comprendre : Hinschberger et son staff vont pouvoir donner du temps de jeu à ceux qui en ont moins et ces premiers tours, où les chances de rencontrer des plus « petites » équipes sont importantes, sont une bonne occasion de mettre en confiance les attaquants.
Deux aspects qui peuvent s’appliquer plus particulièrement à Grenoble. PH dispose en effet d’un effectif très homogène. Camara, Abdallah, Michel, Brun, voir le jeune Sylvestre-Brac, sans compter Nestor et Belmonte en instance de retour. Ils sont plusieurs à avoir peu pas jouer au cours des dernières semaines. Il est impératif de continuer à les impliquer et la coupe doit être là pour ça.
Toujours à la recherche de son premier but Raspentino pourrait trouver là l’occasion parfaite de se lancer mais c’est un constat finalement valable pour tous les attaquants de l’effectif à l’exception de Djitté. Ce n’est pas forcément une vérité absolue : on se souvient d’un Maanane qui avait cartonné en coupe sans forcément que cela mène à autre chose. Mais on n’est pas à l’abri d’un éventuel petit déclic psychologique.

Image et attractivité

Dernière raison, et pas la moindre. La coupe de France reste une épreuve particulière aux yeux du grand public. Après l’élimination de l’OM, le GF38, pourtant en CFA, avait réuni près de 5000 spectateurs dans son stade des Alpes lors des matchs suivant. Pas si loin de certaines affluences de Ligue 2. Pas besoin de développer davantage ce point : un long (et pourquoi pas prestigieux) parcours replacera le club davantage sur la carte du football français que n’importe quelle rencontre de Ligue 2.

Tout ça passera déjà par le Var et ce match piège face à Fréjus.

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